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Press Cuts
L' ovni de la saison. On y respire
le parfum de liberté... (Libération) ...un concierto de difficil adscription estilistica. ...ya que la personalidad de la propuesta es el argumento central que engancho al publico presente el la sala. ...Cambuzat offrecio' un concierto sorprendente formulado e términos muy intimos. (El Pais) El trio ofrece una vision critica de los problemas sociales (como la diferencia de clases y el agravio comparativo entre el primer y tercer mundo) mediante una original fusion de sonido... (Guia del Ocio de Barcelona) Daß Cambuzat sein neues Projekt sehr ernst nimmt, bewies er nachdrücklich: vom 15 minütigen Gitarrensolo bis zum oft infernalischen Ende der songs verlangte er seinem Instrument einiges ab (Plauener Zeitung) "...spirito anarchico-internazionalista...manifesto di libertà e idealismo...monologhi crudi e poco disposti al compromesso, proprio come la musica che li sostiene...post-rock, post-punk...musica per chi non si arrende..." (Maggio 98 Rumore) "Irrequieto, apolide e scarno...uno
dei pochi per la cui sincerità, culturale ed umana, metterei
la mano sul fuoco...intuizioni chitarristiche, introspezione sonica...frasi
cacciate a forza dentro la metrica peggio della calca nei vagoni del
metro di Tokyo...roba da 110 e lode con sberleffo accademico...disco
della stagione" ( Maggio '98 Music Club)
En 3 ans le combo franco-italien a enregistré -puis jeté- 4 albums entiers. Jamais satisfaits, " inculatori di mosche " comme on pourrait dire en italien. Après leur dernier " Rostock-Namur " (téléchargé gratuitement 11.300 fois depuis leur site www.enfancerouge.org), ils sont finalement de retour avec un nouvel album "Krško-Valencia", publié par la Wallace Records (www.wallacerecords.com), le plus important label indépendant transalpin. Un chef d'śuvre. Et ceux qui sont proches des Trasporti Marittimi savent bien pourquoi. L' Enfance Rouge est un groupe franco-italien basé entre Berlin et Tunis. Plus de 900 concerts depuis 1995, de Vilnius à Tbilissi, de Berlin à Séville comme de Paris à Syracuse ; de festivals, théâtres et clubs en camps de réfugiés slovènes et croates durant l'avant-avant-avant-dernière guerre. Electricité. Lumière bleue. Toujours libres. Sans frontières, ni musicales ni géographiques. La presse européenne en parle comme un croisement entre introspection et accélération, entre cérébralisme et sauvagerie. Imprévisibles. Quelques dates: festival de Dour (B), festival Musiques Volantes (Metz-F), festival Rockomotives (Vendôme-F), festival des Volcaniques de Mars (Clermont Ferrand-F), Festival itinérant Trasporti Marittimi (Europe), festival BadBonn (CH), festival Bear Rock (Andenne-B), L'Ancienne Belgique ( Bruxelles-B), 4ad (Dixmuide-B), Nouveau Casino (Paris-F), L'Antipode (Rennes-F), L'Ampli (Pau-F), Lo Bolegason (Castres-F), Grand Mix (Tourcoing-F), la Laiterie (Strasbourg-F), la Cave à Musique (Mâcon-F), les Abattoirs (Riom-F), le Confort Moderne (Poitiers-F), l' Olympic (Nantes-F), Noumatrouff (Mulhouse-F), G's Club (Barcelona-E), Col-legi Major L. Vives (Valencia-E) ... La prochaine tournée les portera en Italie, Grèce, Macédoine, Slovénie, Croatie, Serbie, Bosnie, Turquie, Espagne, Portugal, France, BeNeLux, Allemagne et Suisse. A) Les artistes doivent-ils être éthiquement responsables? I Nous sommes libres. Ils affirment que nous sommes libres. Donc libres de savoir, grâce à ces énormes moyens de communication, d'information. Mais bien sûr, une première constatation à faire à propos de ce gigantisme informatique est que ce bombardage d'informations est conçu pour nous obscurcir la vue, c'en est le résultat le plus évident. Ainsi que savons-nous réellement sur le FMI ? Sur l'OCDE ? Sur l'AMI ? Et pourtant, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International, le Club de Paris et le Club de Londres sont quelques uns des grands décideurs de nos vies. Nos réels gouvernants. Et pourtant ils n'ont jamais été élus, n'ont jamais pris aucune décision de manière démocratique. "Alors que triomphent, apparemment, la démocratie et la liberté dans une planète largement débarrassée des régimes autoritaires, les censures et les manipulations, sous des aspects divers, font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants "opiums des masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes", distraient les citoyens et tentent de les détourner de l'action civique et revendicative. Dans ce nouvel âge de l'aliénation, à l'heure de la world culture, de la "culture globale" et des messages planétaires, les technologies de la communication jouent plus que jamais un rôle idéologique central pour museler la pensée." Ignacio Ramonet
Evidemment, s'informer et en parler est une question de choix de camp. (Choisir son camp: savoir ses ennemis.) Rester muet est, au mieux, faire leur jeu. En mémoire la célèbre phrase du pasteur Martin Niemöller: " Lorsqu'ils ont arrêté les communistes, je n'ai rien dit car je n'étais pas communiste. Ils sont venus pour les socialistes, et je n'ai rien dit car je n'étais pas socialiste. Ils sont venus pour les dirigeants syndicaux, et je n'ai rien dit car je n'étais pas un dirigeant syndical. Ils sont venus pour les juifs, et je n'ai rien dit, car je n'étais pas juif. Puis ils sont venus pour moi. Il ne restait plus personne pour dire quelque chose. " Et n'est-ce pas déja un crime que de rester insensible au fait que le revenu des plus riches est 82 fois plus élevé que celui des plus pauvres, que sur les 6 milliards d'habitants de la planète à peine 500 millions vivent dans l'aisance tandis que 5,5 milliards restent dans le besoin, que la production mondiale de produits alimentaires de base représente plus de 110 % des besoins tandis que 30 millions de personnes continuent de mourir de faim chaque année et plus de 800 millions demeurent sous-alimentés, que pour s'habiller, se loger, se déplacer, se soigner et s'alimenter plus de 1,2 milliard de personnes (1/4 de l'humanité) disposent de moins de 1 dollar par jour ? III Pour les artistes, le choix semble simple: être et rester des "amuseurs publics" (lounge niggers, disait Malcolm X) ou bien prendre les armes. S'informer, s'associer, agir, et voir plus loin que l'Europe puisque les décideurs sont en train de gagner la 3ème guerre mondiale. Dorénavant, nous ne le savons peut-être pas, mais tout est important: images, sons, textes, musique, etc... en commençant par ce que l'on appelle notre "pouvoir d'achat": boycotter est un acte de résistance. Nestlé, Coca-Cola, Adidas, Nike, Novartis, Elf, Total, Philipp Morris,etc... Allons donc plus loin que les paroles. S'unir, puis agir est urgent. Aussi pour ne ressembler ni à soeur Teresa di Calcutta ni même à Sting." Depuis les années 30,
nous entendons parler d'une autre sorte d'engagement. Depuis trop
longtemps l'art n'a été qu'un ornement ou une diversion;
le temps est venu pour l'artiste d'accepter ses responsabilités
d'adulte et de faire de l'art une arme. L'art qui ne concourt pas
au combat en détourne l'attention. " Alors bien sûr pour "s'informer" (puisque nous sommes libres) nous pourrions demander aussi aux artistes de quel côté sont-ils. Pour qui vote Julio Iglesias? Qu'est-ce que l'ATTAC dont Manu Chao est un des membres fondateurs? (ATTAC, 9 bis rue de Valence, 75005 Paris, F. http://attac.org/ e-mail:attac@.org) Est-ce que John Zorn est prêt à jouer dans la bande de Gaza (ou dans des camps de réfugiés en Croatie) ou bien préfère-t'il se cantonner au monde occidental et riche ? Qu'ont-ils réellement fait pour les autres, comment se sont-ils arrangés avec leurs consciences, de Ricky Martin à Keiji Haïno, d'Anselm Kieffer à Houellebecq; mais posont encore ces mêmes questions à tous les autres, de Laurent Fabius à Berlusconi, de Michel Campdessus à cet assassin qu'était Jean-Paul II (guerre des Balkans, Sida en Afrique, etc...), tous très certainement amis et protecteurs des arts. (Mais par contre je sais que Hazard Records met son grain de sable pour abattre cette mafia des sociétés de droits d'auteurs -Sgae, Sacem, Siaie, Gema,...- censés nous protèger.) Débat aux semblances plutôt ingénues, non ? Impossible, peut-être ? V Nous ne parlons donc plus d'art (Céline écrivait diablement bien). Ni de politique (Clinton est un exécrable saxophoniste). Mais d'éthique. Et cela nous intéresse, nous qui sommes libres. Tout doit être possible: nous sommes de jeunes anarchistes. " Voilà. Salut et n'oubliez
pas que les idées sont aussi des armes. " B) Questions / réponses Motivations ? Voyager, le plus loin possible.
"L' Enfance Rouge " ? Dans la torpeur des années 90, cela nous avait plu.
Résidence italienne (aux dernières nouvelles). " Avant-rock "/ " Post-rock "/ " Post-punk ". Peu nous chaud. Nous avons mangé de tout, bu de tout, dormi partout, écouté et joué tout et partout. Nous faisons une musique qui est la nôtre et le public qui nous suit sait que les concerts, les albums se succèdent et ne se ressemblent jamais. L'Enfance Rouge paye suffisamment cher sa liberté pour faire ce qui lui plait. Discographiquement parlant aussi : nous enregistrons très souvent des albums entiers que nous jetons. Nous ne publions que ce dont nous sommes fiers à 100 %. Ce n'est évidemment pas la vente de nos disques qui payera nos loyers. Mais nous ne faisons pas d'autres métiers que celui de musiciens. Un beau pari, non ?
Carcans de la musique populaire. Loi du désordre, voire du
chaos?
Non. Une seule loi : celle de la curiosité.
Il n'y à pas de désordre dans tout cela. " Musicien
" est presque synonyme d'" ascète ", et l'anarchie
nécessite une très grande discipline. Il faut vraiment
énormément de travail, de volonté pour être
indépendants et libres. Une forte organisation doublée
de la conscience du rôle sociale de l'artiste. Je le répète
: nous n'avons pas d'autres revenus que celui de la musique. Pas d'allocations
chômage, ni RMI non plus. Par contre, je suis d'accord avec
l'explosion. Nous ne sommes -physiquement- jamais
au même endroit. Obstinément en voyage, comme le disent
les titres de nos albums. Comme tous, nous écoutons mille choses
diverses: Keiji Haino, Armand Van Helden, Messiaen, Lotfi Bouchnak...
C.G. Jung afiirme: "celui qui suit la voie sûre est comme
mort".
La vraie contrainte est de devoir parler / traiter avec les hommes politiques. Le Festival en mourra. www.trasportimarittimi.net .
En extrapolant lapidairement mais
avec saveur, quelconque entité publique refusant son aide à
une activité culturelle -qu'elle quelle soit- se met résolument
du côté des " va-t'en guerre ", des gros importateurs
de drogue, de l'intolérance et du racisme, et tend à
la mort civique/civile/citoyenne de l'esprit critique. Le peuple doit
être libre, conscient/informé, solidaire et responsable
envers l'humanité. Je conchie les amuseurs publics. Les artistes libres devraient résister et contrer la perte de sensibilité éthique des civilisations contemporaines. Il est obsolète de dire que nous sommes contre une forme gouvernementale, vu qu'aujourd'hui le pouvoir est ailleurs, concentré dans les mains d'une minorité. Holdings. Conscients du danger et des ravages faits au niveau mondial par des sociétés telles que Rupert Murdoch (News Corporation, Sky, Harper Collins, Twentieth Century Fox,...), AT&T, MCI, BT, Sprint, Cable & Wireless, Bell Atlantic, Nynex, US West, TCI, NTT, Disney (ABC), Time-Warner (CNN), IBM, Microsoft, Netscape, Intel, Pearson, Bertelsmann, Leo Kirch, CLT (RTL), Deutsche Telekom, Stet, Telefonica, Prisa, France Telecom, Bouygues, Lyonnaise des Eaux, Générale des Eaux, Thyssen, Krupp, Renault, Hanbo, Cargill, Koch, Mars, Goldman Sachs, Marc Rich, BP, Shell, Unilever, Mitsubishi, Sumitomo, Mitsui, Daewoo, Nichimen, Kanematsu, Nestlé, Sandgong, Samsung, Hyundai, Boeing, Mc Donnell-Douglas, Morgan Stanley, Dean Witter, Novartis, Mercedes, Volkswagen, Citroën, Mack, American Motors, Volvo, Matra, Fiat, General Motors, Peugeot, Daimler-Benz, Nissan, Opel, etc... Nous sommes tous obligés d'être informés, de s'informer. Et d'être conscients. Ignorer que sur 5 milliards d'habitants sur la terre, 500 millions vivent confortablement et 4,5 milliards sont dans la misère, est un crime. De même ignorer que la fortune des 358 milliardaires est supérieure au gain annuel de 45% des habitants les plus pauvres, soit 2,6 milliards de gens. Mais maintenant, basta, parlons d'un sujet mineur: la musique...
Nameless, 2004 (www.webzinenameless.net) Nameless: Jouer à Dour représente quoi pour vous? N: Je crois savoir que vous n'êtes signés sur aucun label...
N: Quel est votre parcours? N: Pas évident pour les répètes... N: Quels sont vos projets? N: Dans quel démarche pensez-vous vous inscrire? N: Le mot de la fin...
Pop Up Magazine www.popupmagazine.pl Przedstaw prosz? w kilku zdaniach L'Enfance Rouge. Odnios?em wra?enie, ?e gracie ju? od dobrych kilku lat, ale chyba trzymacie si? podziemia. W Polsce raczej niewiele osób s?ysza?o wasz? muzyk?. Kim wi?c jeste?cie? Jeste?my w?osko-francuskim triem, basistka i perkusista pochodz? z W?och, ja jestem Francuzem. Mieszkamy razem na dalekim po?udniu W?och, na "obcasie" nieopodal Albanii, ale w grudniu przenosimy si? do Tunezji. A w?a?ciwie wracamy, poniewa? w przesz?o?ci ju? tam mieszkali?my. Co do muzyki, to sam nie wiem, ci??ko jest opisywa? w?asn? twórczo??. Jest to chyba pewien rodzaj rocka, w Europie cz?sto okre?la si? j? jako avant-rock, wi?c taki termin ci zaproponuj?, cho? nie ja go uku?em. Do tej pory ukaza?o si? pi?? naszych p?yt, ale niestety nie prowadzimy dystrybucji w Polsce. S? one dost?pne we W?oszech, Francji, Hiszpanii, Belgii i tak?e w Niemczech. Czy zajmujecie si? dystrybucj? samemu, czy wspó?pracujecie z jakimi? wytwórniami na terenie tych pa?stw? Sprzedajemy licencje, co oznacza, ?e produkujemy nasz? muzyk? w ca?o?ci samemu, a nast?pnie sprzedajemy prawa do rozprowadzania p?yt. Wspó?pracujemy z przeró?nymi wydawcami. Kiedy? jeden z naszych albumów dystrybuowany by? we W?oszech przez Mercury, czyli wielk? firm?, a inny za to przez najwi?ksz? w?osk? wytwórni? niezale?n?. Nasza ostatnia p?yta jest natomiast dost?pna za darmo. Mo?na j? w ca?o?ci ?ci?gn?? z naszej strony internetowej, adres to www.lenfancerouge.org. Planujemy obecnie wydanie kolejnego albumu, który sko?czyli?my nagrywa? na dniach i powinien si? on ukaza? na prze?omie roku. W czasie koncertu du?e wra?enie zrobi?y na mnie teksty, albo raczej sposób ich przekazywania, poniewa? nie zrozumia?em z nich ani s?owa - ?piewa?e? po francusku, którego nie znam. Wyda?y mi si? one jednak bardzo istotn? cz??ci? waszej muzyki, b?d?c d?ugimi, gorzkimi narracjami. O czym one traktuj?? Po pierwsze, uwa?amy si? za zespó? g??boko polityczny i takie te? s? nasze teksty. Jeste?my anarchistami i staramy si? podejmowa? aktualne i wa?ne dla anarchistów tematy, takie jak chocia?by modna ostatnio globalizacja, ale chcemy mówi? o nich w sposób poetycki. Ten aspekt jest bardzo wa?ny. Unikamy dydaktyki i nachalnych apelów, nie jeste?my punkowym zespo?em walcz?cym o lepszy ?wiat. Skoro tak, to czy inspiruj? was g?ównie wydarzenia polityczne, fakty spo?eczne, czy te? si?gacie po osobiste do?wiadczenia? Bardzo wa?n? cz??ci? naszego ?ycia jest podró?owanie, wiele czasu sp?dzamy w drodze. Gramy rocznie oko?o stu, nawet stu dwudziestu koncertów w przeró?nych miejscach. Przyk?adowo, teraz jeste?my w Belgii, a nast?pne koncerty mamy w Maroku, Egipcie. Dlatego zbieramy w czasie tych podró?y wiele wra?e? stanowi?cych natchnienie do tworzenia i muzyki, i tekstów. Co sk?ani?o was do przeprowadzki do Afryki? Lubimy j?zyk arabski, wszyscy go studiujemy. Bardzo lubimy poznawa? nowe j?zyki, tak wi?c gdy na przyk?ad cztery lata temu uczyli?my si? hiszpa?skiego, starali?my si? przebywa? w miejscach, gdzie si? go u?ywa. Poznali?my ju? oczywi?cie angielski, francuski, w?oski, a tak?e niemiecki. Obecnie jeste?my zafascynowani arabskim i niezmiernie poci?ga nas tak?e tamta kultura. Wydaje mi si?, ?e obecnie mamy dobry moment do przeprowadzki do ?wiata arabskiego, poniewa? rozpocz??a si? krucjata przeciwko Arabom, wiele osób jest im przeciwnych. Wi?c dlaczego tam nie zamieszka?, tak na przekór? Je?eli rzeczywi?cie zaczyna si? wojna pomi?dzy ?wiatem arabskim, muzu?ma?skim a Okcydentem, Zachodem, to L'Enfance Rouge stoi po stronie muzu?manów. Jak na zespó? graj?cy muzyk? gitarow?, macie do?? nietypowe zainteresowania. Jak si? ma sprawa z inspiracjami waszej sztuki? Jaka muzyka was interesuje? Albumem, który ostatnio nas zauroczy? jest nowa p?yta Phila Mintona, zespó? nazywa si? The Roof i jest to naprawd? dziwny zespó? i dziwna muzyka. Dawniej s?uchali?my te? sporo US Maple, Slint, zespo?ów tego typu, ale to by?o chyba z dekad? temu. Teraz to si? zmieni?o. Wci?gn??a nas muzyka arabska, czego oczywi?cie nie s?ycha? w naszym graniu, ale w?a?nie muzyki arabskiej s?uchamy najwi?cej. Oprócz tego po?wi?camy du?o czasu muzyce etiopskiej. Interesuj? nas wi?c rzeczy odmienne od tego, co sami gramy, a rocka i muzyki gitarowej w ogóle nie s?uchamy. W ?yciu bym nie kupi? p?yty L'Enfance Rouge, takie granie mnie nie poci?ga. Czy cz?sto gracie na festiwalach, czy raczej preferujecie mniejsze audytoria? We W?oszech, Francji i Hiszpanii gramy na wielu festiwalach, ale w pozosta?ych pa?stwach zdarza nam si? to raczej sporadycznie. Lubimy gra? na festiwalach, wyst?powanie na du?ych scenach daje rozmach i wiele miejsca, a ?e podchodzimy do naszej muzyki do?? fizycznie, wi?c lubimy mie? przestrze? wokó? siebie na scenie. Sceny w klubach s? cz?sto zbyt ciasne, jest nieprzyjemnie. Ale przede wszystkim uwielbiamy koncertowa?, wi?c ka?de miejsce jest dobre. Podczas wojny w Jugos?awii zagrali?my wiele koncertów w obozach dla uchod?ców, które by?y wspania?e. Miejsce nie jest w stanie nas zrazi?, nawet lubimy wyst?powa? w dziwnych miejscach. Grali?my te? w Bagdadzie, staramy si? gra? wsz?dzie. No mo?e poza Stanami Zjednoczonymi, tam na pewno nie pojedziemy. Musieliby nam zaoferowa? zupe?nie niewyobra?aln? sum? pieni?dzy, wtedy mo?e daliby?my si? skusi?. Nie chcemy post?powa? jak wi?kszo?? europejskich kapel, które jad? tam zagra? za kilka dolarów i my?l?, ?e dost?puj? jakiego? wyró?nienia. Pod koniec koncertu prezentowa?e? wasze koszulki, na których oprócz nazwy zespo?u widnieje tak?e inskrypcja w j?zyku arabskim. Czy móg?by? wyt?umaczy?, co ona oznacza? Na koszulkach napisane jest po arabsku "nie jestem Amerykaninem", tak ?e tre?? jest bardzo prosta i klarowna, ale dzia?a. Wiadomo od razu, o co nam chodzi. BLOW UP luglio / agosto '98 Les Enfants Rouges sono appena tornati con un album e stanno per uscire con un altro immediatamente a ridosso. Ne approfittiamo per parlare con François di musica, politica, anarchia, Francia, Centri Sociali... François R. Cambuzat et les Enfants Rouges. Uno spettro si aggira per l'Europa... Un spettro nobile e romantico, un trovatore con la chitarra in braccio che si sposta continuamente dai Balkani alla penisola Iberica, trovandosi spesso, certo casualmente, a vivere in Italia. Uno zingaro per adozione, un apolide per convinzione, un anarchico per fede e condizione, un musicista fuori dagli schemi sopratutto, uno che ha fatto del proprio idealismo 'rivoluzionario' un' appartenenza morale piuttosto che un ambiguo vessillo da sbandierare. François R. Cambuzat e la sua compagna Chiara Locardi, ovvero Les Enfants Rouges, sono usciti recentemente con un album nuovo, Reus-Ljubljana, per i tipi dell'indipendente francese L'Enfance Rouge, a ridosso del quale sta per arrivarne addirittura un altro, Taurisano-Cajarc, realizzato per il nostrano Consorzio Produttori Indipendenti. Un iperattivismo che vale la pena di indagare, visto che non avevamo mai parlato di / con loro su Blow Up: errore imperdonabile...
- Reus-Ljublana mi è piaciuto molto ma l'ho trovato un po' cupo e sofferente, forse triste, certo più difficile e meno accessibile del precedente. Si è persa la vena da chansonnier, il suono si è fatto più secco, più duro, più rock... - All'epoca di Swinoujscie-Tunis uscivamo dall'esperienza del Gran Teatro Amaro, che era molto basato sulla scrittura verticale, sull'armonia; cercavamo di fare cose nuove, strane, mescolando un po' di tutto, dal tango a Luciano Berio, da Nono a Messiaen... Il materiale di Swinoujscie-Tunis era stato scritto tutto prima, e in sede di registrazione non ci furono prove; chiamammo i musicisti che ci piacevano e l'album nacque in tre soli giorni. Poi abbiamo deciso di uscire da quella dimensione. Come Swinoujscie era fatto di canzoni, Reus quasi le evita. Direi che la musica è anche un riflesso della nostra incazzatura con la Francia, dove c'è una situazione musicale e sociale allucinante. Quando c'è tensione nell'aria inevitabilmente essa si riflette sulle cose che fai. In ogni caso cerchiamo di cambiare in continuazione; adesso ad esempio lavoriamo con sequencers e drum machine, anche se in Reus non ce n'è traccia. I dischi che facciamo sono sempre dei punti di arrivo, e quando escono noi siamo già altrove. - Quanta improvvisazione c'è in quest'album ? - Moltissima. Solo su metà dei pezzi abbiamo lavorato per qualche mese mentre l'altra metà è stata registrata in presa diretta. Non vogliamo però tornare nel ghetto dove si trovava il Gran Teatro Amaro, diciamo quello della musica d'avanguardia. Mi piace molto l'improvvisazione ma non ne voglio fare un feticcio o un esercizio di stile. - Uno dei pezzi che preferisco è Colazione sull'erba... E qui mi sembra di vedere un riferimento all'amata-odiata 'patria'... - E' il primo pezzo 'onirico' che ho scritto. E' stato un sogno dove c'era questo tipo che moriva e che voleva dei pesci sulla tomba, poi è venuto il titolo e infine il riferimento al quadro... Anche se è più un gioco che un rimando immediato. - Mi sembra però che questo riferimento all'impressionismo o all'idea di viaggio come condizione permanente dell'esistenza siano tracce di una cultura francese dura a morire. Come e in che misura te ne senti 'erede' ? - A dire il vero ho vissuto più all'estero che in Francia, e la Francia per me è diventata una specie di sogno. L'idea che ne ho sempre avuto è quella che tutti quanti abbiamo, quella della sua tradizione culturale, dei suoi poeti.. Ce n'è sopratutto uno che mi sta a cuore, Blaise Cendrars, che è un po' il mio padre spirituale. Tre anni fa sono tornato a vivere in Francia dopo quindici anni di assenza e ho trovato un paese di merda, un paese distrutto, una disillusione totale. Gente che ha perso del tutto la propria cultura, che non rivendica più niente, politicamente e socialmente un paese di terremotati mentali, come diceva Camus, parlando però degli americani. La vecchia cultura francese è certamente una parte forte delle mie radici, anche se non è la sola. Oggi la cultura francese è sopratutto fuori dalla Francia, appartiene più agli scrittori francofoni, sopratutto Agli africani, perché hanno una maniera splendida ed elegante di scrivere in francese... Sono loro adesso la vera cultura francese. C'è restato poco, due o tre case editrici, qualche musicista, una rivista splendida come Le Monde Diplomatique, pochissimo insomma. - C'è una parola che ricorre spesso nei tuoi testi, nei titoli dei tuoi pezzi e nel tuo immaginario. Che mi rispondi allora se ti dico 'rivoluzione' ? - Ti rispondo anarchia. - E se ti dico 'anarchia' ? - Idealismo. Essenza della vita. - Cosa intendi per anarchia ? - Quello che è veramente. Quindi non le creste verdi, l'anarchia da turisti. Intendo il rifiuto di ogni potere, l'autogestione. Intendo quella storia molto romantica ma molto reale che è stato il '36 spagnolo. Sono molto, molto, molto legato ad esso. I nostri amici spagnoli fanno parte di questo giro, non sono chiaramente quelli del '36 ma si sono fatti lo stesso la prigione sotto Franco. Siamo molto legati a questo periodo perché è l'unico momento in cui si è tentato realmente di vivere con questa ideologia. - Ti cito una frase di un testo di Reus-Ljubljana: "Sessantotto in fallimento, Novantotto in apatia ma Trentasei in Catalunya". Che il Sessantotto sia stato un fallimento posso esser d'accordo, anche se i semi sono comunque restati, che il Novantotto sia in apatia mi sembra evidente. Ma anche il Trentasei... - Oh sì, un fallimento totale anche quello... ma per un periodo di due mesi è stato un incanto. - Allora è destino che sia sempre un fallimento ? - Ma sì, perché tanto l'anarchia... non vorrei dirlo... ma si può definire senz'altro un'utopia. L'anarchia dovrebbe essere mondiale per poter riuscire. Tutto viene fagocitato dalle potenze che stanno intorno. Ma quello che è stato magnifico è che il popolo spagnolo allora ha votato anarchia nella sua maggioranza. Ti rendi conto ? Pur andando contro le proprie convinzioni hanno votato, e hanno votato anarchia... Il partito comunista era allo 0,5 per cento e gli anarchici erano al sessanta, una cosa incredibile. E' ovvio che si tratta di un sogno, è ovvio che sarà sempre un fallimento, ma è stato un sogno molto più bello di quello del Sessantotto... - Non credi però che gli anarchici abbiano sempre difettato di razionalità ? Quella razionalità che si è data il comunismo, ad esempio, quella razionalità che permette di organizzarsi e di trasformare il sogno in possibile realtà... L'impulso ribellistico fine a se stesso resta per poco... - Appunto per questo la Catalogna, si sono organizzati, si sono dati un vero 'governo'... - Ma nel momento in cui diventa vero governo non è più anarchia... E' una contraddizione... - ... e questo è il problema... Loro sono morti proprio per questo. E' un argomento che ci travaglia tutti, è la cosa più atroce. Dovremmo esser pronti a fare qualche concessione, non tanto un governo centrale quanto un' organizzazione centrale, federare un po' tutto... Federare, figurati che parola orrenda. Vedi ? Già dialetticamente facciamo concessioni... E' ovvio che siamo degli illusi, però io credo che anche i comunisti lo siano, perché non sono ancora riuscito a vedere nessun luogo in cui ci sia stata una vera riuscita del comunismo. Ho tantissima simpatia per Cuba, ovviamente, ma non la chiamerei una riuscita al cento per cento. Il problema quindi è se la riuscita è umana o meno... Vedi la Francia, tutte le lotte che hanno fatto i nostri nonni per avere uno stato sociale dignitoso che alla fine sono riusciti ad ottenere ma di cui adesso viene fatto un uso schifoso, del tutto demenziale. Tutti ne approfittano... Mi sento quasi un reazionario a dire cose simili ma devi credermi, c'è un uso tanto squallido dello stato sociale... - Non faccio alcuna fatica a comprenderti... Vedi un po' l'Italia... - Gli italiani però sono un popolo che è sempre stato nella merda ma è sempre riuscito a sopravvivere, è un popolo abituato a farcela da solo, quindi il tuo è un paese un po' dolcemente anarchico e questo mi pare molto bello... - ...mmmh... - ... ed è per questo che lo preferiamo alla Francia. E le preferiamo anche la Spagna o la Germania dell'est, che ha ancora tanto comunismo in testa ... - Però nel momento in cui che rivendichi la tua 'francesità', la tua cultura, la vecchia Francia che non esiste più, non credi di essere in contraddizione con l'internazionalismo che pure rivendichi, con la caduta delle barriere culturali, con l'idea che non debbano esistere particolarismi e microculture impermeabili le une alle altre ? Non credi che con il cosiddetto villaggio globale le culture particolari tenderanno a sparire ? - Non devono sparire e non credo che spariranno.- Ma la cultura del particolare è sempre stato un cavallo di battaglia dei conservatori... - Infatti, ma è anche qualcosa di profondamente positivo, basta non scadere nell'estremismo. Voglio dire, una cultura si basa anche sul luogo in cui ti trovi, sulla sua peculiarità, quindi ti aiuta a vivere, arricchisce te e gli altri. La cultura serve a questo. I tedeschi l'hanno capito benissimo, quando hanno parlato del 'ruolo sociale' dell'artista. - Però gli algerini che vengono in Francia portano con sé i germi di qualcosa di nuovo, che non sarà più la loro cultura di origine e neppure la vecchia cultura francese... - Ma questo mi sembra bellissimo. Auguro alla Francia e all'Europa il maggior numero possibile di immigrati... Un po' come diceva Pasolini, aspettiamo Alì dagli occhi azzurri... Lui l'aveva già capito alla sua epoca. L'Europa è condannata ad essere invasa dal Terzo Mondo, è inevitabile. E sarà bellissimo. - E che mi dici delle storie accadute recentemente a Torino con i Centri Sociali ? - Intanto credo che siamo tutti molto poco e male informati su quanto è accaduto. Quelli che la televisione di stato ha scoperto solo adesso -gli squatters, che esistono da anni- sono tutti amici che conosco da anni. Al di là di ogni altra valutazione io considero queste manifestazioni come il segno di una vitalità sociale incredibile; i Centri Sociali esistono da tempo e sono tra le realtà più belle d'Italia. In Francia non c'è niente di simile. L'ultima volta che c'è stata una rivendicazione sociale è stato per un aumento di cento franchi della paga degli impiegati statali ed era una 'rivoluzione sociale ' assolutamente falsa. Ancora prima, tre o quattro anni fa, fu un po' meglio perché partì dalle Università ma venne immediatamente ripresa in mano dagli impiegati statali e dai sindacati, una storia ancora una volta bruttissima. In Francia non esiste un centro sociale, un gruppo come Ulan Bator non riesce a suonare da nessuna parte anche se ha degli invidiabili riscontri di stampa, e questo ancora una volta per colpa di uno stato sociale che non funziona assolutamente perché lo stato finanzia il luoghi per suonare ma chi se ne occupa se ne frega della programmazione, non sa niente, non segue niente. Quindi in Francia ci sono solo cinque o sei locali molto buoni e poi una serie infinita di posti dove c'è sempre e solo blues, rythm'n'blues e cose alla moda come i Verve... La Francia all'estero vive sulla sua storia e sulla sua cultura, sul Sessantotto e sui sessantottini, che col tempo son diventate persone di totale inaffidabilità. E' solo uno specchio per le allodole, la Francia. Invece episodi come quello di Torino sono sintomi di una realtà vera, in movimento. I miei amici francesi invidiano l'Italia, il suo fermento, il suo circuito di centri sociali. In Italia se parli di politica come facciamo adesso va tutto bene, in Francia se ti azzardi ti guardano subito male, sembri un vechio noioso, un marziano. E questo è incredibile perché sono così sopratutto i ragazzi, quelli che magari vengono ai concerti. Non c'è assolutamente coscienza sociale in Francia, o ben poca, proprio ben poca... - Un paradosso, se consideriamo che c'è il partito comunista al governo. - Senti, meglio che non dica niente... Di nuovo: viva l'anarchismo, perché quando vedi la faccia di quei comunisti là prendi paura... Per dire, ho simpatia per Bertinotti ma non mi fido per nulla neppure di lui. E' il meno peggio ma... C'è un canzoncina pop spagnola che dice che tra il male e il peggio non si deve scegliere niente e andare avanti sognando... La canzone è piuttosto stupida ma la frase mi piace molto... - Nell'intervista agli Starfuckers che abbiamo pubblicato nel numero scorso del giornale, Manuele Giannini sosteneva giustamente che per fare musica rivoluzionaria non basta scrivere dei bei testi se poi sotto fai un giro di do. Che ne pensi ? - Probabilmente loro dicono così perché in Italia c'è stata una vera inflazione di testi così, diciamo 'impegnati', e forse la loro è una reazione a questa inflazione. Personalmente penso che sia uguale, ci sono testi rivoluzionari e musiche rivoluzionarie che hanno la stessa importanza. Alcune canzoni della guerra di Spagna, tanto per tornarci sopra, hanno degli accordi così semplici, quasi stupidi, eppure hanno una forza nei testi che non è possibile ignorare perché hanno contato tantissimo per la gente che li ascoltava. Tra l'altro devo dirti che trovo il disco degli Starfuckers veramente fantastico, per me è senz'altro il disco dell'anno, anche se ho un po' paura per loro, spero che non entrino in un ghetto perché sarebbe ingiusto e sbagliato. Adesso almeno potremo rispondere qualcosa quando qualcuno ci chiederà quale gruppo italiano ci piace. Finora, sinceramente, non sapevo cosa rispondere... - Altre cose che ascolti in questo momento ? - Natasha Atlas, i Valvola, alcune cose veramente fantastiche che sono passate sotto l'etichetta post-rock, ad esempio l'album dei Brise-Glace, che è veramente un capolavoro, oppure il secondo album degli Ulan Bator. Poi Keiji Haino, una fissazione di Chiara da almeno cinque o sei anni. Poi ancora Autechre, Laika, Scanner.. E infine, visto che è tornato il sole, ascoltiamo molto El Camaròn de la Isla, un vero eroe nazionale spagnolo, il dio del flamenco. - Progetti a breve scadenza ? - Stiamo per aprirci un 'varco' in Giappone, stiamo per iniziare un tour in Croazia e in Grecia per fare poi il giro del Mediterraneo e tornare magari dalla Puglia. E' per questo che i titoli dei nostri dischi sono sempre quelli di due città, perché segnano un periodo della nostra vita che è come un viaggio, un segmento prima di ripartire. Stefano Isidoro Bianchi Luglio / agosto '98 "Taurisano-Cajarc" disco del mese BLOW UP
IL MUCCHIO SELVAGGIO giugno '98 Incontri. François R. Cambuzat et les Enfants Rouges. Ben tre anni dopo il suo ultimo lavoro da solista;, François R. Cambuzat è tornato all'attività discografica con ben due album usciti a poche settimane di distanza l'uno dall'altro. Registrato e prodotto in proprio, "Reus-Ljubljana" è uno di quei dischi che lasciano il segno: opera generosa d'emozioni, carica di lirismo ed entusiasmante nella sostanza musicale ; "Taurisano-Cajarc" gli fa seguito in questi giorni, pubblicato dal Consorzio Produttori Indipendenti nell'ambito della collana "Taccuini": altre due città, ultime tappe di una movimentata avventura cominciata a Roma una quindicina d'anni fa e non ancora terminata. In principio furono i Kim Squad: un solo album ma tanto clamore, al punto che da allora l'artista francese è definitivamente entrato nel mondo del rock autoctono; un po' come accadde ai Rokes negli anni Sessanta, con la differenza che la band inglese divenne "italiana" a furor di popolo, mentre François -che in realtà è un menestrello giramondo- è stato adottato soltanto dai pochi, irriducibili sostenitori dell'underground nostrano. La vicenda con Les Enfants Rouges (in pratica la compagna di Cambuzat, Chiara Locardi, con il contributo di musicisti ospiti) ha avuto inizio qualche anno fa, dopo che il chitarrista e cantante si era allontanato dal suo secondo gruppo, Il Gran Teatro Amaro: un progetto davvero prodigo di soddisfazioni dal punto di vista artistico, ma che fatica ad imporsi al di fuori di una ristretta cerchia d'estimatori. Inutile dire che François e Chiara meriterebbero consensi assai più ampi. - Cosa è accaduto in questi ultimi tre anni ? - Dopo l'uscita di "Swinoujscie-Tunis" si è suonato parecchio, un po' in tutta Europa; a Parigi, un paio di estati fa, abbiamo anche registrato un album intero con la collaborazione di mio cugino Amaury (il cantante e chitarrista degli Ulan Bator, NdR): alla fine, però, abbiamo preferito non pubblicarlo, perché aveva suoni ed atmosfere troppo simili a quelle del precedente lavoro... In seguito, nel corso dei nostri studi, Chiara è passata dalla batteria al basso, strumento che ha maggiore importanza nell'economia della nostra musica; d'altra parte il posto dietro i tamburi è rimasto vacante. All'inizio abbiamo suonato con una ragazza americana del giro di John Zorn, che ci ha seguiti anche in tournèe; in "Reus - Ljubljana" hanno invece lavorato diversi batteristi, nessuno dei quali voleva apparire: nei crediti è quindi indicato un nome fittizio che li rappresenta tutti, Gerda Taro. L'album è stato registrato la scorsa estate in Umbria, nella casa dove viviamo da circa un anno: questa volta abbiamo fatto tutto da soli, con l'ausilio di un semplice otto piste; il nostro produttore di sempre , Frank van der Weij, si è occupato soltanto della masterizzazione. - E che cosa ci dici del disco che è in uscita per il Consorzio ? - Anch'esso risale alla scorsa estate: inizialmente ci avevano assicurato che sarebbe rientrato nell'emissione autunnale dei Taccuini, ma la cosa è andata per le lunghe e a forza di rimandare siamo arrivati fino ad oggi. Questo contrattempo ci ha tenuti fermi tutto l'inverno, con i vari locali che attendevano l'uscita del nuovo CD per fissare le serate; alla fine abbiamo deciso di realizzare in proprio "Reus - Ljubljana" che, dal punto di vista stilistico, è un po' più evoluto di "Taurisano - Cajarc". d'altra parte questi mesi di pausa ci hanno lasciato parecchio tempo per provare, permettendoci di sviluppare ulteriormente il nostro discorso musicale: al momento siamo molto interessati all'uso di macchine e sequencer e le canzoni dei due album ci sembrano un pochino superate. - Ritengo che la vostra ricerca sui
suoni e sulle strutture sia per alcuni versi riconducibile a certe
esperienze d'oltreoceano": vi dice niente la parola post - rock?
- Con i gruppi americani abbiamo in
comune l'approccio, la grande fantasia e libertà di espressione
con cui tentiamo di aprire strade nuove e di elaborare soluzioni insolite
nell'ambito della musica rock; tuttavia cerchiamo sempre di essere
noi stessi e senza scimmiottare nessuno. le definizioni lasciano il
tempo che trovano, servono soltanto ai giornalisti per inquadrare
una certa situazione, un determinato "circolo culturale"
che poi nel concreto può avere variegati risvolti stilistici:
tra i gruppi di Chicago o di Louisville c'è chi predilige atmosfere
sognanti e dilatate come chi preferisce potenti bordate metalliche
e distorsioni rumorose; alcuni musicisti , come ad esempio Jim O'Rourke,
lavorano intorno ad entrambe queste strategie. Forse un aspetto comune
di tutta la scena potrebbe essere lo studio sui suoni, che d'altra
parte si giova delle intuizioni della scuola noise dello scorso decennio.
- I vostri dischi potrebbero ottenere grossi riscontri soprattutto all'estero; cos'è, allora che cosa vi tiene legati all'Italia? - Se da un lato è vero che in questo paese si vende poco, dall'altro bisogna ammettere che il circuito dei concerti è molto sviluppato; a Parigi non esistono locali che abbiano la programmazione del ClanDestino di Faenza o di altri club della penisola, e in Francia non ci sono neppure i centri sociali, che invece qui hanno salvato la diversità culturale: in Italia esiste un pubblico "parallelo" e quasi segreto, composto da poche persone ma tutte fedelissime e con una gran sete di cose diverse, non omologate; da alcuni anni questo micro-mercato comincia ad avere qualche mezzo in più grazie all'avvento del CD, che ha abbattuto i costi di produzione permettendo a moltissimi musicisti di pubblicare autonomamente i propri lavori, seppur in poche centinaia di copie: una pratica che non permette certo di vivere della propria musica, ma che ha pur sempre una sua valenza culturale. - E non ci si sente un po' costretti in una situazione così sotterrranea? - L'importante è andare avanti! Per quello che ci riguarda l'unico vero problema è la fragilità economica: ci accorgiamo che molti altri artisti hanno sempre le spalle coperte, magari hanno un altro lavoro o vengono mantenuti dalle loro famiglie. Noi invece non vogliamo scendere a compromessi: la musica è l'unica ragione della nostra vita. E' una scelta che ci rende vulnerabili, perchè basta un piccolo contrattempo, un guasto al furgone o un ritardo di qualsiasi genere per metterci veramente nei guai... del resto non abbiamo molte alternative: all'estero le cose vanno anche peggio; figurati che un nostro amico a Filadelfia ha visto i Gastr del Sol suonare davanti a settanta persone; in Francia il circuito dei piccoli concerti non esiste più e in Germania dopo il boom degli scorsi anni , si è ridimensionato considerevolmente. Insomma siamo convinti che l'Italia sia il posto che offre maggiori possibilità di suonare dal vivo. - Mi lasciate un po' perplesso; per voi le cose sono forse più semplici: con quindici anni di concerti alle spalle sono in parecchi a conoscervi... - Questo è vero solo in parte: con i Kim Squad abbiamo girato abbastanza fini alla fine degli anni '80, ma poi la vicenda de il Gran Teatro Amaro si è consumata quasi interamente all'estero. Quando nel '95 Chiara ha iniziato a occuparsi personalmente del booking dei concerti, alcuni gestori si ricordavano il mio nome ma tanti altri non lo conoscevano affatto; allo stesso modo nel pubblico incontriamo delle persone che mi seguono da tempo ma non tutti sanno chi erano i Kim Squad. Nel frattempo c'è stato un vero salto generazionale. - Credi che esista un motivo di continuità tra tutte le tue esperienze discografiche? - Mettendo da parte il primo album che fu realizzato quasi per gioco, quando ancora mi appassionava il rock'n'roll più immediato ed istintivo, penso che un carattere comune dei dischi siano le atmosfere; lo stile invece si è trasformato nel corso degli anni, la ricerca musicale è andata avanti ed ancora oggi è in continua evoluzione: "Reus - Ljubljana" è già più avanti di "Taurisano - Cajarc", è quasi tutto impostato sulla improvvisazione in studio e non più sulla lavorazione di canzoni tradizionali. Al tempo del Gran Teatro incentravamo tutto sulla scrittura verticale, ma alla fine eravamo entrati nel ghetto della musica d'avanguardia e non ne venivamo più fuori; soltanto oggi credo di aver trovato un giusto compromesso tra immediatezza e sperimentazione, ma i temi e le ambientazioni continuano ad essere quelle di un tempo. - Atmosfere noir, avvolgenti e malinconiche... - Figurati che con "Reus - Ljubljana" intendevamo fare un disco solare, poi riascoltandolo ci siamo subito resi conto che non lo era affatto. Questo è uno dei tanti motivi per cui siamo tanto attratti dall'Africa: lì di sole ce n'è davvero parecchio e ci chiediamo fino a che punto potremmo esserne influenzati; in più nutriamo molte speranze nella riscossa del Terzo Mondo. D'altra parte la tristezza che pervade i nostri dischi non è assolutamente sinonimo di negatività... - E' comunque tipica del tuo atteggiamento da menestrello e poeta maledetto... - Questo è un clichè che non rivendico affatto. - Non puoi tuttavia negare il temperamento inquieto e decadente che ha sempre animato le tue scelte, ad iniziare da quella di vivere come un nomade, in giro per l'Europa... - Ma questo non ha niente a che fare con il decadentismo ne con altri comportamenti premeditati; il nomadismo che ha sempre fottuto la mia vita, è un'esigenza interiore: sono sempre alla ricerca di qualcosa e non sono mai riuscito a stabilirmi in un posto dove poter magari costruire qualcosa di concreto. In un suo libro Chatwin diceva che solo i nomadi considerano il mondo perfetto, perchè non hanno bisogno di trasformarlo: io e Chiara siamo spinti da una curiosità incredibile che ci impedisce di fermarci. Nostro malgrado abbiamo trascorso gli ultimi mesi senza muoverci dall'Umbria e siccome sentivamo l'esigenza di scoprire qualcosa di nuovo abbiamo deciso di imparare lo spagnolo. D'altro canto siamo un po' invidiosi di chi ha il coraggio di vivere tanti anni nello stesso luogo, e non neghiamo di aver bisogno delle persone stanziali: sono un indispensabile punto di riferimento nel corso dei nostri spostamenti. ROCKERILLA, settembre 2000, n.241
L'Enfance Rouge
Tensioni d'inizio millennio 'Swinoujscie-Tunis','Reus-Ljubljana', 'Taurisano-Cajarc' e ora 'Davos-Leros'.
I viaggi proseguono, i luoghi si mescolano, lo spirito rimane.Dopo
una lieve mutazione nominale (ora è L'Enfance Rouge) François
R. Cambuzat, con il consueto apporto della sua compagna Chiara Locardi,
ritorna con un album inquieto e iconoclasta ad urlare la propria rabbia
per i mali 'invisibili' del 2000. Pensieri e parole di un guerrigliero
non riconciliato. 'Swinoujscie-Tunis','Reus-Ljubljana', 'Taurisano-Cajarc' e infine 'Davos-Leros'.I titoli dei vostri dischi sembrano suggerire una continua idea di movimento, un'incessante esplorazione di spazi ignoti ai più, un nomadismo esasperato vissuto quasi come una religione. Cosa rimane nel vostro animo di tutti questi luoghi visitati, vissuti, posseduti? -"Rimarranno gli esempi coraggiosi di resistenza cocciuta di qualche isola felice. Lo Stubnitz di Rostock, il Bel-Air di Colonia, certi centri sociali italiani, qualche club europeo, i nostri amici catalani, un gruppo di agitatori sloveni. E poi tutte le immagini vissute da viaggiatori (e non certo da turisti-turnisti:siamo tuttora liberi di decidere dove abitare il mese prossimo). Tra le tante uno stadio a Tblisi, il conservatorio di Tunisi, le foreste del Voigtland, la vita a Berlino nell'arco compreso tra la caduta del Muro e l'arrivo del Kentucky Fried Chicken, il Salento d'inverno. Se ci fermiamo troppo in un luogo, dopo un po' siamo assaliti dai souvenirs, forse dalla malinconia e poi dal desiderio di non morire prima di vedere lo Yemen, la baia di Along o la città di Merv. Più che di suonare alla Knitting factory di New York o di firmare per la Touch & Go. Anche se siamo stufi di questa precarietà che è per il momento il prezzo da pagare..". Ascoltando l'album sono rimasto particolarmente colpito dall'atmosfera malsana ma terribilmente seducente di "Davos bei Nacht". Dal punto di vista musicale è come se, il giorno dell'apocalisse, i Black Heart Procession e i Sonic Youth si fossero uniti ai Velvet Underground con Nico alla voce per una jam session finale. Qual è la genesi di un brano così travagliato? -"Davos bei Nacht, che è l'unica canzone non improvvisata dell'album, è un esempio del nostro gusto per la cultura mitteleuropea. Può anche essere che derivi in linea trasversale dal lavoro svolto con il Gran Teatro Amaro. In più siamo da tempo appassionati dalla musica classica contemporanea, ultimamente da Bernd Alois Zimmerman ("Requiem fur ein junger Dichter") e Iannis Xenakis ("Rebonds"). In questo caso dunque niente a che vedere con l'inizio del secolo europeo, però ci èpiaciuto mescolare tutte queste idee. Il testo cantato da Chiara illustra il modo con il quale le donne vietnamite combattevano gli americani durante la guerra. Una lama da rasoio nella vagina. Da idealisti ci piaceva l'idea che questo sarebbe potuto accadere a Davos durante gli incontri…". "Con il furore degli anni/siamo sempre rimasti fuori posto/anche perché il mondo è spesso bello/cambiandolo spesso". "Zeebrugge", una spiaggia nordica desolata e malinconica che si erge a perfetto simbolo per un bilancio esistenziale. Qual è il tuo bilancio come uomo? -"Non l'ho fatto. Sono ancora un ragazzo". Ascoltando la vostra musica mi vengono in mente un mare di nomi e situazioni (dalla scena del post-rock di Gastr del Sol e Storm & Stress alla scuola della lentezza di Smog e Will Oldham fino al minimalismo di Glass) ma poi mi rendo conto che l'originalità del suono deriva da un approccio musicale fortemente europeo, che trova le sue radici in un background inevitabilmente latino, in un bagaglio culturale fatto di poesia, di romanticismo e carnalità che gli americani non potranno mai avere. Che ne pensi? -"Dici? Spero che tu abbia ragione. Però malgrado il boicottaggio, compriamo anche noi dischi americani. Poesia, romanticismo e carnalità fanno certamente parte anche dell'umano americano: la differenza è che anche se amiamo Carter gli preferiamo comunque Abdourahman A. Waberi, che tra un Paul Masson californiano apprezziamo più volentieri un vino di Kelibia, che con gli stessi soldi spesi in un mese a Chicago si può riuscire a vivere per anni a Damasco. Senza cadere nel mito del buon selvaggio o del multi-kulti. Proviamo semplicemente a vivere i nostri sogni e a seguire i nostri centri di interesse…" Come rispondi ai critici che hanno definito la musica di François R. Cambuzat "eccessivamente intellettuale"? -"Che il concetto di intellettualità non può essere così basso. Che nessun pubblico è scemo. Quale sarà il prossimo viaggio dell'Enfance Rouge? -"Lasceremo il Belgio abbastanza presto, dopo la nascita di Zai. Per l'Andalusia o il Golfo di Gabès". Inquieto, apolide e scarno, un po' bohémien maudit un po' Savonarola globetrotter, Cambuzat è uno dei pochi per la cui sincerità, culturale ed umana, metterei la mano nel fuoco. Irrequieto, ha sempre seguito il fil rouge della propria passione uditiva e l'ha riversata addosso agli altri con la foga del sangue giovane che ribolle, in un arco di carriera che parte con il punk (Kim Squad & the Dinah Shore Headbangers), forma lo zenith temporale in zona chansonnier (la solista prova breliana dell'88 e la bellissima avventura del Gran Teatro Amaro) ed approda alla nuova sfida dei 'bambini rossi' (parce que c'est le rouge la couleur de la passion et de la résistance). Apolide per scelta, esser di nessuno per essere fra tutti, aggirarsi con destrezza tra gli odori pungenti della Casbah come per le ragnatele d'asfalto che incrociano a Trafalgar Square, adottare il principio dei vasi comunicanti per le culture del mondo. Scarno come è stata sempre la sua musica, sia infuriata dall'iconoclastìa punk che infoiata dal mélange della banlieue parigina, scarno perché un uomo con poco bagaglio sa offrire il tutto senza avere niente. Poche pennellate per Modì, poche frasi per Aub, poche inquadrature per Vigo, poche note per Ciampi. Molto eccesso, poche lire, poco seguito e fanculo ! Il talento non si è mai misurato con l'applausometro. Questo secondo capitolo degli Enfants Rouges (in pratica lui alla chitarra e voce e Chiara Locardi al basso, sostenuti dalle bacchette implose di Gerda Taro) è basato su intuizioni chitarristiche, introspezione sonica, pennate forti e furibonde come le imprecazioni di Céline, un soliloquio scarno (encore) che funge da impalcatura ai racconti di viaggio (int. ed ext.) del giovane francese, frasi cacciate a forza dentro la metrica peggio della calca nei vagoni del metro di Tokyo, roba da 110 e lode con sberleffo accademico, romanticismo délinquant, ricordi di vita che divengono poesia stradaiola. Un signor disco (grande grafica della Locardi per il sontuoso digipack) sulla fulgidità dell'esistenza centellinata, sul piacere del voler perdere partite messe in piedi da altri ( le regole, U know...) su come, per dirla con David Byrne "I'm resplending in divergence". Quanto peso ha la fedeltà di fronte al malessere ? Disco della stagione. The Raven, maggio '98, MUSIC CLUB Francia. In realtà si dovrebbe porre sotto la dicitura "Europa", il nuovo disco di François R. Cambuzat et les Enfants Rouges, pubblicato dall'etichetta L'Enfance Rouge. Composto da canzoni scritte in viaggio (da qui il titolo, Reus-Ljubljana), registrato a Perugia e rifinito ad Amsterdam, permeato di spirito anarchico-internazionalista, il nuovo diario intimo dell'ex Kim Squad (aiutato dal basso di Chiara Locardi e dalla batteria di Gerda Taro) è un sofferto, intransigente manifesto di libertà e idealismo. Monologhi crudi e poco disposti al compromesso, proprio come la musica che li sostiene, un post-punk minimale attraversato da rumorose folate quasi "velvettiane", con un'onestà disperata che riporta alla mente le migliori pagine dei Franti. La profondità di canzoni come Passaggio oltremare, Catalunya '36 e Biarritz-Donostia fa perdonare facilmente alcuni eccessi di verbosità e maledettismo. Musica per chi non si arrende. The Groovers, Maggio '98, RUMORE Come le sue generalità fanno chiaramente intuire, François R. Cambuzat non è italiano. Nonostante la sua nazionalità francese, e nonostante la sua vocazione al nomadismo lo classifichi a pieno titolo come "cittadino del mondo", non è certo una forzatura occuparsene nello spazio dedicato alla scena autoctona: non solo per via del suo lungo soggiorno in quel di Roma o dei suoi strettissimi rapporti con il Belpaese (per la cronaca, la storia degli indimenticabili Kim Squad & Dinah Shore Headbangers è raccontata nel n. 295), ma anche perché l'album qui recensito è stato inciso nei dintorni di Perugia e presenta liriche quasi esclusivamente nella nostra lingua. Come il precedente Swinoujscie-Tunis del 1995, anche questo Reus-Ljubljana -secondo progetto discografico, autoprodotto con il marchio L'Enfance Rouge, del duo François R. Cambuzat et les Enfants Rouges composto dallo stesso François (chitarra e voce) e da Chiara Locardi (basso e voce)- è una sorta di diario di viaggio: un diario sinceramente vissuto e speso sofferto che si sviluppa attraverso trame elettroacustiche tanto leggiadre ed evocative quanto all'occorrenza ruvide e graffianti, voci sussurrate ma non per questo prive di irruente carisma, canzoni apparentemente deliranti ma in realtà dotate di un loro particolare equilibrio. Profondamente visionario e tendenzialmente "maledetto" sia nei (bellissimi) testi che nelle atmosfere, Reus-Ljubljana è un album quantomai originale dove l'esigenza interiore di una espressività rabbiosa ed estrema -in cui, se non proprio un messaggio "politico", si avverte quantomeno un certo interesse per temi di carattere sociale- si sposa ad un gusto "romantico" di chiaro stampo europeo; un gioco, insomma, di forti contrasti -chiaro-scuro, sperimentazione-tradizione, aspro-delicato- che per fortuna non riconosce vincoli stilistici, e che parola dopo parola, suono dopo suono, fantasia (a)melodica dopo fantasia (a)melodica dichiara senza timore di equivoco il suo insopprimibile bisogno di libertà. E di fronte ad un urgenza così chiaramente manifestata avrebbe quindi ben poco senso dilungarsi in un arido e sterile inventario di eventuali influenze e paragoni, giacché la scarna, allucinata e rumorosa poesia degli Enfants Rouges -al di là dei palesi riferimenti, più che altro attitudinali, ai maestri Velvet Underground- sfugge ad ogni tentativo di rigoroso inquadramento. Cupo e malinconico ma a suo modo selvaggio, e fiero del suo rifiuto di qualsivoglia raffinatezza, Reus-Ljubljana è un piccolo capolavoro di suggestione cui l'ermetismo appena velato di autocompiacimento (legittimo, alla luce dei saldi legami dell'opera con la sfera personale degli autori) e le finalità evidentemente catartiche non sottraggono forza comunicativa. Possibile non innamorarsene o anche esserne disorientati, considerandone l'estro e la sovversiva spigolosità, ma impossibile non riconoscerne lo spessore, l'autorevolezza e il sentimento: doti, queste, che emergono prorompenti anche dalla singolare veste grafica, forse l'unica concessione di François e Chiara a una qualche forma di austera, sofisticata eleganza.(Distribuzione italiana a cura di Helter Skelter, 06-44 700 254.) Gianluca Picardi, Dal 19 al 25 maggio '98, IL MUCCHIO SELVAGGIO Custodito in un'elegantissima confezione cartonata con copertina in rilievo, il nuovo cd di François R. Cambuzat et les Enfants Rouges (cioè la sua compagna Chiara Locardi e l'occasionale batterista Gerda Taro) rischiara il firmamento del rock di fine millennio come farebbe una stella cadente in una notte senza luna. Il cammino artistico intrapreso dall'ex leader di Kim Squad e Gran Teatro Amaro culmina oggi in un'opera di rara bellezza, in cui ricerca musicale ed appassionante lirismo confluiscono in otto brani dalle tinte oscure e dal forte impatto emotivo. Che François fosse un artista straordinario già lo sapevamo da tempo: qualche anno fa il suo più recente album da solista -Swinoujscie-Tunis- con cui tra l'altro inaugurava una nuova fase creativa, lo aveva ribadito ancora una volta; oggi Reus-Ljubljana va oltre ogni più rosea aspettativa: è un capolavoro, inutile dilungarsi in ulteriori giri di parole. Essenzialmente riesce là dove molti, anche tra i più celebrati 'innovatori di fine secolo, avevano fallito: coniugare la ricerca musicale -quella più radicale, fatta di temerari fragori chitarristici, di estenuanti dilatazioni strutturali, come di silenzi che sembrano eterni- con l'arte sempiterna della poesia. In questo disco rumore e dissonanza imperversano, eppure c'è tanto pathos e tanta dolcezza che pare di ascoltare il più ispirato dei Notturni di Chopin. Fabio M. Arati, Maggio '98, RARO Sempre più spettrale, il viaggio che spiega la musica di François R. Cambuzat verso un'altra stazione, fatta di tremolii chitarristici, un basso (quello dell'inseparabile Chiara Locardi) che è pura pulsazione dell'anima, una narrazione a suo modo drammatica negli accenni, nelle pause, , nelle inflessioni cupe della voce. 'Des trains, facteurs de vent" lascia il posto ad una melodia sussurrata e subito squarciata da un'elettrica impazzita e fulminante. E' come se François e Chiara fossero approdati ad un indurita sottrazione, quasi per cogliere gli affanni del cuore in un processo di de-composizione verso un nervoso silenzio. La chitarra sceglie di mimetizzarsi fra le pieghe ritmiche, di trascinarsi un poco malata ("Biarritz-Donostia") e distonica, fino a fare esplodere di inquietudine l'animo, oppure di darsi un tocco liricamente sfuggente ("Rdeci Otroci) e chiudersi in un sussurro minimale. Quello che comunque "Reus-Ljubljana" -coordinate spaziali che attraversano Spagna e Slovenia- incarna è la voglia di dare ad ogni spigolo sonoro un sapore più marcatamente destrutturato. La voce è sopratutto spia di una solitudine malinconica, quindi, ma anche di una poesia che, proprio sul suo fondale nero e scabro, trova uno spiraglio di luce cosciente ("Marechiaro"), un approdo sommesso ma pacificante, da cui, forse, ripartire. Alla prossima... John Vignola, Giugno '98, ROCKERILLA REUS LJUBLJANA (L'Enfance Rouge) & TAURISANO CAJARC (C.P.I.) Reus-Ljubljana è un album scarno ed essenziale, costruito quasi esclusivamente sull'aspro suono della chitarra accompagnata dal basso e -ma non sempre- dalle percussioni, un suono fatto di tesissime quieti e improvvisi stacchi lancinanti. Il recitare di François si fa raramente canto vero, lasciandosi andare piuttosto a una sorta di flusso di coscienza in cui si sovrappongono immagini, ricordi, dichiarazioni, sogni. Dall'iniziale Passaggio Oltremare alla dolcissima marcia funebre Marechiaro passando per le narrazioni di Des trains, facteurs de vent e i repenti spasmi chitarristici dell'ottima Colazione sull'erba, Reus è un disco difficile e introverso ma intensissimo, a tratti abbagliante nel suo starsene continuamente controcorrente. Certe progressioni più lineari ( Biarritz-Donostia ) le direste vicine ai Sonic Youth più dilatati, il senso di tragedia incombente aggiunto dal basso lo ricollegherete ogni tanto ai vorticosi crescendo dell' Interstellar Overdrive di pinkfloydiana memoria ma l'album è soprattutto estremamente personale e incompromissorio. Un passo coraggioso e incosciente. Come tutti gli impulsi del cuore. (7) Piuttosto diverso il discorso per Taurisano-Cajarc, raccolta di pezzi 'sparsi' nel tempo dai due musicisti e mai pubblicati prima, brani che però mostrano un suono più direttamente 'rock' e che -se non sbaglio- appaiono in parte (stravolti e ricomposti) anche in Reus-Ljubljana. ( Ti sbagli ! n.d.r. ) La dimensione è e resta intimista e laterale ma la musica sembra più disposta a lasciarsi penetrare. Alcuni brani vanno avanti lenti, straniti e improntati a una forma dilatata e dissonante di blues catatonico, come accade nelle splendide Maternelle d'Ancône (i cui tratteggi di chitarra stanno curiosamente tra Peter Green e Neil Young) e Sunday morning, cover dei Velvet Underground interpretata dalla voce roca e bellissima da Chiara con piglio più intimista che decadente. In larga parte però la musica s'impenna e si screzia di rumore, ritmo e persino timidi campionamenti, lasciando emergere -non me ne vogliano gli interpreti- un suono dalle vaghe attinenze 'post' (tra Ulan Bator e i primi June of 44), dove si stagliano le performance -veramente grandi- di Solitude, bien sûr , Ombres e Aurelia . Al finale è riservata la denuncia fortissima e avventata di Holdings , una delle più intense e devastanti dichiarazioni d'alterità (o d'intenti ?...) che abbia mai ascoltato e che trova un plausibile referente -dal punto di vista concettuale, perché qui la musica è assolutamente sublime- solo nell'ultimo Fausto Rossi. Taurisano-Cajarc si propone tra le migliori uscite rock pubblicate quest'anno da etichette italiane: non perdetela. (8) Stefano Isidoro Bianchi, Luglio/Agosto '98, BLOW UP "Taurisano-Cajarc" disco Blow Upper del mese BLOW UP "Egli è un essere cristallino, intorno al quale si dispiegano le colonne sonore d'una musica basata sul contrario dell'armonia, o meglio d'una musica ch'è quanto rimane quando l'armonia è logorata, passata alla mola". Le parole di Jean Genet riferite all'amato Querelle sono una didascalia efficace per decifrare il personaggio François R. Cambuzat, francese di nascita, italiano per caso, apolide per intima vocazione. Front-man dal ciuffo irresistibile nei Kim Squad, maudit fascinoso del Gran Teatro Amaro e narratore sempre più sbilenco ed estremo dei Les Enfants Rouges, Cambuzat -al pari del marinaio di Brest- è un viaggiatore. Sia Reus-Ljubljana che il precedente Swinoujscie-Tunis sono appunti sonori di un esploratore, taccuini di un'anima errante e inquieta. François non racconta. Piuttosto assembla segni, immagini, colori, impressioni del suo vagabondare. Stavolta l'itinerario è compreso tra Spagna e Slovenia. La scrittura delle liriche è evocativa, carica, decadente. Al contrario, le musiche hanno un andamento atonale, scheletrico. Il riferimento più immediato, ascoltando questo disco volutamente scarno nei contenuti e sofisticatissimo nell'estetica, è per tre volte il nome Lou. Lou come il Reed dei Velvet Underground. Lou come il Barlow dei minimalisti Folk Implosion e in parte dei più composto Sebadoh. Lou come Lou Andreas-Salomé l'amica-discepola di Freud, la più potente espressione femminile nell'immaginario del padre della psicoanalisi. C'è sempre una donna musa e musicista nella storia di Cambuzat. Oggi si chiama Chiara Locardi, bassista e cantante, contraltare biondo e morbido dell'ossuto François. Reus-Ljubljana è opera complessa, volutamente buia e fieramente indipendente. Una cartolina in bianco e nero che reca un'unica indicazione: "Adieu". Prendere o lasciare. Daniela Amenta, Luglio/Agosto '98, FARE MUSICA
"... 1936 o 1999, è la stessa cosa: siamo nelle mani delle
multinazionali, ma finché gente come te scriverà sui
muri davanti a certe sedi del PC 'fascisti o comunisti: stessa razza,
stessi padroni', firmando con una A cerchiata, l'utopia che ci lega
sarà anche viva, dolce e gaia...". Oppure: "... Ora
sono già pronta. Il pelo pubico raso. Somiglio alla mia sorella
minore. Meretrice. L'ascella perfetta. Ne va della vita. Per fratelli,
sorelle, figli e figlie. Della cena ne sono il dolce." È
con queste citazioni tratte da 'Amour & Résistance' e 'Davos
Bei Nacht' che voglio iniziare la recensione del nuovo lavoro di François
R. Cambuzat (in passato anche protagonista con Il Gran Teatro Amaro)
e Chiara Locardi, coppia franco- italiana attualmente residente in
Belgio, pur se costantemente itinerante, visto il gran numero di concerti
in cui sono impegnati. Due anni dopo 'Taurisano- Cajarc', L'Enfance
Rouge torna a divulgare il proprio verbo, fatto di pensieri (espliciti),
di vicende personali, di esperienze vissute sulla propria pelle e
di suoni. Suoni e canzoni che hanno qualcosa da spartire con le avanguardie
più intime del rock (post?), con il rumore e con la musica
concreta, ma sempre in una veste quasi sommessa, come se le loro urla
fossero interiori, più che slogan da gridare in piazza, e solo
in 'Etre Heureux En Hiver' il volume sale e si fa fragoroso alle nostre
orecchie, nell'attesa che le voci sussurrate di Chiara e François
raccontino, recitino, ma nessuna parola uscirà mai dalle Roberto Michieletto, Luglio 2000, MUSIC CLUB, n.98 Liberi, felici e alienati. La lama passa talmente radente che taglia qualsiasi pelo fuori posto, nessuna speranza di crescere secondo propria volontà, se non incarnirsi. Crescere sotto pelle, viaggiare ed ingrossarsi sotto traccia. E dar dolore. Consapevolezza. Volontà di urticare. Chanson andata a puttane. O mostrare con la chanson che si sta andando a puttane. Slegare la musica per invitare a slegare le vite, i cervelli, le corporazioni ed i corpi. Eseguire l'elementare e rischiare le risate. Uno più uno sembra fattibile da tutti (sembra) mentre radice quadrata di nove miliardi ottocentocinquanta milioni duecentoventiquattro che bravi! - lo fanno i megagruppi da stadio. Con la calcolatrice elettronica. Molto elettronica. Uno più uno, invece, lo fai a penna, a matita, a memoria, a cazzo magari. Ma da te, senza l'aiuto di chi, spesso, canti contro. E gli ospiti di grido, i pettirossi, ci cantano gratis, nel disco ('Etre Heureux en Hiver') e anche Hitchcock presta volentieri la scena della doccia e i violini assassini di 'Psycho' ('Festa Te Lu Mieru'). La traccia nascosta è come il deserto dei tartari, o meglio come Godot: inutile aspettare. Più il rollercoast è ben oliato e più sentirà il granello di polvere. Dovrebbe sentirli tutti dunque, di questi tempi. Son pochi ma sinceri. E cresceranno. Guardatevi, avete una faccia troppo ben rasata. Forse dovreste regalarvi 'Davos- Leros' e il piacere, di mattino presto, di fermarvi a guardare i corvi che roteano nella corrente, anche se timbrerete rosso. The Raven, Settembre 2000, MUSIC CLUB, n.99 Abbiamo dovuto attendere per ben due anni questo seguito all'ottimo Taurisano-cajarc e oggi che finalmente esso è oggetto tangibile fra le nostre mani, la felicità e il calore che derivano dall'avere ancora Chiara Locardi e François R. Cambuzat fra noi, uniti allo stupore per un interessante processo evolutivo in atto, ci fanno presto dimenticare i difetti che in piccola parte vanificano lo sforzo dei due. Felicità perché il mondo, e noi con esso ha bisogno di persone autentiche come loro, sognatori che rifiutano di abbassare la guardia per inginocchiarsi al dio denaro, 'rain dogs' che credono ancora in un mondo unica patria, bene prezioso da conservare e proprietà collettiva da togliere di mano ai potenti. Stupore perché l'impianto base che ricalca la ballata slint/fugaziana viene corretto con dosi di rumore, scomposto in attimi di pura astrazione e arricchito con suoni concreti (seppur non riportati nelle note vengono usati nastri e/o campionature); un discorso, questo, che appare particolarmente riuscito nella strumentale Etre heureux en hiver e nella quasi strumentale Festa te lu mieru, dove i due lasciano intendere anche la comune passione per Keiji Haino. I difetti, invece si concentrano intorno alla voce di Cambuzat, cantautorale e inadeguata alla forza delle parti strumentali; molto meglio quando nel contesto elettroacustico 'Davos bei Nacht', la Locardi ripete la bella prova data due anni fa nella velvetiana Sunday Morning, peccato che l'economia sonora del duo non preveda un uso maggiore del suo timbro malato e mitteleuropeo. Tale difetto è comunque lenito dalla qualità dei testi, sui quali , stando al fatto che vengono riportati nel libretto in ben quattro lingue, il duo punta in particolar modo. Parole come "con il furore degli anni/ siamo sempre rimasti fuori posto/ anche perché il mondo è spesso bello /cambiandolo spesso", ma anche significativi silenzi come quelli che sottilmente si incuneano fra i suoni o come quello eclatante di trenta minuti- una volta tanto non per celebrare John Cage ma "per ricordare la sofferenza e la morte causate dal liberalismo internazionale" - che precede la ripresa completamente acustica di Davos bei Nacht, pungono al pari delle spine (7/8). Eterogenio, Giugno 2000, BLOW UP, n.25 Dischi come Moleskine in bella copia, i cui titoli corrispondono agli estremi intrapresi dalla coppia: "Swinoujscie-Tunis" o "Taurisano-Cajarc" oppure quest'ultimo in bilico tra la Svizzera e la Grecia. Dischi come qualcosa che possa rappresentare e fissare la propria vita nel tempo. Non solo dischi, quindi: storie personali che poi utilizzano la musica come vettore. In fondo è proprio questo aspetto che li rende speciali: il mettersi in gioco costantemente e pubblicamente, con estrema sincerità e coerenza; il rimanere in bilico ai bordi del sistema senza chiasso o enfasi; essere anarchici fino in fondo, romanticamente ma senza mielosità. La ricerca del destabilizzante come cifra di vita: a vent'anni era il rock'n'roll da "Giovani Bastardi" dei Kim Squad e "Fratel Coltello", poi l'esperienza - bellissima e sottovalutata - del Gran Teatro Amaro e infine la scelta di una strada privata, mettendo assieme tutte le avanguardie, rock e non solo, più sovversive. Dischi coraggiosi e belli, un po' tutti. Per H. Muratami bisogna scriverle per capirle le cose (Tokyo Blues): così François e Chiara. Improvvisazioni, brani recitati, flussi di coscienza, lunghe pause e silenzi (anche di mezzora) e chitarre che si infrangono. Sapori naif e concreti, costruzioni da folk teatrante. Tenerezza e rabbia. Ah, nei negozi magari li trovate sotto la dicitura "Post-rock" Gianluca Runza, 2000, RUMORE Militanza e poesia: il binomio su
cui si esprimono da anni François R. Cambuzat e Chiara Locardi,
ora solo l'Enfance Rouge, NON è l'ennesima banalizzazione di
un concetto. Diremmo che esattamente il suo opposto.In uno scenario
sempre più disossato, ma sempre più lirico, l'estrema
poesia di "Davos-Leros" gioca la loro migliore partita in
un solo apparente sottrarre (chitarra, voce, basso, riverberi, poco
altro). John Vignola, Giugno 2000, ROCKERILLA, n.238 E' un disco fatto soprattutto di silenzi
l'ultimo prodotto dal sodalizio tra François R. Cambuzat e
Chiara Locardi, quarto (con ragione sociale lievemente mutata e al
solito due località a battezzarlo) per Les Enfants Rouges,
ora domiciliati in Belgio. A partire da quello, lunghissimo (trenta
minuti esatti segnati da un bordone ai limiti dell'inaudibile), che
precede un'ultima traccia senza titolo, fiero proclama di alterità
e anarchia nell'era della globalizzazione. Molto bassi i volumi, separate
l'una dall'altra le note da spazi bianchi che rendono tanto più
intenso il percorrerle di fila, sussurrati i testi, che ci si sorprende
a seguire più con gli occhi sul bel libretto, che con le orecchie
(e in qualche frangente, su tutti la lettera di Amour & Resistance,
magnifici): tutto concorre a far sì che Davos-Leros sia un'opera
rispetto alla quale l'indifferenza è impossibile. Certamente
destinata a pochi, dacchè non concede mai una lusinga di melodia
cantabile, né un riff sostenuto e, cedendo alla concentrazione
su quanto accade, urtica i nervi come ortica sfregata sui polpacci.
Bisogna avere voglia di ascoltarla, bisogna cessare ogni altra faccenda
per vivere per mezz'ora in un universo sonoro, tanto più urlante
quanto più è silente, che travalica il rock come a pochi
della scena post è riuscito. Penso agli Storm & Stress.
O restando in Italia agli Starfuckers. Eddy Cilìa, 23-29 maggio 2000, Il MUCCHIO SELVAGGIO, n.398 "Il mondo è spesso bello
cambiandolo spesso". Sta in queste parole, forse, il senso dell'ultima
fatica discografica di François R. Cambuzat e della sua compagna
d'arte e di vita Chiara Locardi. François … gli anni passano,ma
lui per me rimarrà sempre il ragazzo sfrontato che, tre lustri
fa, sul palco di Rock Roads, fiasco di vino in mano, arringava la
folla rea di aver fischiato la bravissima Micelle Shocked en attendant
gli Housemartins. Gabriele Marramà, 2000, MOOD
E' l'intensità di un silenzio, di parole sussurrate, di un
sottrarre che riempie più di mille feed-back e urla. E' poesia
politica, azione armata di chitarra, basso, voce, percussioni, violino
e qualche riverbero che combatte con il sussurro e con la lentezza
le urla e la velocità dell'oggi, è umanità disossata
pura e priva di orpelli inutili. Barnaba Ponchielli, Agosto 2000, JAM, n.62 Nomadi, indipendenti, insofferenti
nei confronti di qualsiasi regola che possa limitare i loro orizzonti
culturali e musicali, François R. Cambuzat e Chiara Locardi,
aiutati da un manipolo di musicisti (tra cui l'ex batterista degli
Ulan Bator, Frank Lantignac) immortalano in sei istantanee luoghi,
volti e impressioni di viaggio, a cui si mescolano le dure prese di
posizione contro il crescente potere delle multinazionali (tema ricorrente,
cui è interamente dedicata la ghost track che chiude il disco).
Anche la parte musicale viene contagiata dalla vena anarchica dei
due "enfants", che al loro rock assolutamente sui generis
aggiungono atmosfere folk e psichedeliche. Sottili e ripetitive trame
sonore compongono generalmente l'ossatura dei brani, le cui parole
vengono declamate da François e Chiara, la quale presta la
sua voce, ad esempio nella singolare "Davos bei Nacht".
Ilaria Ferri, Luglio/Agosto 2000, ROCK SOUND, n.27/28 Versus/magazine musical et (contre) culturel # 8, 2006 www.versusmagazine.net/ J. Dupas Hérissé, dissonant, abrasif, plombé, le noise-rock de L'Enfance Rouge n'invite pas vraiment à la rêverie et encore moins à la gaudriole. Héritiers d'une longue tradition de groupes bruyants et confrontationnels, tels DNA, Sonic Youth, Swans ou encore Shellac, ces musiciens ranco-italiens ont, quant à leurs textes amers, nihilistes et taillés au scalpel, une parenté spirituelle avec des groupes hexagonaux comme Diabologum, Programme ou encore Encre. Sècheresse minérale du son et absence totale de compromis peuvent d'abord rebuter l'auditeur non-averti, et il faudra à certains un temps d'adaptation pour que l'intérêt de Krško-Valencia se révèle véritablement. Ce qui impressionne en premier lieu c'est la maîtrise totale qu'ont les musiciens de L'Enfance Rouge de leur art derrière une apparence atonale et fracassée. Toujours au bord de l'implosion, c'est sur le fil du rasoir que François (guitare/voix), Chiara (basse/voix) et Jacopo (batterie/voix) ont choisi de se positionner, choix duquel découle une impression de tension quasi-permanente, mais qui porte souvent les morceaux à incandescence. La rythmique, loin d'asseoir, déstabilise plutôt, entre basse marécageuse et batterie qui donne l'impression de s'effondrer sur elle-même à chaque instant (on pense à Teenage Jesus and the Jerks), alors que la guitare lacère l'harmonie plutôt de la souligner. Autre élément remarquable qui complète le tableau, la voix de François, éraillée et éructée, donnant une impression de violence larvée, mettant parfaitement en valeur ses mots lucides et torturés. Certes, l'univers de L'Enfance Rouge est sombre et étouffant, mais jamais froid, leur musique ayant une vie propre, un côté très organique, mouvant, qui capte fortement l'attention, et c'est bien là sa force : un style farouchement singulier qui ne peut laisser indifférent et qui parle à la fois au cerveau et aux tripes. Krško-Valencia est un album qui ne cherche pas à séduire, mais qui finalement convainc par sa cohérence, son originalité, et l'adéquation parfaite entre son message, jamais complaisant, et son esthétique qui tranche dans le vif. 8/10 Longueur D'ondes # 33
www.longueurdondes.com/rub/magazines.htm C'est un véritable ovni que ce sixième album du trio
franco-italien. Poursuivant sa thématique du voyage, François
R. Cambuzat et ses acolytes jouent une musique sans frontières,
ni musicales, ni géographiques. Puisant dans les cultures,
de Berlin à Tunis, de Tbilissi à Séville, les
sons sont distordus, dissonants, entre rock expérimental et
jazz torturé. Le propos y est révolté et anarchiste.
Les ombres de Sonic Youth, de Noir Désir ou Tool s'y côtoient
dans une rage sombre et érangeante, tantôt contenue,
tantôt libérée dans un accès de fureur.
Peu facil d'accès, ces morceaux ne se laissent pas facilement
apprivoiser, mais sont d'une intégrité artistique et
humaine totale. Un disque inransigeant qui s'apparente à une
introspection redoutable. Octopus www.music-octopus.com Aymeric Lozet Tanzanie, Tchad, Slovénie.... 3 ans après Rostock-Namur, L'Enfance Rouge lance avec Ksrko-Valencia une nouvelle invitation au voyage, traversée de contrées inhospitalières aux paysages angoissants. Accomplie à coup de marches marchées, sur un rythme effréné, l'expédition dirigée par le trio franco-italien ne laisse que de rares possibilités au voyageur de reprendre son souffle, et assurément aucune d'en ressortir indemne. Le ton est donné dès les premiers accords, sèchement plaqués ; rythmique placée très en avant, basse grondante et implacable, guitare-scalpel tranchante, le son est compact, ramassé, dense. L'Enfance Rouge reste aux aguets, prêt à bondir et à décocher un uppercut à la moindre baisse de garde. Résolument dérangeant - non pas provocateur mais les yeux simplement grand ouverts sur le monde - agressif tant sur plan sonique que verbal comme pour rester en alerte, combattre l'apathie rampante qui anesthésie / paralyse les sociétés post-industrielles occidentales, le trio poursuit une démarche politique marquée, dans un engagement total, absolu, ne connaissant aucune limite. Un tel degré d'implication se traduit par une tension extrême, palpable lors des passages explosifs comme dans les moments d'accalmie, et qui deviendrait épuisante sans quelques rares trêves salutaires (Kérosène ou La Fille aux Jambes Rayées, aux accents jazzy et brumeux). Dérivant entre free rock bruitiste tout en breaks et contre-temps (Palais Bourbon) et poésie surréaliste habitée (Pantocrator, aux intonations âpres n'étant pas sans rappeler un Bertrand Cantat survolté), Ksrko-Valencia renferme une urgence incandescente et laisse s'échapper une fureur impétueuse, indomptable. Catharsis salvatrice pour qui parviendra à s'en échapper, la traversée de cette interzone - inquiétante car dépeinte sous une lumière crue et aveuglante mais qui n'est rien d'autre que le monde actuel qui nous entoure - ne saurait laisser indemne. Un seul problème cependant : pas de billet de retour, aller simple uniquement. Movimenta
www.movimenta.com) L'Enfance Rouge alla fin fine non sono mai cambiati. Sempre una cosa
grande. Chain Link
http://www.chaindlk.com/reviews/ Francois Cambuzat and Chiara Locardi are back and if you're european and you're thinking they're "new jacks", probably you have been living isolated on a mountain top. With such a name I'm sure there's people thinking that what we have here is some "classy plastic project from France", I'm sorry for you but while the band is of course refined and, yes, can also be said labeled as "classy", nothing is so far from being "fake" or "plastic". L'Enfance Rouge this time is pictured in the maturity of its aging process, they got back to violence and to the full vigor of their "fisique". The power trio (including Jacopo Andreini) is back with a depressed, dramatic full-length. "Krsko - Valencia" is "hard", not just for the fact most of the songs have been manufactured with that rock/noise-rock touch french bands had back in the days, but its hardness stands in the lyrics. "Killer-rock-ballads for desperate times", nothing is light hearted in here and that's the first impression you get from listening the cd or from giving a glance to the layout. A good record as always, I'm sure the fans of L'Enfance Rouge can go and break their money pigs since it's not deluding at all. "Hurricane Lily" with the islamic singing at the end deserve a special mention as "THE" real masterpiece. There're some interesting "highs" even if not all the tracks are equally as impressive/intense as the last one, that's the main point: some catchy episodes and some good, but not outstanding tracks. Depressed-rock maniacs and noise-rock lovers if you remember nostalgically how "independent" meant something during the early nineties...Cambuzat and L'Enfance Rouge won't disappoint you. Sands-Zine
www.sands-zine.com "Krško - Valencia", nuovo disco dell'Enfance Rouge, finalmente con una distribuzione italiana che possa garantire al gruppo una maggiore visibilità, prosegue nel segno della continuità con il passato. La formazione rimane, nell'ossatura base, la stessa di "Rostock - Namur" e cioè il trio composto da François Cambuzat, Chiara Locardi e Jacopo Andreini e con piacere scopriamo che sono riproposte anche una manciata di vecchie canzoni. Il precedente disco doveva rappresentare un punto di non ritorno per la band, doveva cioè essere il loro ultimo disco politico: e invece l'argomento ritorna, sublimato in 15 secondi di nulla, nella penultima traccia, Colloquio risolutivo sull'Europa Sociale tra il Presidente Romano Prodi e il Primo Ministro Cavaliere Silvio Berlusconi; l'elemento politico e sociale, nella musica di François Cambuzat e compagni, è una componente troppo radicata ed è questo uno dei motivi per cui lo abbiamo amato e continuiamo a farlo; per questo suo spirito sempre fiero, combattivo e 'contro'. Manca, in "Krško - Valencia", Pierpaolo Leo alle parti elettroniche e infatti questo nuovo lavoro si presenta meno sperimentale, più solido e rock, figlio dei numerosi concerti che i tre hanno tenuto in lungo e in largo per il mondo (intitolare ogni disco con il nome di due città la dice lunga sui loro pellegrinaggi e sul loro sentirsi cittadini del mondo). Iparalde, Palais Bourbon, Djibouti, Pantocrator, Hurricane Lily e quella vecchia conoscenza di Barrio Chino, sono abilissime costruzioni rock, rappresentate con la dualità del pugno e della lama; colpisce diretto ed apre ferite profonde. Il lato più intimista è invece affidato alla voce di Chiara Locardi, ancora una volta magnifica, in Chapelle du savage, La fille aux jambes rayées e nella splendida rivisitazione di Davos bei nacht, già contenuta in "Davos - Leros", ma qui finalmente valorizzata da una perfetta produzione che rende merito a pieno alla canzone (sicuramente una delle loro più belle di sempre). Da segnalare, inoltre, la riproposizione della notevole Calle de los desamparados, in cui si affacciano prepotenti le istanze avanguardiste, la corale Caracas, Lusaka, Berlin, con ospite alla chitarra Emiliano De Vito nonché vicina a certe cose del Gran Teatro Amaro, e la jazzata Noir Orange, con il sax di Andreini e il piano di Antonio Traldi (autore di efficacissimi inserti in più di una canzone) in grande spolvero. Un'ultima cosa la voglio dire, come sempre, sui testi, tutti in francese, eccetto per la già citata Davos bei nacht e per Gaio e Giallo, non a caso due delle vecchie canzoni qui riproposte: senza voler criticare la scelta, legittima, dico solo come, personalmente, sono legato, e come ho sempre ammirato, il coraggioso cantato in lingua italiana di François che, pur presentando piccole sbavature legate alla pronuncia, con gli anni è andato sempre più perfezionandosi. In ogni caso, ben tornati. Blow Up
www.blowupmagazine.com Non si può dire che François Régis Cambuzat chitarra e voce), Chiara Locardi (basso e voce) e la new entry Jacopo Andreini (batteria, sax e voce) inflazionino il mercato come troppi altri. Un album ogni due-tre anni (il precedente ³Rostock-Namur² è del 2003), molti concerti, scarsa considerazione degli aspetti più strettamente commerciali del fare una musica comunque commerciata, un distanziamento dalle luci delle ribalte che più che masochismo o malriposto eccesso di Opoliticizzazione¹ a noi pare l¹onesto e un po¹ ingenuo idealismo dell¹art pour l¹art. Non nascondo di nutrire molto affetto per François e Chiara, forse solo perché li avverto come la mia cattiva (buona) coscienza. ³Krsko-Valencia² è un disco più rock per riassumere rapidamente rispetto ai predecessori. Contiene riff e ritmi solidi, espone una voce (quella di François) più convincente e rabbiosa, meno adagiata sui registri cantautoral-bohémien che sapevamo, e un¹altra (quella di Chiara) sempre bellissima e finalmente più utilizzata. Per molti versi è un disco che qualche anno fa avremmo catalogato - ah! le irregimentazioni del suono in uno schema... - come Omath-rock¹: batteria pestata e ritmi spesso geometricamente squadrati (Iparalde/Palais Bourbon saranno gli inni live per scaldare il pubblico, la revisione di Barrio Chino lo spazio per colpire gli stomaci), rapide digressioni d¹altro (piano, sax) e un diffuso gusto arty ancor prima che avant. Non è cambiato moltissimo, quella linea che parte dagli Slint e punta a Keiji Haino resta intatta, solo stavolta le Ocanzoni¹ appaiono più tali: insomma, c¹è meno spazio per l¹improvvisazione e gli sperimentalismi che caratterizzavano soprattutto l¹album precedente e più per l¹immediatezza e la struttura (Djibouti, Chapelle du sauvage e Pantocrator sono esemplari in tal senso). Il cambio di registro si intuisce anche nella volontà di rileggere numerose tracce del passato (ben quattro da ³Rostock-Namur² e una da Davos-Leros², la dissonante e mitteleuropea di Davos bei Nacht) proprio alla luce di questa nuova sensibilità Orock¹. E, poco prima della chiusura, una formidabile intuizione politica che si chiama Colloquio risolutivo sull¹Europa sociale tra il Presidente Romano Prodi ed il Primo Ministro Cavaliere Silvio Berlusconi e che lascio alla vostra curiosità scoprire perché è una delle canzoni politiche più intelligenti di cui io abbia memoria. Music Club
www.musicclub.it Prosegue imperturbato (ma non impermeabile ai luoghi attraversati) l'affascinante e stimolante (per la parte più allenata del nostro cervello) viaggio di una band chiamata L'Enfance Rouge. Una band che questa volta ha scelto di compiere la tratta di strada che da Kr?ko conduce a Valencia. Uno spostamento lungo quindici brani, che mettono a nudo (forse nel modo più completo sinora ascoltato) la vera essenza della formazione composta da François R. Cambuzat, Chiara Locardi e Jacopo Andreini. Essenza che vive di avanguardie e retroguardie, sempre rock, siano esse post e concettuali o estremamente fisiche e irruente nel proporsi. Parlare di 'Kr?ko-Valencia' come dell'album più completo (per strutture, idee, suoni e quale summa del sapere del gruppo) de L'Enfance Rouge è il minimo che si possa fare, ma dire che il pathos viscerale che straborda dalle canzoni è figlio delle emozioni, dei pensieri e dei sentimenti, prima ancora che delle note, è una constatazione quanto mai preziosa. Velvet Goldmine
http://velvetgoldmine.iobloggo.com/archive.php?eid=143 François R. Cambuzat (voce, chitarra), Chiara Locardi (voce , basso) e Jacopo Andreini (batteria, sax e voce), formano L'Enfance Rouge; vivono tra Parigi e Tunisi, hanno collezionato oltre 800 concerti dal 1993 e non guardano in faccia a niente e a nessuno. Non sono affatto prevedibili, sono indipendenti e fuori da ogni schema; musicalmente, oltre al loro interesse per Keiji Haino e Wadih el Safi, portano avanti un discorso d'avanguardia rock, senza mai fissarsi troppo sullo stesso canovaccio. Funziona benissimo il mix tra le due voci portanti: quella cattiva e decisa di François con quella delicata e morbida di Chiara. Un viaggio da Krsko a Valencia: dal rock con basso-batteria pesanti e ben pestati ("Iparalde" e "Palais Bourbon") a visioni post rock ("Kerosene"), da canzoni ricche di pathos e cariche elettriche ("Djibouti" e la stupenda "Pantocrator") a ballate dolci/amare ("Chapelle du Sauvage"). Senza tralasciare stralci di vaudeville persi nei meandri della sperimentazione ("Davos bei Nacht") e canzoni politiche con titoli davvero chiari ("Colloquio risolutivo sull'Europa Sociale tra il Presidente Romano Prodi ed il primo ministro cavaliere Silvio Berlusconi"). L'album non annoia mai, non cade di stile in nessuna delle quindici tracce; una carica positiva e una bella boccata d'aria fresca che ci salva da gruppi che di anima non ne hanno. "Krsko-Valencia" è uno tra i migliori album del 2005 che abbia sentito fino ad ora, difficile staccarsi dall'ascolto anche dopo ripetuti passaggi nel lettore. Thurston Moore li giudica uno dei migliori gruppi europei, e voi siete ancora li a chiedervi se il gioco vale la candela? Komakino
www.inkoma.com/komakino.asp Con in realtà 14tx, visto che la quattordicesima sono 6
secondi di silenzio a titolo (prendo fiato..) Colloquio risolutivo sull'europa
sociale tra il presidente romano prodi ed il primo ministro cavaliere
silvio berlusconi.. Krško Valencia ha un rinnovato impatto fisico
rispetto i precedenti di François Cambuzat e soci. Rimane lo
stesso scenico effetto da cantastorie in aurea post-rock sperimentale
(senti la prosa gitana di Davos Bei Nacht e Gaio E Giallo), ma in
più, il ruolo di Cambuzat guarda meglio agli agganci melodici
che la musica gli offre, non lasciandola più semplicemente
come una cornice spezzata e sincopata di genere sperimentale per i
suoi masochismi politici, ma la trasforma invece in una stanza dalle
dimensioni oblique, calda e piena. Da qui la ripresa di qualche titolo
già pubblicato anni fa, e nuovo ossigeno con Iparalde, o la
malinconia esplosiva di Pantocrator. Poi in particolare c'è
Chapelle du Sauvage, arpeggio notturno consegnato alla voce della
bassista Chiara Locardi, in uno squisito gusto francese, morbido e
amante (insieme a Cambuzat in sfogo demenziale (almeno credo sia Lui..)
anche sulla traccia finale), il canto falso patriottico da compagni
di catastrofe di Caracas, Lusaka, Berlin e il fumo jazz di Noir Orange,
breve strumentale ricca di un assolo di tromba mite e gocce di pianoforte.
- Credo sulla carta questo Krško - Valencia si possa definire un bel
disco, singolare ma non primizia, intimo ma non avvicinabile, - sebbene,
la puzza di colto e di politica, - attacco o critica sociale che ne
sia, - mi disamori dall'affezionarmici e mieta futuri ascolti Il Tirreno
www.iltirreno.quotidianiespresso.it François Régis Cambuzat, in pista alla fine degli anni ottanta con The Kim Squad, s'è ritagliato un posto di primo piano nell'underground italiano per l'attività col Gran Teatro Amaro e, infine, col progetto L'Enfance Rouge, realizzato insieme a Chiara Locardi. A due anni da "Rostock - Namur", lavoro davvero pregevole, tornano con un nuovo album, il sesto, il cui titolo, in coerenza con l'indole da giramondo che li contraddistingue (vivono tra Parigi e Tunisi), è ancora di stampo geografico: "Krsko - Valencia". 15 canzoni che la coppia, coadiuvata in maniera ormai stabile dalla batteria di Jacopo Andreini, propone con la consueta capacità d'emozionare. È rock il linguaggio espressivo, con poco spazio per divagazioni e sperimentazioni: prevale quello spigoloso, dove i ritmi sono tesi e le chitarre taglienti, ma non mancano sonorità più soffici, complice anche la voce di Chiara. Con uno sberleffo finale: un improbabile scambio d'idee sull'Europa sociale tra Prodi e Berlusconi. Freak Out
www.freakout-online.com Dopo dodici anni di esistenza il progetto L'Enfance Rouge, continua a vagare senza meta nel mondo, assorbendo gli stili musicali e di vita dei posti più impensati. Francois Cambuzat e Chiara Locardi, rispettivamente voce e chitarra e voce e basso, per quest'ultimo lavoro hanno voluto alla batteria ed agli ottoni Jacopo Andreini, già nell'Arrington De Dyoniso Quartet, nel quale suonava anche Fabio Magistrali, qua reclutato dietro al mixer. Penso che con questi ultimi nomi vi siate sufficientemente resi conto di quali strade possa aver preso il trio, che è stato giudicato da Thurstoon Moore uno dei migliori gruppi europei. Difficile smentire mister Sonic Youth, dato che la band assorbe gli umori meno comuni, ma allo stesso tempo molto presenti in tutta l'Europa. Fondono, mischiano, miscelano musica contemporanea, rock, musica sperimentale e quella classica, oltrepassando tutti i confini, dando corpo, almeno dal punto di vista musicale, alla vera essenza dell'Europa unita. Come sempre imprevedibili passano dal noise bislacco di "Djbouti" alle coralità, accompagnate da una batteria semi-jazz e da poche note di una chitarra minimale di "Caracas, Lusaka, Berlin". In "Davos bei nacht" tornano i temi musicali dell'Europa continentale tanto cara a Pascla Comelade, all'ultimo Capossela e al Tom Waits più circense. Si concedono alcune svisate rock in "Palais bourbon" dove si riscontrano dei Primus particolarmente rancorosi ed acustici, cui tocca intrecciarsi con un piano subdolo. Fabio Magistrali deve aver dato un contributo maggiore di quanto è riportato nelle note di copertina, dato che in "Gaio e giallo" si respira l'aria degli ultimi Six Minute War Madness, quelli con lui in formazione, oltre che come produttore, mentre in "Kérosene"ritroviamo un sound vicino a quello degli Ulan Bator. Imprevedibili come sempre con il trio franco-italiano assaporiamo il gusto e della sperimentazione pura e spontanea. Pop Up magazine
www.popupmagazine.pl Francusko-wloskie trio L'Enfance Rouge poznalem póltora roku temu dzieki koncertowi na festiwalu w Dour oraz udostepnionej na stronie internetowej zespolu plycie "Rostock-Namur". Najnowsza plyta, wydana w najbardziej preznej wloskiej niezaleznej oficynie Wallece Records, kontynuuje droge zespolu, zarówno metoda nazewnictwa plyt, zestawiajac dwa europejskie miasta, jak i przede wszystkim trudnym do zaklasyfikowania stylem. Surowy post-rock, piosenka francuska, soniczne zgrzyty, konsekwentne drazenie motorycznych motywów i delikatne wokale skladaja sie na niekonwencjonalna muzyke, nie przynoszaca rewolucji w karierze zespolu, ale wyraznie bardziej dopracowana i zagrana z wiekszym rozmachem niz w przeszlosci. Zespól podobno nagral w ciagu trzech lat od premiery poprzedniej plyty cztery albumy i wszystkie wyrzucil nie bedac z nich zadowolonym. Jakby nie bylo, "Krsko-Valencia" zwraca na siebie uwage intrygujacym uchwyceniem melancholijnych, poetyckich wokali, zarówno spiewajacego po francusku gitarzysty François Cambuzat'a, jak i Wloszki, basistki Chiary Locardi, w ramach kompozycji na pierwszy rzut oka agresywnych, pelnych dzwieków dziwnych i wrzynajacych sie w mózg, lecz jednoczesnie bardzo wywazonych i czesto melodyjnych - szczególnie Cambuzat potrafi wydobyc na powierzchnie przebojowe detale tych suit. Nowoscia sa niepozorne elementy jazzowe, trabka, pianino, a wprowadzenie instrumentalnych interludiów pozwolilo uwypuklic najwieksza zalete tej muzyki, czyli jej liryczny, narracyjny charakter. W zestawieniu ze skrytym urokiem wielu kawalków, czesto bazujacych na zastojach brzmienia i rytmu, gwarantuje on olbrzymia sile przekazu. Poniewaz zespól przywiazuje do tekstów duza wage, starajac sie poetycko uchwycic swe anarchistyczne poglady, zaluje, ze na wkladce do plyty umieszczono je jedynie w oryginalnych wersjach. A propos, swietnym zartem jest skladajacy sie z szesciu sekund ciszy utwór, zatytulowany w wolnym tlumaczeniu: Rezolutna rozmowa na temat Europy socjalnej miedzy przewodniczacym Romano Prodim a premierem Silvio Berlusconim. L'Enfance Rouge oferuje nam zatem teoretycznie post-rock, ale jednak bardzo oryginalny dzieki poteznemu nasyceniu gorzkim nastrojem piosenki francuskiej i niekonwencjonalnymi wokalami. Balansujac miedzy melancholia a wsciekloscia, ujetymi w coraz bardziej atrakcyjne ramy, L'Enfance Rouge oferuje oryginalna i bardzo osobista muzyke. Nic dziwnego, ze w marcu przyszlego roku Justin Broadrick ma zaprezentowac swój nowy projekt wlasnie na trasie z naszym triem. Album zdobyc nielatwo, ale warto spróbowac. Uwage zwraca tez niezwykle gustowne wydanie plyty. In your eyes Zine
http://www.iyezine.com/ Che dire dopo che Mr Thurston Moore in persona li ha abbracciati come uno dei migliori gruppi europei ? Anarchismo, avant-rock, e molta molta attitudine punk: sghembi, barcollanti, solidi e schifosamente contemporanei come pochi altri. Francois Cambuzat e compagna Chiara Locardi con in postazione batteria Jacopo Andreini, sono puri e nudi, hanno costruito un percorso sonoro capace di scardinare le pareti dell' alienazione, osano fino al limite ed oltre, lasciando brandelli di quel che gli si presenta dinnanzi. Il nomadismo intellettuale delle loro opere giunge qui a Valencia,ricalcando infatti addirittura alcuni aromi iberici della guerra civile, con tanta dolcezza e delicatezza. E poi bassi contorti, voci e parlati penetranti e serrate intelaiature percussive fanno si che questo disco divenga nel futuro più prossimo un riferimento di indubbio valore per chiunque voglia conoscere musica, definisco io, neo espressionista contemporanea. Grazie. Intramuro
www.intramuroshebdo.com Messalina
www.mescalina.it Proseguendo il viaggio iniziato nel lontano 1993, la formazione de L'Enfance Rouge torna sulle scene proponendo un'ulteriore prova delle proprie capacità e portando avanti un progetto che senza prefiggersi alcuna direzione musicale, si dimostra in grado di travalicare qualsiasi concezione, qualsiasi frontiera artistica o geografica che sia. Sviluppatosi attorno alle figure carismatiche del francese François R. Cambuzat e dell'italiana Chiara Locardi, prima sotto le mentite spoglie de "François R. Cambuzat et Les Enfantes Rouges" e in seguito con la denominazione corrente (nel 2000, ndr), l'essemble franco-italiano ha dimostrato sin dalle battute iniziali una concezione del tutto personale di intendere il modo di fare musica, con un'inclinazione al viaggio espressa non solo con le parole, ma anche con i fatti, esportando ovunque ce ne sia l'occasione la propria produzione (ad esempio: nei campi profughi in Slovenia durante l'ultima guerra, ndr). "Krsko - Valencia" rappresenta un ulteriore "tappa" di quel "tour discografico" che ha avuto il suo inizio con "Swinoujscie - Tunis" nel 1996 e che li ha visti soffermarsi in diverse "stazioni", tra le quali "Taurisano - Cajarc" (1998) e il precedente "Rostock - Namur" (2003). L'opera "magistralmente" orchestrata da quella "creatura mitica" di Fabio Magistrali, onnipresente figura del pianeta alternativo, oltre ai già citati profeti Cambuzat (voce e chitarra) e Locardi (voce e basso), vede l'innesto di Jacopo Andreini (batteria, sax e voce). Il taglio musicale rispecchia in buona sostanza quello dei lavori antecedenti, sonorità rudi, aspre e contorte contornano un cantato molto spesso sagace, il tutto a scapito della pura melodia. I terreni sondati sono, prevalentemente, di stampo alternative-rock, noise, avant-rock e rock sperimentale, ma l'interesse verso la musica classica contemporanea evidenzia una predisposizione da parte della band nei confronti di un gusto tipicamente dodecafonico del comporre. In fin dei conti, L'Enfance Rouge si presenta, dal punto di vista della composizione, come una formazione che ha fatto dell'atonalità un modello tipico di vita artistico-musicale, riconoscibile nelle tracce "Davos bei nacht", "La fille aux jambes rayées", "Noir orange" e "Caracas, Lusaka, Berlin". Divisi tra nitidi momenti strumentali ("Calle de los desamparados" e "Barrio chino") ed un cantato che si presenta ora in francese ("Palais bourbon", "Iparalde") ora in italiano ("Gaio e giallo"), ora al femminile ("Chapelle du sauvage") ed ora al maschile ("Kéroséne", "Djibouti"), i brani rivelano una testualità nel suo insieme mai banale anche nei pochi secondi di semplice silenzio del brano "Colloquio risolutivo sull'Europa sociale tra il presidente Romano Prodi ed il primo ministro cavaliere Silvio Berlusconi", espressione di un tutta una filosofia di pensiero. L'Enfance Rouge dimostrano di aver compreso i meccanismi contorti del sistema non solo musicale e di sapersi muovere al suo interno con decisa abilità: non a caso un artista del calibro di Thurstone Moore (Sonic Youth) li consideri come "uno dei migliori gruppi europei". Kalporz
www.kalporz.com L'Enfance Rouge è in viaggio da anni: e non solo per
quell'abitudine tutta loro di dare titoli di tragitti (im)possibili agli album (a parte
quello che leggete in testa a questa recensione, ricordo "Swinoujscie-Tunis", Torno ad affermare con forza come
"Krsko-Valencia" sia il primo album finalmente completo partorito dall'Enfance Rouge
(diceva qualcuno che qualsiasi persona ha avuto, durante l'adolescenza, un periodo rosso
- il colore va logicamente interpretato in chiave politica -: vedere o
meglio sentire qualcuno che anche dopo l'adolescenza non ha perdurato l'ideale
è, dal mio punto di vista, confortante). Avevo sempre trovato esagerata
la celebre frase che pronunciò dopo averli sentiti Thurston Moore:
"Uno dei migliori gruppi europei". Sono felice finalmente di poter dare
ragione al leader dei Sonic Youth (altra band che è stata mandata a memoria
dal terzetto, ma la lista sarebbe lunga e varia e ve la risparmio volentieri). Onda Alternativa
www.ondalternativa.it Continua il viaggio in giro per l'Europa di Francois R. Cambuzat
(chitarra e voce) e la sua compagna Chiara Locardi (basso e voce), a cui si aggiunge
in quest'episodio Jacopo Andreini alla batteria, sax e voce; si inseriscono Antonio Taldi in tre
brani con le sue tastiere e Emiliano De Vito
alla chitarra nel tredicesimo episodio. Radio Coop
www.radiocoop.it Ulteriore passo avanti per la dissonante, migrante, anarchica creatura musicale de L`Enfance
Rouge che dal Gran Teatro Amaro è trasmigrata
in questa nuova dimensione in cui pugnalate avant rock, noise, riff monolitici, crudi, rabbiosi
e crudeli si alternano a momenti tesi, statici, nervosamente pronti al balzo. Shoot me again
www.shootmeagain.com L'enfance rouge nous invite à un nouveau voyage. La troupe
composée de François R.Cambuzat, Chiara Locardi et Jacopo
Andreini vit toujours entre deux villes ! Sentire Ascoltare
www.sentireascoltare.com Prosegue senza sosta il cammino di François R. Cambuzat (voce
e chitarra) e Chiara Locardi (voce e basso), attivi sin dal 1993 con
un'altra ragione sociale (Les Enfants Rouges), mutata nel 2000 e con
cinque dischi nel carniere, differenti nelle sonorità ma identici
nelle intenzioni: avant-rock teso e aspro, pronto a meticciarsi con
umori elettronici e ritmi tribali, supportato da testi che rispecchiano
una visione politica estremamente lucida e priva di qualsivoglia retorica.
ObsKure
www.obskure.com Il est des albums propices à la rêverie, invitant à
se laisser aller à une douce mélancolie, des musiques
qui vous transportent loin des tracas du quotidien, des artistes qui
nous aident à mettre un peu d'onguent sur nos blessures… Miuzik
www.miuzik.it Tornano L'Enfance Rouge, formazione franco-italiana composta da Fraçois R. Cambuzat (voce,
chitarra), Chiara Locardi (voce, basso) e Jacopo Andreini (batteria, ottoni), dopo "
Rostock-Namur" del 2003. Avoir a lire
www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=8050 Discutez de L'Enfance Rouge au Batofar,
le 26 mars 2006 sur les forums L'Enfance Rouge, composé de
François R. Cambuzat (vox, guitare), Chiara Locardi (basse, vox) et Jacopo Andreini
(batterie), nous vient de
Lecce dans le sud de l'Italie. Cambuzat a commencé sa carrière
en 1987 en solo avant de s'adjoindre l'aide de différentes formations pour se stabiliser
avec les enfants rouges. En 2003, le trio a tourné aux côtés
des furieux Ulan Bator, partageant avec eux la volonté de dispenser un rock expé
rimental et torturé. Froggy Delight
www.froggydelight.com J'arrive sur le site et plus particulièrement dans la Magic
tent (rebaptisée pour ce jour : tente nameless du nom d'un
webzine belge) pour voir la fin du set des post rockeux liégeois
de Tom Sweetlove. Au vu du dernier morceau, ça devait etre
très sympa à voir, ce que me confirmeront des plus courageux
que moi. Pop Up Magazine www.popupmagazine.pl Dour 2004 Praktycznie ca?y sobotni dzie? sp?dzi?em w Magic Tent, zaczynaj?c pobyt tam od wyst?pu L'Enfance Rouge, niem?odego ju? francusko-w?oskiego tria. Muzyka tej kapeli by?a bardzo specyficzna. Przede wszystkim wokalista drapi?cym g?osem ?piewa? po francusku i pozostawa?o to w bliskim zwi?zku z ca?okszta?tem tej muzyki. ?aden inny j?zyk chybaby do niej nie pasowa?. W?a?nie bardzo francuskie to by?o - mam tu na my?li sposób przekazywania tekstów poprzez smutny ?piew, rzadko pojawiaj?cy si? pomi?dzy granymi frazami. Konwencja zwrotkowo-refrenowa tak?e pojawia?a si? sporadycznie. Ten nostalgiczny i opowie?ciowy charakter muzyki L'Enfance Rouge stanowi? wed?ug mnie o francusko?ci tej muzyki. ?a?uj? wi?c, ?e nie mog?em zrozumie? tekstów i przemów muzyków, poniewa? odnios?em wra?enie, ?e stanowi? one fundamentalny element ca?o?ci. Jak si? pó?niej okaza?o- co zreszt? mo?na by?o wyczu? - tre?? mia?a spo?eczno-anarchistyczny wyd?wi?k. Spróbuj? zatem w paru zdaniach opisa? t? muzyk?. Skoro same konstrukcje by?y awangardowe, wi?c i w sposobie traktowania instrumentów dominowa?o niekonwencjonalne podej?cie. Prym w tym wiod?a basistka, graj?ca g?ównie za pomoc? metalowych przyrz?dów i wydobywaj?ca z basu wi?cej sprz??e?, uderze? i pog?osów, ni? tradycyjnych linii melodycznych. Wspomaga? j? w tym perkusista staraj?cy si? momentami gra? w estetyce awangardowego jazzu. Na szcz??cie pozostawa?o to wszystko raczej spójne i w rozs?dnych granicach. Udawa?o si? muzykom L'Enfance Rouge nie przekracza? poziomu, kiedy to eksperymenty staj? si? czczym be?kotem i celem samym w sobie. Tutaj by?y one utrzymane w ryzach i wspiera?y ogólny efekt, jaki mia?a ta muzyka wywo?ywa?. Skoro ?piewu by?o niewiele a awangardowe zaci?cie tak?e mia?o swoje granice, pozostaje jeszcze sporo miejsca. Te zaj??y soniczne wycieczki, pe?ne sprz??e?, zap?tlaj?cych si? i kumuluj?cych zagra?. W?a?ciwie to nie us?yszeli?my chyba ?adnego tradycyjnego riffu, utworu zagranego "normalnie" akordami. Dlatego ca?o?? lokowa?a si? gdzie? pomi?dzy Sonic Youth i Melvins, w odniesieniu do ci??ko?ci brzmienia i sposobu prowadzenia instrumentów, szczególnie w sprz??eniach i tak zwanych solówkach. W pami?ci zosta?y mi jeszcze dialogi pomi?dzy gitarzyst? a basistk?, kiedy to dwa zachrypni?te g?osy wraz z rz???cymi gitarami wytwarza?y smutny i ci??ki nastrój, oraz niepiosenkowy utwór a la Kurt Weill, w którym basistka pi?owa?a swój instrument no?ycami. Zwie?czeniem koncertu by?a d?uga, motoryczna i chyba najostrzejsza kompozycja, jak? us?yszeli?my w wykonaniu L'Enfance Rouge. Przed zej?ciem ze sceny muzycy wyg?osili
krótk? przemow?, deklaruj?c w niej swoje pogl?dy polityczne
i prezentuj?c swoje anty-ameryka?skie koszulki, przy czym odebra?em
to wyst?pienie bardzo pozytywnie, a nie jako nachalne i ?opatologiczne.
Ta muzyka mia?a skacowany charakter, przy czym dominowa? kac moralny,
a nie poimprezowy. Zdecydowanie nie by?a ?atwa w odbiorze, a jej barowo-awangardowy
rys pozosta? mi w pami?ci na d?ugo. Pomimo, ?e nie rozumia?em tekstów,
wci?ga?y one, tak ekspresyjnie przekazywane by?y uczucia, tak?e przez
muzyk?. Rzecz raczej do kontemplacji, ale intryguj?ca. Po takiej zach?cie
nie mia?em bod?ca do opuszczania Magic Tent, szczególnie, ?e
kolejn? graj?c? tam grup? by?a szwajcarska Velma. X Silence
X_Jpbowersock
Rennes [Festival Trasporti Marrittimi - L'Antipode] - jeudi 03 février
2005 ...Et L'Enfance Rouge arrive sur scène
peu avant 23H30. Quel set, en tous cas ! Et quelle
classe ! Regulize da World/Nameless Samedi 17 juillet : Lever de bonne heure obligatoire, L'Enfance Rouge joue à 13h20, sur la scène de la Magic Tent, programmée aujourd'hui par le meilleur des webzines, j'ai nommé Nameless bien entendu. Après avoir passé l'apréhension d'entendre cette musique résolument sombre en pleine journée, je constate que le groupe est en pleine forme. Défini par Thurston Moore de Sonic Youth comme étant "le projet européen le plus intéressant du moment", les Enfants Rouges nous livrent là un concert d'une réelle intensité, composé toujours de ces rythmiques et structures chaotiques mais toujours contrôlées aussi... François R. Cambruzat, sur une seule jambe svp, et Chiara Locardi, toujours aussi magnifique, martèlent leur instrument avec une rage des plus communicative, tandis que Jacopo Andreini impressione toujours autant par son jeu de batterie fin et gracieux mais fil conducteur de ce chaos mélodique et ryhtmique. Le groupe fait encore un peu plus l'unanimité en se revendiquant communiste et en vendant ses t-shirts arborant le slogan "je ne suis pas américain" écrit en arabe (une de leur seule source de revenu puisque le groupe agit en totale auto-production et propose lui-même ses albums à télécharger sur son site web, la grande grande classe!!!). Longue vie aux Enfants Rouges!!! En passant, je vais jeter un coup d'oeil sur le live de Negate, difficilement audible (certainement le plus mauvais son de Dour). Dommage car le groupe a l'air heureux d'être là…. Concert and Co
www.concertandco.info …Après une prestation époustouflante dans le cadre du
festival Les Volcaniques de Mars devant une quinzaine de survivants
au milieu de la nuit, L'Enfance Rouge a eu l'opportunité de
jouer à une heure raisonnable devant plus de 100 personnes.
Si l'effet de surprise n'a pas joué cette fois-ci, le trio
farouchement anarchiste a encore réussi à vriller la
tête de son public. Site Internet officiel : www.enfancerouge.org (les 64 minutes du dernier album de L'Enfance Rouge sont téléchargeables gratuitement sur ce site) X Silence
www.xsilence.net/concert-910.htm Revoici L'Enfance Rouge de nouveau à Rennes un peu plus d'un an après sa dernière venue dans la capitale bretonne. Mais cette fois-ci, c'est au Jardin Moderne que le trio a décidé de déposer ses instruments. A l'évidence, notre trio franco-italien
a connu peu de boulversements: même configuration sur scène
(Jacopo Andreini - le batteur - à gauche, et François
Régis Cambuzat -le guitariste et chanteur - à droite
séparés tous deux par Chiara Locardi, la bassiste),
même déluge de décibels et d'électricité
durant une heure, même tension palpable exhubérante,
et malheureusement... même setlist, ou presque, c'est-à-dire
essentiellement tirée de leurs 2 derniers albums (Namur-Rostock
et surtout Krsko-Valencia). Dévoilant peu de surprises
au niveau de la setlist donc, L'Enfance Rouge reviendra pour son rappel
habituel composé de trois titres dont "Aux Sombres Héros
de L'Amer" porté à bout de bras par la voix de
Chiara Locardi et les arpèges de François R. Cambuzat,
et ce "Kick Out The Jams" tout en nervosité qui fait,
malgré tout, toujours son petit effet !
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