Press
 

Press Cuts

Interview BLOW UP luglio/agosto 1998
Interview Il MUCCHIO SELVAGGIO giugno 1998
Interview ROCKERILLA settembre 2000
Interview POP UP Magazine
Interview NAMELESS 2004
Interview SUCCO ACIDO 2006

Reviews Reus-Ljubljana
Reviews Taurisano-Cajarc
Reviews Davos- Leros
Reviews Krsko-Valencia

Reviews live shows



PRESS CUTS:

L' ovni de la saison. On y respire le parfum de liberté... (Libération)

... C'est une curiosité de l'autre, un besoin de se frotter à ses singularités qui donnent le parfum à ses compositions réactives, douces et acides, à sa géographie onirique hors sentiers battus. (Le Monde de la Musique)

... lontano da Parigi e da i luoghi comuni, spostato a sud, a tratti cupo in un equilibrio fragile tra intimismo, cerebralità e improvise esplosioni di rabbia (Feedback)

... quest'album, forse il migliore dei tanti da lui realizzati, in cui riemerge con forza l'orgoglio della propria indipendenza... (Il Mucchio Selvaggio)

... strumentisti che si sono messi in testa di varcare le soglie di ogni genere e di ogni tempo. (La Repubblica)

... Una malinconia rabbiosa e mai vinta, l'orgoglio della propria indipendenza, fisica e intelletuale ... (Brain)

Swinoujscie-Tunis...è uno dei dischi più belli degli ultimi mesi. Suadente la sperimentazione elettro-acustica. (Raro)
Swinoujscie-Tunis, un vero e proprio diario di viaggio... (Il Messaggero)
...niente più arrangiamenti 'colti' ma le imperfezioni, la nudità e la radicalità di un rumorismo concettuale, di un suono libero all'improvvisazione, scandito da tamburi moetuckeriani di Chiara Locardi, dal tribalismo atonale di un minimalismo tecnico a fronte di un gigantismo concettuale dagli effetti esplosivi (Rockerilla)
...turbo sentimentalna godba, ki jo nacenja umetelna roka dekonstrukcije, usidrana v avantgardni... (MKC Gazeta Koper)

...un concierto de difficil adscription estilistica. ...ya que la personalidad de la propuesta es el argumento central que engancho al publico presente el la sala. ...Cambuzat offrecio' un concierto sorprendente formulado e términos muy intimos. (El Pais)

El trio ofrece una vision critica de los problemas sociales (como la diferencia de clases y el agravio comparativo entre el primer y tercer mundo) mediante una original fusion de sonido... (Guia del Ocio de Barcelona)

Daß Cambuzat sein neues Projekt sehr ernst nimmt, bewies er nachdrücklich: vom 15 minütigen Gitarrensolo bis zum oft infernalischen Ende der songs verlangte er seinem Instrument einiges ab (Plauener Zeitung)

"...spirito anarchico-internazionalista...manifesto di libertà e idealismo...monologhi crudi e poco disposti al compromesso, proprio come la musica che li sostiene...post-rock, post-punk...musica per chi non si arrende..." (Maggio 98 Rumore)

"Irrequieto, apolide e scarno...uno dei pochi per la cui sincerità, culturale ed umana, metterei la mano sul fuoco...intuizioni chitarristiche, introspezione sonica...frasi cacciate a forza dentro la metrica peggio della calca nei vagoni del metro di Tokyo...roba da 110 e lode con sberleffo accademico...disco della stagione" ( Maggio '98 Music Club)

UP





Succo Acido, 2006

En 3 ans le combo franco-italien a enregistré -puis jeté- 4 albums entiers. Jamais satisfaits, " inculatori di mosche " comme on pourrait dire en italien. Après leur dernier " Rostock-Namur " (téléchargé gratuitement 11.300 fois depuis leur site www.enfancerouge.org), ils sont finalement de retour avec un nouvel album "Krško-Valencia", publié par la Wallace Records (www.wallacerecords.com), le plus important label indépendant transalpin. Un chef d'śuvre. Et ceux qui sont proches des Trasporti Marittimi savent bien pourquoi.

L' Enfance Rouge est un groupe franco-italien basé entre Berlin et Tunis. Plus de 900 concerts depuis 1995, de Vilnius à Tbilissi, de Berlin à Séville comme de Paris à Syracuse ; de festivals, théâtres et clubs en camps de réfugiés slovènes et croates durant l'avant-avant-avant-dernière guerre. Electricité. Lumière bleue. Toujours libres. Sans frontières, ni musicales ni géographiques. La presse européenne en parle comme un croisement entre introspection et accélération, entre cérébralisme et sauvagerie. Imprévisibles.

Quelques dates: festival de Dour (B), festival Musiques Volantes (Metz-F), festival Rockomotives (Vendôme-F), festival des Volcaniques de Mars (Clermont Ferrand-F), Festival itinérant Trasporti Marittimi (Europe), festival BadBonn (CH), festival Bear Rock (Andenne-B), L'Ancienne Belgique ( Bruxelles-B), 4ad (Dixmuide-B), Nouveau Casino (Paris-F), L'Antipode (Rennes-F), L'Ampli (Pau-F), Lo Bolegason (Castres-F), Grand Mix (Tourcoing-F), la Laiterie (Strasbourg-F), la Cave à Musique (Mâcon-F), les Abattoirs (Riom-F), le Confort Moderne (Poitiers-F), l' Olympic (Nantes-F), Noumatrouff (Mulhouse-F), G's Club (Barcelona-E), Col-legi Major L. Vives (Valencia-E) ... La prochaine tournée les portera en Italie, Grèce, Macédoine, Slovénie, Croatie, Serbie, Bosnie, Turquie, Espagne, Portugal, France, BeNeLux, Allemagne et Suisse.

A) Les artistes doivent-ils être éthiquement responsables?

I
" L'autonomie dans la pensée, c'est l'interrogation illimitée."
Cornelius Castoriadis

Nous sommes libres. Ils affirment que nous sommes libres. Donc libres de savoir, grâce à ces énormes moyens de communication, d'information. Mais bien sûr, une première constatation à faire à propos de ce gigantisme informatique est que ce bombardage d'informations est conçu pour nous obscurcir la vue, c'en est le résultat le plus évident. Ainsi que savons-nous réellement sur le FMI ? Sur l'OCDE ? Sur l'AMI ? Et pourtant, la Banque Mondiale, le Fond Monétaire International, le Club de Paris et le Club de Londres sont quelques uns des grands décideurs de nos vies. Nos réels gouvernants. Et pourtant ils n'ont jamais été élus, n'ont jamais pris aucune décision de manière démocratique.

"Alors que triomphent, apparemment, la démocratie et la liberté dans une planète largement débarrassée des régimes autoritaires, les censures et les manipulations, sous des aspects divers, font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants "opiums des masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes", distraient les citoyens et tentent de les détourner de l'action civique et revendicative. Dans ce nouvel âge de l'aliénation, à l'heure de la world culture, de la "culture globale" et des messages planétaires, les technologies de la communication jouent plus que jamais un rôle idéologique central pour museler la pensée." Ignacio Ramonet


II
" Comprendre,
c'est chanter le premier chant de la liberté."
"Quiconque ne répète pas
ce qu'il a compris
n'est qu'un lâche... "
Nazim Hikmet, in "Sélime, fils-de-Chabane.

Evidemment, s'informer et en parler est une question de choix de camp. (Choisir son camp: savoir ses ennemis.) Rester muet est, au mieux, faire leur jeu. En mémoire la célèbre phrase du pasteur Martin Niemöller: " Lorsqu'ils ont arrêté les communistes, je n'ai rien dit car je n'étais pas communiste. Ils sont venus pour les socialistes, et je n'ai rien dit car je n'étais pas socialiste. Ils sont venus pour les dirigeants syndicaux, et je n'ai rien dit car je n'étais pas un dirigeant syndical. Ils sont venus pour les juifs, et je n'ai rien dit, car je n'étais pas juif. Puis ils sont venus pour moi. Il ne restait plus personne pour dire quelque chose. " Et n'est-ce pas déja un crime que de rester insensible au fait que le revenu des plus riches est 82 fois plus élevé que celui des plus pauvres, que sur les 6 milliards d'habitants de la planète à peine 500 millions vivent dans l'aisance tandis que 5,5 milliards restent dans le besoin, que la production mondiale de produits alimentaires de base représente plus de 110 % des besoins tandis que 30 millions de personnes continuent de mourir de faim chaque année et plus de 800 millions demeurent sous-alimentés, que pour s'habiller, se loger, se déplacer, se soigner et s'alimenter plus de 1,2 milliard de personnes (1/4 de l'humanité) disposent de moins de 1 dollar par jour ?

III
Pour les artistes, le choix semble simple: être et rester des "amuseurs publics" (lounge niggers, disait Malcolm X) ou bien prendre les armes. S'informer, s'associer, agir, et voir plus loin que l'Europe puisque les décideurs sont en train de gagner la 3ème guerre mondiale. Dorénavant, nous ne le savons peut-être pas, mais tout est important: images, sons, textes, musique, etc... en commençant par ce que l'on appelle notre "pouvoir d'achat": boycotter est un acte de résistance. Nestlé, Coca-Cola, Adidas, Nike, Novartis, Elf, Total, Philipp Morris,etc... Allons donc plus loin que les paroles. S'unir, puis agir est urgent. Aussi pour ne ressembler ni à soeur Teresa di Calcutta ni même à Sting.

" Depuis les années 30, nous entendons parler d'une autre sorte d'engagement. Depuis trop longtemps l'art n'a été qu'un ornement ou une diversion; le temps est venu pour l'artiste d'accepter ses responsabilités d'adulte et de faire de l'art une arme. L'art qui ne concourt pas au combat en détourne l'attention. "
Norbert Lyton, historien d'art anglais.

IV
Alors bien sûr pour "s'informer" (puisque nous sommes libres) nous pourrions demander aussi aux artistes de quel côté sont-ils. Pour qui vote Julio Iglesias? Qu'est-ce que l'ATTAC dont Manu Chao est un des membres fondateurs? (ATTAC, 9 bis rue de Valence, 75005 Paris, F. http://attac.org/ e-mail:attac@.org) Est-ce que John Zorn est prêt à jouer dans la bande de Gaza (ou dans des camps de réfugiés en Croatie) ou bien préfère-t'il se cantonner au monde occidental et riche ? Qu'ont-ils réellement fait pour les autres, comment se sont-ils arrangés avec leurs consciences, de Ricky Martin à Keiji Haïno, d'Anselm Kieffer à Houellebecq; mais posont encore ces mêmes questions à tous les autres, de Laurent Fabius à Berlusconi, de Michel Campdessus à cet assassin qu'était Jean-Paul II (guerre des Balkans, Sida en Afrique, etc...), tous très certainement amis et protecteurs des arts. (Mais par contre je sais que Hazard Records met son grain de sable pour abattre cette mafia des sociétés de droits d'auteurs -Sgae, Sacem, Siaie, Gema,...- censés nous protèger.) Débat aux semblances plutôt ingénues, non ? Impossible, peut-être ?

V
Nous ne parlons donc plus d'art (Céline écrivait diablement bien). Ni de politique (Clinton est un exécrable saxophoniste). Mais d'éthique. Et cela nous intéresse, nous qui sommes libres. Tout doit être possible: nous sommes de jeunes anarchistes.

" Voilà. Salut et n'oubliez pas que les idées sont aussi des armes. "
Sous-commandant insurgé Marcos (Le Monde Diplomatique, août 2000)
" P.S.: Quelqu'un a-t-il un marteau sous la main ? "


B) Questions / réponses

Motivations ?
Voyager, le plus loin possible.


"L' Enfance Rouge " ?

Dans la torpeur des années 90, cela nous avait plu.


Résidence italienne (aux dernières nouvelles).

Voyager, apprendre. Auparavant nous avions vécu à Londres, New York, Tunis, Berlin, Amsterdam, Rome, Hambourg,… Nos bases durent entre 1 et 3 ans. Ce qui nous intéresse principalement est vivre avec les gens, apprendre leur langue, fuir les touristes. La langue officielle du groupe à été l'allemand, puis l'espagnol. Depuis 5 ans, c'est l'arabe. Nous vivons maintenant juste en face de l'Albanie, dans l'extrême talon de l'Italie. Les toits sont plats, la plus proche montagne est à 400 kilomètres, il y fait relativement bon pendant l'hiver, la vie n'est pas encore trop chère. Logistiquement parlant, l'endroit où nous habitons importe peu : de toutes manières nous tournons régulièrement de Séville à Vladivostok. Réellement.


" Avant-rock "/ " Post-rock "/ " Post-punk ".

Peu nous chaud. Nous avons mangé de tout, bu de tout, dormi partout, écouté et joué tout et partout. Nous faisons une musique qui est la nôtre et le public qui nous suit sait que les concerts, les albums se succèdent et ne se ressemblent jamais. L'Enfance Rouge paye suffisamment cher sa liberté pour faire ce qui lui plait. Discographiquement parlant aussi : nous enregistrons très souvent des albums entiers que nous jetons. Nous ne publions que ce dont nous sommes fiers à 100 %. Ce n'est évidemment pas la vente de nos disques qui payera nos loyers. Mais nous ne faisons pas d'autres métiers que celui de musiciens. Un beau pari, non ?


Carcans de la musique populaire. Loi du désordre, voire du chaos?

Non. Une seule loi : celle de la curiosité. Il n'y à pas de désordre dans tout cela. " Musicien " est presque synonyme d'" ascète ", et l'anarchie nécessite une très grande discipline. Il faut vraiment énormément de travail, de volonté pour être indépendants et libres. Une forte organisation doublée de la conscience du rôle sociale de l'artiste. Je le répète : nous n'avons pas d'autres revenus que celui de la musique. Pas d'allocations chômage, ni RMI non plus. Par contre, je suis d'accord avec l'explosion.
Et le goût pour une certaine puissance électrique.

Nous ne sommes -physiquement- jamais au même endroit. Obstinément en voyage, comme le disent les titres de nos albums. Comme tous, nous écoutons mille choses diverses: Keiji Haino, Armand Van Helden, Messiaen, Lotfi Bouchnak... C.G. Jung afiirme: "celui qui suit la voie sûre est comme mort".
A côté de chansons très travaillées, composées, d'autres ont été totalement improvisées, en une seule prise, textes compris. Des éblouissements. Ce que l'on oublie, c'est que le rock est une forme d'art. Visions, poésie. Rythmes. Et transe. T.R.A.N.S.E.


L'art en constante redéfinition et tendant vers l'avenir.

Tout est encore à faire. Abdourahman Waberi nous enthousiasme énormément, mais c'est un écrivain. Et Mahmoud Darwish est un poète.


Kick out the jams, motherfuckers

Speriamo. Espèrons. In the sound that abounds and resounds and rebounds.


L'avant-dernier album "Rostock Namur" était uniquement disponible sur votre site duquel on peut entièrement et gratuitement le télécharger.

La musique gratuite est une vieille idée de l'extrême gauche italienne. De plus, les monopoles des sociétés privées des droits d'auteur sont selon nous des abus, frisant l'illégalité et fleurant l'injustice. Si nous n'avons pas gagné d'argent avec cet album, nous n'en avons pas non plus perdu, et cela nous a permis de voyager encore plus loin.


Festival Trasporti Marittimi. Festival itinérant de musiques transversales. Ce festival italien (qui s'exporte en Europe) a pour objectif de favoriser les échanges européens et aborde la musique sous un angle différent…Heureux ?

Les soi-disant constructeurs de l'Europe (et à leurs ordres nos gouvernements soumis, cyniques et violeurs de constitutions nationales) ont bâti leurs autoroutes du fric, leurs passages de capitaux, mais l'Europe sociale est complètement morte, enterrée, il a suffit de lire leur Constitution Européenne, cet hymne au capitalisme le plus sordide et le plus sauvage qu'ils ont voulu nous faire avaler, pour s'en rendre compte. Passer alors des artistes d'un pays à l'autre, resserrer des liens sans engager des grosses têtes d'affiches ou gluantes superstars, loin des majors et de tout diktat du marché discographique est une entreprise courageuse. Et plutôt risquée.

La vraie contrainte est de devoir parler / traiter avec les hommes politiques. Le Festival en mourra. www.trasportimarittimi.net .


Le rôle social.

Mis à part le côté ludique de l'art (et je ne sais pas ce qu'en penseraient Anselm Kiefer, Carmelo Bene et autres rebelles), la musique possède évidemment un fort caractère agrégatif, renforçant donc une certaine et relative cohésion sociale. Une sorte de nouvelle famille. L'esprit de liberté souffle sur ses membres : à l'artiste tout ( ???) est permis, de par cette réputation de " folie créative ", développant donc souvent un esprit critique (cf " ne pas avaler les salades du système médiatique, étatique ou financier - major companies, faux indépendants et vrais capitalistes "). Donc résistance. Pour ma part, la musique, le rock ont vraiment sauvé ma vie. Sans l'activisme d'organisateurs, d'associations obscures, organisant sur le fil du rasoir la venue d'artistes inconnus en France durant mon adolescence, je ne sais pas comment je serais sorti du désespoir, du suicide, de la drogue.

En extrapolant lapidairement mais avec saveur, quelconque entité publique refusant son aide à une activité culturelle -qu'elle quelle soit- se met résolument du côté des " va-t'en guerre ", des gros importateurs de drogue, de l'intolérance et du racisme, et tend à la mort civique/civile/citoyenne de l'esprit critique. Le peuple doit être libre, conscient/informé, solidaire et responsable envers l'humanité.
Tout état autoritaire se doit de tenir son peuple mal-informé et intellectuellement sous-développé (il suffit de voir comment nos médias sont indépendants et qui sont leurs propriétaires et actionnaires). Comme les soviétiques ou les nazis (Entarte Kunst), nos dirigeants n'ignorent pas le rôle subversif et éventuellement fédérateur de l'art.

Je conchie les amuseurs publics. Les artistes libres devraient résister et contrer la perte de sensibilité éthique des civilisations contemporaines.

Il est obsolète de dire que nous sommes contre une forme gouvernementale, vu qu'aujourd'hui le pouvoir est ailleurs, concentré dans les mains d'une minorité. Holdings. Conscients du danger et des ravages faits au niveau mondial par des sociétés telles que Rupert Murdoch (News Corporation, Sky, Harper Collins, Twentieth Century Fox,...), AT&T, MCI, BT, Sprint, Cable & Wireless, Bell Atlantic, Nynex, US West, TCI, NTT, Disney (ABC), Time-Warner (CNN), IBM, Microsoft, Netscape, Intel, Pearson, Bertelsmann, Leo Kirch, CLT (RTL), Deutsche Telekom, Stet, Telefonica, Prisa, France Telecom, Bouygues, Lyonnaise des Eaux, Générale des Eaux, Thyssen, Krupp, Renault, Hanbo, Cargill, Koch, Mars, Goldman Sachs, Marc Rich, BP, Shell, Unilever, Mitsubishi, Sumitomo, Mitsui, Daewoo, Nichimen, Kanematsu, Nestlé, Sandgong, Samsung, Hyundai, Boeing, Mc Donnell-Douglas, Morgan Stanley, Dean Witter, Novartis, Mercedes, Volkswagen, Citroën, Mack, American Motors, Volvo, Matra, Fiat, General Motors, Peugeot, Daimler-Benz, Nissan, Opel, etc...

Nous sommes tous obligés d'être informés, de s'informer. Et d'être conscients. Ignorer que sur 5 milliards d'habitants sur la terre, 500 millions vivent confortablement et 4,5 milliards sont dans la misère, est un crime. De même ignorer que la fortune des 358 milliardaires est supérieure au gain annuel de 45% des habitants les plus pauvres, soit 2,6 milliards de gens. Mais maintenant, basta, parlons d'un sujet mineur: la musique...


Année. Lieu de rencontre.

L'Enfance Rouge existe depuis 1994. Nous nous sommes rencontrés en 1989, Ackerstraße, Berlin-Est.

UP



Nameless, 2004 (www.webzinenameless.net)
By Greg
Photo by Izo


Découvert par beaucoup, moi y compris, à Dour sur la scène de votre webzine préféré, L'Enfance Rouge est un groupe différent: auteur d'une démarche expérimentale peu identifiable, le trio franco-italien est avant tout vrai et sincère, à des années-lumière du grand cirque rock, de son strass et de ses paillettes...

Nameless: Jouer à Dour représente quoi pour vous?
L'Enfance Rouge: C'est évidemment agréable de jouer dans des conditions pareilles, très professionnelles, et entouré d'une équipe de techniciens vraiment sympas! On tourne surtout en Italie, en France, en Espagne et en Suisse et notre dernier passage en Belgique remonte déjà à quelques mois, c'était au Phoenix Club, à Liège. On n'est d'ailleurs pas distribué dans votre pays.

N: Je crois savoir que vous n'êtes signés sur aucun label...
LER: En effet, nous travaillons en autoproduction et nous cherchons ensuite à vendre les licences. Notre dernier opus est d'ailleurs gratuit sur notre site (http://www.enfancerouge.org).

N: Quel est votre parcours?
LER: Nos débuts remontent à dix ans et on a pour le moment sorti cinq disques. Le line-up a changé il y a trois ans avec l'arrivée de Jacopo à la batterie. On est un peu un groupe nomade, nous avons habité aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en Italie (ndlr: Chiara et François vivent ensemble). Nous éprouvons beaucoup de plaisir à nous immerger dans d'autres cultures. Vous les Belges avez par exemple un côté très doux qui vous est caractéristique...

N: Pas évident pour les répètes...
LER: En effet, et même si les morceaux ont leur schéma, il y a souvent une part d'impro en concert. On se connaît bien et l'envie d'être ensemble génère une sorte d'osmose lorsque le groupe est réuni.

N: Quels sont vos projets?
LER: On n'est pas un groupe vraiment pressé par le temps et les contraintes. Le projet futur majeur est donc d'aller vivre en Tunisie, de s'imprégner de ce nouvel environnement. En fait, on écoute pas mal de musique arabe ou africaine et on souhaiterait intégrer des violons sur le prochain enregistrement prévu en mars 2005. L'idée est celle de l'échange, un violon oriental peut être très violent et bien fonctionner sur quelque chose de plutôt rock. A un niveau plus politique et connaissant le contexte général actuel, on trouve aussi très intéressant de jeter des ponts vers ces cultures. L'Enfance Rouge reste un groupe anarchique, cela même si l'engagement n'est pas forcément présent dans nos textes. Parmi nos autres projets, il y a une tournée européenne en janvier: Italie, Espagne, Suisse, France, Belgique. Cela nous plairait d'ailleurs aussi de jouer au Maroc ou en Egypte et de voir les réactions là-bas... Enfin, on participe à la direction artistique d'un festival dans le sud de l'Italie: Transporti Marittimi (ndlr: l'année dernière avec notamment Migala et Arca ; http://www.trasportimarittimi.net/).

N: Dans quel démarche pensez-vous vous inscrire?
LER: On ne ressent pas vraiment d'identification à d'autres groupes ou à une scène en particulier. En Italie, l'avant-garde marche plutôt bien, on y apprécie le côté "déjanté". La revue Blow Up a permis une certaine ouverture et c'est possible de se tenir informé sur beaucoup de petits groupes. De manière générale, on analyse fort ce que l'on entend et il devient difficile d'être surpris. Par exemple, le postrock devient de plus en plus une musique formatée, sans recherche au niveau rythmique. On s'en fout si c'est compliqué ou pas mais la remise en question est quelque chose de nécessaire. Nous-mêmes essayons d'être critique vis-à-vis de nos morceaux. Il nous faut avoir une bonne raison avant de sortir un disque, qu'il apporte quelque chose de nouveau et différent dans notre discographie. Nous changeons avec la vie et nos disques aussi, il y a pour nous une continuité évidente entre la scène et la vie...

N: Le mot de la fin...
LER: ... que la plus grande victoire est de payer les factures grâce à cette musique et qu'il faut vivre ses rêves avant de s'en aller définitivement!

UP



Pop Up Magazine www.popupmagazine.pl
rozmawia? piotr lewandowski
zdj?cia: miko?aj pasi?ski

Wielu renomowanych gitarowych zespo?ów w Dour nie zobaczyli?my, ale na szcz??cie kapele undergroundowe zrekompensowa?y do niedopatrzenie. Takim mocnym akcentem by? wyst?p tria L'Enfance Rouge, graj?cego trudn? muzyk? ??cz?c? rock i awangard?. Takie poetycko-niepokoj?ce podej?cie do muzyki okaza?o si? by? bardzo intryguj?ce. Na tyle, ?eby sk?oni? lidera zespo?u, do odpowiedzi na kilka pyta?.

Przedstaw prosz? w kilku zdaniach L'Enfance Rouge. Odnios?em wra?enie, ?e gracie ju? od dobrych kilku lat, ale chyba trzymacie si? podziemia. W Polsce raczej niewiele osób s?ysza?o wasz? muzyk?. Kim wi?c jeste?cie?

Jeste?my w?osko-francuskim triem, basistka i perkusista pochodz? z W?och, ja jestem Francuzem. Mieszkamy razem na dalekim po?udniu W?och, na "obcasie" nieopodal Albanii, ale w grudniu przenosimy si? do Tunezji. A w?a?ciwie wracamy, poniewa? w przesz?o?ci ju? tam mieszkali?my. Co do muzyki, to sam nie wiem, ci??ko jest opisywa? w?asn? twórczo??. Jest to chyba pewien rodzaj rocka, w Europie cz?sto okre?la si? j? jako avant-rock, wi?c taki termin ci zaproponuj?, cho? nie ja go uku?em. Do tej pory ukaza?o si? pi?? naszych p?yt, ale niestety nie prowadzimy dystrybucji w Polsce. S? one dost?pne we W?oszech, Francji, Hiszpanii, Belgii i tak?e w Niemczech.

Czy zajmujecie si? dystrybucj? samemu, czy wspó?pracujecie z jakimi? wytwórniami na terenie tych pa?stw?

Sprzedajemy licencje, co oznacza, ?e produkujemy nasz? muzyk? w ca?o?ci samemu, a nast?pnie sprzedajemy prawa do rozprowadzania p?yt. Wspó?pracujemy z przeró?nymi wydawcami. Kiedy? jeden z naszych albumów dystrybuowany by? we W?oszech przez Mercury, czyli wielk? firm?, a inny za to przez najwi?ksz? w?osk? wytwórni? niezale?n?. Nasza ostatnia p?yta jest natomiast dost?pna za darmo. Mo?na j? w ca?o?ci ?ci?gn?? z naszej strony internetowej, adres to www.lenfancerouge.org. Planujemy obecnie wydanie kolejnego albumu, który sko?czyli?my nagrywa? na dniach i powinien si? on ukaza? na prze?omie roku.

W czasie koncertu du?e wra?enie zrobi?y na mnie teksty, albo raczej sposób ich przekazywania, poniewa? nie zrozumia?em z nich ani s?owa - ?piewa?e? po francusku, którego nie znam. Wyda?y mi si? one jednak bardzo istotn? cz??ci? waszej muzyki, b?d?c d?ugimi, gorzkimi narracjami. O czym one traktuj??

Po pierwsze, uwa?amy si? za zespó? g??boko polityczny i takie te? s? nasze teksty. Jeste?my anarchistami i staramy si? podejmowa? aktualne i wa?ne dla anarchistów tematy, takie jak chocia?by modna ostatnio globalizacja, ale chcemy mówi? o nich w sposób poetycki. Ten aspekt jest bardzo wa?ny. Unikamy dydaktyki i nachalnych apelów, nie jeste?my punkowym zespo?em walcz?cym o lepszy ?wiat.

Skoro tak, to czy inspiruj? was g?ównie wydarzenia polityczne, fakty spo?eczne, czy te? si?gacie po osobiste do?wiadczenia?

Bardzo wa?n? cz??ci? naszego ?ycia jest podró?owanie, wiele czasu sp?dzamy w drodze. Gramy rocznie oko?o stu, nawet stu dwudziestu koncertów w przeró?nych miejscach. Przyk?adowo, teraz jeste?my w Belgii, a nast?pne koncerty mamy w Maroku, Egipcie. Dlatego zbieramy w czasie tych podró?y wiele wra?e? stanowi?cych natchnienie do tworzenia i muzyki, i tekstów.

Co sk?ani?o was do przeprowadzki do Afryki?

Lubimy j?zyk arabski, wszyscy go studiujemy. Bardzo lubimy poznawa? nowe j?zyki, tak wi?c gdy na przyk?ad cztery lata temu uczyli?my si? hiszpa?skiego, starali?my si? przebywa? w miejscach, gdzie si? go u?ywa. Poznali?my ju? oczywi?cie angielski, francuski, w?oski, a tak?e niemiecki. Obecnie jeste?my zafascynowani arabskim i niezmiernie poci?ga nas tak?e tamta kultura. Wydaje mi si?, ?e obecnie mamy dobry moment do przeprowadzki do ?wiata arabskiego, poniewa? rozpocz??a si? krucjata przeciwko Arabom, wiele osób jest im przeciwnych. Wi?c dlaczego tam nie zamieszka?, tak na przekór? Je?eli rzeczywi?cie zaczyna si? wojna pomi?dzy ?wiatem arabskim, muzu?ma?skim a Okcydentem, Zachodem, to L'Enfance Rouge stoi po stronie muzu?manów.

Jak na zespó? graj?cy muzyk? gitarow?, macie do?? nietypowe zainteresowania. Jak si? ma sprawa z inspiracjami waszej sztuki? Jaka muzyka was interesuje?

Albumem, który ostatnio nas zauroczy? jest nowa p?yta Phila Mintona, zespó? nazywa si? The Roof i jest to naprawd? dziwny zespó? i dziwna muzyka. Dawniej s?uchali?my te? sporo US Maple, Slint, zespo?ów tego typu, ale to by?o chyba z dekad? temu. Teraz to si? zmieni?o. Wci?gn??a nas muzyka arabska, czego oczywi?cie nie s?ycha? w naszym graniu, ale w?a?nie muzyki arabskiej s?uchamy najwi?cej. Oprócz tego po?wi?camy du?o czasu muzyce etiopskiej. Interesuj? nas wi?c rzeczy odmienne od tego, co sami gramy, a rocka i muzyki gitarowej w ogóle nie s?uchamy. W ?yciu bym nie kupi? p?yty L'Enfance Rouge, takie granie mnie nie poci?ga.

Czy cz?sto gracie na festiwalach, czy raczej preferujecie mniejsze audytoria?

We W?oszech, Francji i Hiszpanii gramy na wielu festiwalach, ale w pozosta?ych pa?stwach zdarza nam si? to raczej sporadycznie. Lubimy gra? na festiwalach, wyst?powanie na du?ych scenach daje rozmach i wiele miejsca, a ?e podchodzimy do naszej muzyki do?? fizycznie, wi?c lubimy mie? przestrze? wokó? siebie na scenie. Sceny w klubach s? cz?sto zbyt ciasne, jest nieprzyjemnie. Ale przede wszystkim uwielbiamy koncertowa?, wi?c ka?de miejsce jest dobre. Podczas wojny w Jugos?awii zagrali?my wiele koncertów w obozach dla uchod?ców, które by?y wspania?e. Miejsce nie jest w stanie nas zrazi?, nawet lubimy wyst?powa? w dziwnych miejscach. Grali?my te? w Bagdadzie, staramy si? gra? wsz?dzie. No mo?e poza Stanami Zjednoczonymi, tam na pewno nie pojedziemy. Musieliby nam zaoferowa? zupe?nie niewyobra?aln? sum? pieni?dzy, wtedy mo?e daliby?my si? skusi?. Nie chcemy post?powa? jak wi?kszo?? europejskich kapel, które jad? tam zagra? za kilka dolarów i my?l?, ?e dost?puj? jakiego? wyró?nienia.

Pod koniec koncertu prezentowa?e? wasze koszulki, na których oprócz nazwy zespo?u widnieje tak?e inskrypcja w j?zyku arabskim. Czy móg?by? wyt?umaczy?, co ona oznacza?

Na koszulkach napisane jest po arabsku "nie jestem Amerykaninem", tak ?e tre?? jest bardzo prosta i klarowna, ale dzia?a. Wiadomo od razu, o co nam chodzi.

UP



BLOW UP luglio / agosto '98
Intervista di Stefano Isidoro Bianchi

Les Enfants Rouges sono appena tornati con un album e stanno per uscire con un altro immediatamente a ridosso. Ne approfittiamo per parlare con François di musica, politica, anarchia, Francia, Centri Sociali...

François R. Cambuzat et les Enfants Rouges. Uno spettro si aggira per l'Europa... Un spettro nobile e romantico, un trovatore con la chitarra in braccio che si sposta continuamente dai Balkani alla penisola Iberica, trovandosi spesso, certo casualmente, a vivere in Italia. Uno zingaro per adozione, un apolide per convinzione, un anarchico per fede e condizione, un musicista fuori dagli schemi sopratutto, uno che ha fatto del proprio idealismo 'rivoluzionario' un' appartenenza morale piuttosto che un ambiguo vessillo da sbandierare. François R. Cambuzat e la sua compagna Chiara Locardi, ovvero Les Enfants Rouges, sono usciti recentemente con un album nuovo, Reus-Ljubljana, per i tipi dell'indipendente francese L'Enfance Rouge, a ridosso del quale sta per arrivarne addirittura un altro, Taurisano-Cajarc, realizzato per il nostrano Consorzio Produttori Indipendenti. Un iperattivismo che vale la pena di indagare, visto che non avevamo mai parlato di / con loro su Blow Up: errore imperdonabile...


- Rispetto all'album precedente, in Reus-Ljubljana siete restati solo tu e Chiara...

- In realtà, Les Enfants Rouges non sono mai stato un vero gruppo ma solo io e Chiara, anche se in Swinoujscie-Tunis erano accreditati almeno cinque o sei musicisti diversi. Facciamo una vita assurda, ci spostiamo in continuazione e nessuno regge a lungo ritmi così frenetici.

- Reus-Ljublana mi è piaciuto molto ma l'ho trovato un po' cupo e sofferente, forse triste, certo più difficile e meno accessibile del precedente. Si è persa la vena da chansonnier, il suono si è fatto più secco, più duro, più rock...
- All'epoca di Swinoujscie-Tunis uscivamo dall'esperienza del Gran Teatro Amaro, che era molto basato sulla scrittura verticale, sull'armonia; cercavamo di fare cose nuove, strane, mescolando un po' di tutto, dal tango a Luciano Berio, da Nono a Messiaen... Il materiale di Swinoujscie-Tunis era stato scritto tutto prima, e in sede di registrazione non ci furono prove; chiamammo i musicisti che ci piacevano e l'album nacque in tre soli giorni. Poi abbiamo deciso di uscire da quella dimensione. Come Swinoujscie era fatto di canzoni, Reus quasi le evita. Direi che la musica è anche un riflesso della nostra incazzatura con la Francia, dove c'è una situazione musicale e sociale allucinante. Quando c'è tensione nell'aria inevitabilmente essa si riflette sulle cose che fai. In ogni caso cerchiamo di cambiare in continuazione; adesso ad esempio lavoriamo con sequencers e drum machine, anche se in Reus non ce n'è traccia. I dischi che facciamo sono sempre dei punti di arrivo, e quando escono noi siamo già altrove.

- Quanta improvvisazione c'è in quest'album ?
- Moltissima. Solo su metà dei pezzi abbiamo lavorato per qualche mese mentre l'altra metà è stata registrata in presa diretta. Non vogliamo però tornare nel ghetto dove si trovava il Gran Teatro Amaro, diciamo quello della musica d'avanguardia. Mi piace molto l'improvvisazione ma non ne voglio fare un feticcio o un esercizio di stile.

- Uno dei pezzi che preferisco è Colazione sull'erba... E qui mi sembra di vedere un riferimento all'amata-odiata 'patria'...
- E' il primo pezzo 'onirico' che ho scritto. E' stato un sogno dove c'era questo tipo che moriva e che voleva dei pesci sulla tomba, poi è venuto il titolo e infine il riferimento al quadro... Anche se è più un gioco che un rimando immediato.

- Mi sembra però che questo riferimento all'impressionismo o all'idea di viaggio come condizione permanente dell'esistenza siano tracce di una cultura francese dura a morire. Come e in che misura te ne senti 'erede' ?
- A dire il vero ho vissuto più all'estero che in Francia, e la Francia per me è diventata una specie di sogno. L'idea che ne ho sempre avuto è quella che tutti quanti abbiamo, quella della sua tradizione culturale, dei suoi poeti.. Ce n'è sopratutto uno che mi sta a cuore, Blaise Cendrars, che è un po' il mio padre spirituale. Tre anni fa sono tornato a vivere in Francia dopo quindici anni di assenza e ho trovato un paese di merda, un paese distrutto, una disillusione totale. Gente che ha perso del tutto la propria cultura, che non rivendica più niente, politicamente e socialmente un paese di terremotati mentali, come diceva Camus, parlando però degli americani. La vecchia cultura francese è certamente una parte forte delle mie radici, anche se non è la sola. Oggi la cultura francese è sopratutto fuori dalla Francia, appartiene più agli scrittori francofoni, sopratutto Agli africani, perché hanno una maniera splendida ed elegante di scrivere in francese... Sono loro adesso la vera cultura francese. C'è restato poco, due o tre case editrici, qualche musicista, una rivista splendida come Le Monde Diplomatique, pochissimo insomma.

- C'è una parola che ricorre spesso nei tuoi testi, nei titoli dei tuoi pezzi e nel tuo immaginario. Che mi rispondi allora se ti dico 'rivoluzione' ?
- Ti rispondo anarchia.

- E se ti dico 'anarchia' ?
- Idealismo. Essenza della vita.

- Cosa intendi per anarchia ?
- Quello che è veramente. Quindi non le creste verdi, l'anarchia da turisti. Intendo il rifiuto di ogni potere, l'autogestione. Intendo quella storia molto romantica ma molto reale che è stato il '36 spagnolo. Sono molto, molto, molto legato ad esso. I nostri amici spagnoli fanno parte di questo giro, non sono chiaramente quelli del '36 ma si sono fatti lo stesso la prigione sotto Franco. Siamo molto legati a questo periodo perché è l'unico momento in cui si è tentato realmente di vivere con questa ideologia.

- Ti cito una frase di un testo di Reus-Ljubljana: "Sessantotto in fallimento, Novantotto in apatia ma Trentasei in Catalunya". Che il Sessantotto sia stato un fallimento posso esser d'accordo, anche se i semi sono comunque restati, che il Novantotto sia in apatia mi sembra evidente. Ma anche il Trentasei...
- Oh sì, un fallimento totale anche quello... ma per un periodo di due mesi è stato un incanto.

- Allora è destino che sia sempre un fallimento ?
- Ma sì, perché tanto l'anarchia... non vorrei dirlo... ma si può definire senz'altro un'utopia. L'anarchia dovrebbe essere mondiale per poter riuscire. Tutto viene fagocitato dalle potenze che stanno intorno. Ma quello che è stato magnifico è che il popolo spagnolo allora ha votato anarchia nella sua maggioranza. Ti rendi conto ? Pur andando contro le proprie convinzioni hanno votato, e hanno votato anarchia... Il partito comunista era allo 0,5 per cento e gli anarchici erano al sessanta, una cosa incredibile. E' ovvio che si tratta di un sogno, è ovvio che sarà sempre un fallimento, ma è stato un sogno molto più bello di quello del Sessantotto...

- Non credi però che gli anarchici abbiano sempre difettato di razionalità ? Quella razionalità che si è data il comunismo, ad esempio, quella razionalità che permette di organizzarsi e di trasformare il sogno in possibile realtà... L'impulso ribellistico fine a se stesso resta per poco...
- Appunto per questo la Catalogna, si sono organizzati, si sono dati un vero 'governo'...

- Ma nel momento in cui diventa vero governo non è più anarchia... E' una contraddizione...
- ... e questo è il problema... Loro sono morti proprio per questo. E' un argomento che ci travaglia tutti, è la cosa più atroce. Dovremmo esser pronti a fare qualche concessione, non tanto un governo centrale quanto un' organizzazione centrale, federare un po' tutto... Federare, figurati che parola orrenda. Vedi ? Già dialetticamente facciamo concessioni... E' ovvio che siamo degli illusi, però io credo che anche i comunisti lo siano, perché non sono ancora riuscito a vedere nessun luogo in cui ci sia stata una vera riuscita del comunismo. Ho tantissima simpatia per Cuba, ovviamente, ma non la chiamerei una riuscita al cento per cento. Il problema quindi è se la riuscita è umana o meno... Vedi la Francia, tutte le lotte che hanno fatto i nostri nonni per avere uno stato sociale dignitoso che alla fine sono riusciti ad ottenere ma di cui adesso viene fatto un uso schifoso, del tutto demenziale. Tutti ne approfittano... Mi sento quasi un reazionario a dire cose simili ma devi credermi, c'è un uso tanto squallido dello stato sociale...

- Non faccio alcuna fatica a comprenderti... Vedi un po' l'Italia...
- Gli italiani però sono un popolo che è sempre stato nella merda ma è sempre riuscito a sopravvivere, è un popolo abituato a farcela da solo, quindi il tuo è un paese un po' dolcemente anarchico e questo mi pare molto bello...

- ...mmmh...
- ... ed è per questo che lo preferiamo alla Francia. E le preferiamo anche la Spagna o la Germania dell'est, che ha ancora tanto comunismo in testa ...

- Però nel momento in cui che rivendichi la tua 'francesità', la tua cultura, la vecchia Francia che non esiste più, non credi di essere in contraddizione con l'internazionalismo che pure rivendichi, con la caduta delle barriere culturali, con l'idea che non debbano esistere particolarismi e microculture impermeabili le une alle altre ? Non credi che con il cosiddetto villaggio globale le culture particolari tenderanno a sparire ?
- Non devono sparire e non credo che spariranno.

- Ma la cultura del particolare è sempre stato un cavallo di battaglia dei conservatori...
- Infatti, ma è anche qualcosa di profondamente positivo, basta non scadere nell'estremismo. Voglio dire, una cultura si basa anche sul luogo in cui ti trovi, sulla sua peculiarità, quindi ti aiuta a vivere, arricchisce te e gli altri. La cultura serve a questo. I tedeschi l'hanno capito benissimo, quando hanno parlato del 'ruolo sociale' dell'artista.

- Però gli algerini che vengono in Francia portano con sé i germi di qualcosa di nuovo, che non sarà più la loro cultura di origine e neppure la vecchia cultura francese...
- Ma questo mi sembra bellissimo. Auguro alla Francia e all'Europa il maggior numero possibile di immigrati... Un po' come diceva Pasolini, aspettiamo Alì dagli occhi azzurri... Lui l'aveva già capito alla sua epoca. L'Europa è condannata ad essere invasa dal Terzo Mondo, è inevitabile. E sarà bellissimo.

- E che mi dici delle storie accadute recentemente a Torino con i Centri Sociali ?
- Intanto credo che siamo tutti molto poco e male informati su quanto è accaduto. Quelli che la televisione di stato ha scoperto solo adesso -gli squatters, che esistono da anni- sono tutti amici che conosco da anni. Al di là di ogni altra valutazione io considero queste manifestazioni come il segno di una vitalità sociale incredibile; i Centri Sociali esistono da tempo e sono tra le realtà più belle d'Italia. In Francia non c'è niente di simile. L'ultima volta che c'è stata una rivendicazione sociale è stato per un aumento di cento franchi della paga degli impiegati statali ed era una 'rivoluzione sociale ' assolutamente falsa. Ancora prima, tre o quattro anni fa, fu un po' meglio perché partì dalle Università ma venne immediatamente ripresa in mano dagli impiegati statali e dai sindacati, una storia ancora una volta bruttissima. In Francia non esiste un centro sociale, un gruppo come Ulan Bator non riesce a suonare da nessuna parte anche se ha degli invidiabili riscontri di stampa, e questo ancora una volta per colpa di uno stato sociale che non funziona assolutamente perché lo stato finanzia il luoghi per suonare ma chi se ne occupa se ne frega della programmazione, non sa niente, non segue niente. Quindi in Francia ci sono solo cinque o sei locali molto buoni e poi una serie infinita di posti dove c'è sempre e solo blues, rythm'n'blues e cose alla moda come i Verve... La Francia all'estero vive sulla sua storia e sulla sua cultura, sul Sessantotto e sui sessantottini, che col tempo son diventate persone di totale inaffidabilità. E' solo uno specchio per le allodole, la Francia. Invece episodi come quello di Torino sono sintomi di una realtà vera, in movimento. I miei amici francesi invidiano l'Italia, il suo fermento, il suo circuito di centri sociali. In Italia se parli di politica come facciamo adesso va tutto bene, in Francia se ti azzardi ti guardano subito male, sembri un vechio noioso, un marziano. E questo è incredibile perché sono così sopratutto i ragazzi, quelli che magari vengono ai concerti. Non c'è assolutamente coscienza sociale in Francia, o ben poca, proprio ben poca...

- Un paradosso, se consideriamo che c'è il partito comunista al governo.
- Senti, meglio che non dica niente... Di nuovo: viva l'anarchismo, perché quando vedi la faccia di quei comunisti là prendi paura... Per dire, ho simpatia per Bertinotti ma non mi fido per nulla neppure di lui. E' il meno peggio ma... C'è un canzoncina pop spagnola che dice che tra il male e il peggio non si deve scegliere niente e andare avanti sognando... La canzone è piuttosto stupida ma la frase mi piace molto...

- Nell'intervista agli Starfuckers che abbiamo pubblicato nel numero scorso del giornale, Manuele Giannini sosteneva giustamente che per fare musica rivoluzionaria non basta scrivere dei bei testi se poi sotto fai un giro di do. Che ne pensi ?
- Probabilmente loro dicono così perché in Italia c'è stata una vera inflazione di testi così, diciamo 'impegnati', e forse la loro è una reazione a questa inflazione. Personalmente penso che sia uguale, ci sono testi rivoluzionari e musiche rivoluzionarie che hanno la stessa importanza. Alcune canzoni della guerra di Spagna, tanto per tornarci sopra, hanno degli accordi così semplici, quasi stupidi, eppure hanno una forza nei testi che non è possibile ignorare perché hanno contato tantissimo per la gente che li ascoltava. Tra l'altro devo dirti che trovo il disco degli Starfuckers veramente fantastico, per me è senz'altro il disco dell'anno, anche se ho un po' paura per loro, spero che non entrino in un ghetto perché sarebbe ingiusto e sbagliato. Adesso almeno potremo rispondere qualcosa quando qualcuno ci chiederà quale gruppo italiano ci piace. Finora, sinceramente, non sapevo cosa rispondere...

- Altre cose che ascolti in questo momento ?
- Natasha Atlas, i Valvola, alcune cose veramente fantastiche che sono passate sotto l'etichetta post-rock, ad esempio l'album dei Brise-Glace, che è veramente un capolavoro, oppure il secondo album degli Ulan Bator. Poi Keiji Haino, una fissazione di Chiara da almeno cinque o sei anni. Poi ancora Autechre, Laika, Scanner.. E infine, visto che è tornato il sole, ascoltiamo molto El Camaròn de la Isla, un vero eroe nazionale spagnolo, il dio del flamenco.

- Progetti a breve scadenza ?
- Stiamo per aprirci un 'varco' in Giappone, stiamo per iniziare un tour in Croazia e in Grecia per fare poi il giro del Mediterraneo e tornare magari dalla Puglia. E' per questo che i titoli dei nostri dischi sono sempre quelli di due città, perché segnano un periodo della nostra vita che è come un viaggio, un segmento prima di ripartire.

Stefano Isidoro Bianchi Luglio / agosto '98 "Taurisano-Cajarc" disco del mese BLOW UP

UP



IL MUCCHIO SELVAGGIO giugno '98
Intervista di Fabio Massimo Arati

Incontri. François R. Cambuzat et les Enfants Rouges. Ben tre anni dopo il suo ultimo lavoro da solista;, François R. Cambuzat è tornato all'attività discografica con ben due album usciti a poche settimane di distanza l'uno dall'altro. Registrato e prodotto in proprio, "Reus-Ljubljana" è uno di quei dischi che lasciano il segno: opera generosa d'emozioni, carica di lirismo ed entusiasmante nella sostanza musicale ; "Taurisano-Cajarc" gli fa seguito in questi giorni, pubblicato dal Consorzio Produttori Indipendenti nell'ambito della collana "Taccuini": altre due città, ultime tappe di una movimentata avventura cominciata a Roma una quindicina d'anni fa e non ancora terminata. In principio furono i Kim Squad: un solo album ma tanto clamore, al punto che da allora l'artista francese è definitivamente entrato nel mondo del rock autoctono; un po' come accadde ai Rokes negli anni Sessanta, con la differenza che la band inglese divenne "italiana" a furor di popolo, mentre François -che in realtà è un menestrello giramondo- è stato adottato soltanto dai pochi, irriducibili sostenitori dell'underground nostrano. La vicenda con Les Enfants Rouges (in pratica la compagna di Cambuzat, Chiara Locardi, con il contributo di musicisti ospiti) ha avuto inizio qualche anno fa, dopo che il chitarrista e cantante si era allontanato dal suo secondo gruppo, Il Gran Teatro Amaro: un progetto davvero prodigo di soddisfazioni dal punto di vista artistico, ma che fatica ad imporsi al di fuori di una ristretta cerchia d'estimatori. Inutile dire che François e Chiara meriterebbero consensi assai più ampi.

- Cosa è accaduto in questi ultimi tre anni ?
- Dopo l'uscita di "Swinoujscie-Tunis" si è suonato parecchio, un po' in tutta Europa; a Parigi, un paio di estati fa, abbiamo anche registrato un album intero con la collaborazione di mio cugino Amaury (il cantante e chitarrista degli Ulan Bator, NdR): alla fine, però, abbiamo preferito non pubblicarlo, perché aveva suoni ed atmosfere troppo simili a quelle del precedente lavoro... In seguito, nel corso dei nostri studi, Chiara è passata dalla batteria al basso, strumento che ha maggiore importanza nell'economia della nostra musica; d'altra parte il posto dietro i tamburi è rimasto vacante. All'inizio abbiamo suonato con una ragazza americana del giro di John Zorn, che ci ha seguiti anche in tournèe; in "Reus - Ljubljana" hanno invece lavorato diversi batteristi, nessuno dei quali voleva apparire: nei crediti è quindi indicato un nome fittizio che li rappresenta tutti, Gerda Taro. L'album è stato registrato la scorsa estate in Umbria, nella casa dove viviamo da circa un anno: questa volta abbiamo fatto tutto da soli, con l'ausilio di un semplice otto piste; il nostro produttore di sempre , Frank van der Weij, si è occupato soltanto della masterizzazione.

- E che cosa ci dici del disco che è in uscita per il Consorzio ?
- Anch'esso risale alla scorsa estate: inizialmente ci avevano assicurato che sarebbe rientrato nell'emissione autunnale dei Taccuini, ma la cosa è andata per le lunghe e a forza di rimandare siamo arrivati fino ad oggi. Questo contrattempo ci ha tenuti fermi tutto l'inverno, con i vari locali che attendevano l'uscita del nuovo CD per fissare le serate; alla fine abbiamo deciso di realizzare in proprio "Reus - Ljubljana" che, dal punto di vista stilistico, è un po' più evoluto di "Taurisano - Cajarc". d'altra parte questi mesi di pausa ci hanno lasciato parecchio tempo per provare, permettendoci di sviluppare ulteriormente il nostro discorso musicale: al momento siamo molto interessati all'uso di macchine e sequencer e le canzoni dei due album ci sembrano un pochino superate.

- Ritengo che la vostra ricerca sui suoni e sulle strutture sia per alcuni versi riconducibile a certe esperienze d'oltreoceano": vi dice niente la parola post - rock?
- Con i gruppi americani abbiamo in comune l'approccio, la grande fantasia e libertà di espressione con cui tentiamo di aprire strade nuove e di elaborare soluzioni insolite nell'ambito della musica rock; tuttavia cerchiamo sempre di essere noi stessi e senza scimmiottare nessuno. le definizioni lasciano il tempo che trovano, servono soltanto ai giornalisti per inquadrare una certa situazione, un determinato "circolo culturale" che poi nel concreto può avere variegati risvolti stilistici: tra i gruppi di Chicago o di Louisville c'è chi predilige atmosfere sognanti e dilatate come chi preferisce potenti bordate metalliche e distorsioni rumorose; alcuni musicisti , come ad esempio Jim O'Rourke, lavorano intorno ad entrambe queste strategie. Forse un aspetto comune di tutta la scena potrebbe essere lo studio sui suoni, che d'altra parte si giova delle intuizioni della scuola noise dello scorso decennio.
Senz'altro più stimolante è il peso che in certi frangenti assume l'opera di missaggio: nei lavori di Tortoise o di Gastr del Sol, ad esempio, diviene un'ulteriore esperienza creativa, in cui l'artista si assume più rischi di quanto non faccia in sede compositiva; a volte sembra quasi di ritornare alla musica concreta degli anni '60...

- I vostri dischi potrebbero ottenere grossi riscontri soprattutto all'estero; cos'è, allora che cosa vi tiene legati all'Italia?
- Se da un lato è vero che in questo paese si vende poco, dall'altro bisogna ammettere che il circuito dei concerti è molto sviluppato; a Parigi non esistono locali che abbiano la programmazione del ClanDestino di Faenza o di altri club della penisola, e in Francia non ci sono neppure i centri sociali, che invece qui hanno salvato la diversità culturale: in Italia esiste un pubblico "parallelo" e quasi segreto, composto da poche persone ma tutte fedelissime e con una gran sete di cose diverse, non omologate; da alcuni anni questo micro-mercato comincia ad avere qualche mezzo in più grazie all'avvento del CD, che ha abbattuto i costi di produzione permettendo a moltissimi musicisti di pubblicare autonomamente i propri lavori, seppur in poche centinaia di copie: una pratica che non permette certo di vivere della propria musica, ma che ha pur sempre una sua valenza culturale.

- E non ci si sente un po' costretti in una situazione così sotterrranea?
- L'importante è andare avanti! Per quello che ci riguarda l'unico vero problema è la fragilità economica: ci accorgiamo che molti altri artisti hanno sempre le spalle coperte, magari hanno un altro lavoro o vengono mantenuti dalle loro famiglie. Noi invece non vogliamo scendere a compromessi: la musica è l'unica ragione della nostra vita. E' una scelta che ci rende vulnerabili, perchè basta un piccolo contrattempo, un guasto al furgone o un ritardo di qualsiasi genere per metterci veramente nei guai... del resto non abbiamo molte alternative: all'estero le cose vanno anche peggio; figurati che un nostro amico a Filadelfia ha visto i Gastr del Sol suonare davanti a settanta persone; in Francia il circuito dei piccoli concerti non esiste più e in Germania dopo il boom degli scorsi anni , si è ridimensionato considerevolmente. Insomma siamo convinti che l'Italia sia il posto che offre maggiori possibilità di suonare dal vivo.

- Mi lasciate un po' perplesso; per voi le cose sono forse più semplici: con quindici anni di concerti alle spalle sono in parecchi a conoscervi...
- Questo è vero solo in parte: con i Kim Squad abbiamo girato abbastanza fini alla fine degli anni '80, ma poi la vicenda de il Gran Teatro Amaro si è consumata quasi interamente all'estero. Quando nel '95 Chiara ha iniziato a occuparsi personalmente del booking dei concerti, alcuni gestori si ricordavano il mio nome ma tanti altri non lo conoscevano affatto; allo stesso modo nel pubblico incontriamo delle persone che mi seguono da tempo ma non tutti sanno chi erano i Kim Squad. Nel frattempo c'è stato un vero salto generazionale.

- Credi che esista un motivo di continuità tra tutte le tue esperienze discografiche?
- Mettendo da parte il primo album che fu realizzato quasi per gioco, quando ancora mi appassionava il rock'n'roll più immediato ed istintivo, penso che un carattere comune dei dischi siano le atmosfere; lo stile invece si è trasformato nel corso degli anni, la ricerca musicale è andata avanti ed ancora oggi è in continua evoluzione: "Reus - Ljubljana" è già più avanti di "Taurisano - Cajarc", è quasi tutto impostato sulla improvvisazione in studio e non più sulla lavorazione di canzoni tradizionali. Al tempo del Gran Teatro incentravamo tutto sulla scrittura verticale, ma alla fine eravamo entrati nel ghetto della musica d'avanguardia e non ne venivamo più fuori; soltanto oggi credo di aver trovato un giusto compromesso tra immediatezza e sperimentazione, ma i temi e le ambientazioni continuano ad essere quelle di un tempo.

- Atmosfere noir, avvolgenti e malinconiche...
- Figurati che con "Reus - Ljubljana" intendevamo fare un disco solare, poi riascoltandolo ci siamo subito resi conto che non lo era affatto. Questo è uno dei tanti motivi per cui siamo tanto attratti dall'Africa: lì di sole ce n'è davvero parecchio e ci chiediamo fino a che punto potremmo esserne influenzati; in più nutriamo molte speranze nella riscossa del Terzo Mondo. D'altra parte la tristezza che pervade i nostri dischi non è assolutamente sinonimo di negatività...

- E' comunque tipica del tuo atteggiamento da menestrello e poeta maledetto...
- Questo è un clichè che non rivendico affatto.

- Non puoi tuttavia negare il temperamento inquieto e decadente che ha sempre animato le tue scelte, ad iniziare da quella di vivere come un nomade, in giro per l'Europa...
- Ma questo non ha niente a che fare con il decadentismo ne con altri comportamenti premeditati; il nomadismo che ha sempre fottuto la mia vita, è un'esigenza interiore: sono sempre alla ricerca di qualcosa e non sono mai riuscito a stabilirmi in un posto dove poter magari costruire qualcosa di concreto. In un suo libro Chatwin diceva che solo i nomadi considerano il mondo perfetto, perchè non hanno bisogno di trasformarlo: io e Chiara siamo spinti da una curiosità incredibile che ci impedisce di fermarci. Nostro malgrado abbiamo trascorso gli ultimi mesi senza muoverci dall'Umbria e siccome sentivamo l'esigenza di scoprire qualcosa di nuovo abbiamo deciso di imparare lo spagnolo. D'altro canto siamo un po' invidiosi di chi ha il coraggio di vivere tanti anni nello stesso luogo, e non neghiamo di aver bisogno delle persone stanziali: sono un indispensabile punto di riferimento nel corso dei nostri spostamenti.

UP



ROCKERILLA, settembre 2000, n.241
L'Enfance Rouge
Tensioni d'inizio millennio
Intervista di Maurizio Marino

'Swinoujscie-Tunis','Reus-Ljubljana', 'Taurisano-Cajarc' e ora 'Davos-Leros'. I viaggi proseguono, i luoghi si mescolano, lo spirito rimane.Dopo una lieve mutazione nominale (ora è L'Enfance Rouge) François R. Cambuzat, con il consueto apporto della sua compagna Chiara Locardi, ritorna con un album inquieto e iconoclasta ad urlare la propria rabbia per i mali 'invisibili' del 2000. Pensieri e parole di un guerrigliero non riconciliato.

'Davos-Leros' si configura fin dal titolo (con il suo riferimento al convegno del Gat)come il vostro album più politicizzato, contraddistinto da una visione anarchica persino più combattiva che in passato. Che ruolo può avere in un'epoca di riflusso, un musicista che parla ancora di resistenza e di opposizione alle decisioni dei potenti?
-" Noi stiamo soltanto esorcizzando i danni di questa guerra economica già quasi persa… Navigando tra Nord e Sud, tra Est e Ovest, ci rendiamo conto che tutto il mondo occidentale che conosciamo regge malamente un identico frutto: il capitalismo. E conseguenza di ciò è la globalizzazione:possiamo testimoniare per esempio che tra Cadice e mosca si incontra lo stesso dentifricio. In opposizione a quest'ordine di cose vorremmo segnalare l'esistenza dell'ATTAC che si può definire come un sindacato internazionale del cittadino. L'ATTAC agisce con l'obiettivo principale di frenare la speculazione internazionale, di tassare i proventi del capitale, sanzionare i paradisi fiscali ed, in generale di riconquistare gli spazi che la democrazia ha ceduto in difesa dei 'diritti' degli investitori e dei mercanti. Tra i fondatori dell'ATTAC, che ha sede a Parigi, ci sono Ignacio Ramonet, Manu Chao, Susan Gorge, Bernard Cassen. Non vediamo che un ruolo molto idealistico della musica e dell'arte in generale: testimoniare e provare a vivere secondo la propria etica".

'Swinoujscie-Tunis','Reus-Ljubljana', 'Taurisano-Cajarc' e infine 'Davos-Leros'.I titoli dei vostri dischi sembrano suggerire una continua idea di movimento, un'incessante esplorazione di spazi ignoti ai più, un nomadismo esasperato vissuto quasi come una religione. Cosa rimane nel vostro animo di tutti questi luoghi visitati, vissuti, posseduti?
-"Rimarranno gli esempi coraggiosi di resistenza cocciuta di qualche isola felice. Lo Stubnitz di Rostock, il Bel-Air di Colonia, certi centri sociali italiani, qualche club europeo, i nostri amici catalani, un gruppo di agitatori sloveni. E poi tutte le immagini vissute da viaggiatori (e non certo da turisti-turnisti:siamo tuttora liberi di decidere dove abitare il mese prossimo). Tra le tante uno stadio a Tblisi, il conservatorio di Tunisi, le foreste del Voigtland, la vita a Berlino nell'arco compreso tra la caduta del Muro e l'arrivo del Kentucky Fried Chicken, il Salento d'inverno. Se ci fermiamo troppo in un luogo, dopo un po' siamo assaliti dai souvenirs, forse dalla malinconia e poi dal desiderio di non morire prima di vedere lo Yemen, la baia di Along o la città di Merv. Più che di suonare alla Knitting factory di New York o di firmare per la Touch & Go. Anche se siamo stufi di questa precarietà che è per il momento il prezzo da pagare..".

Ascoltando l'album sono rimasto particolarmente colpito dall'atmosfera malsana ma terribilmente seducente di "Davos bei Nacht". Dal punto di vista musicale è come se, il giorno dell'apocalisse, i Black Heart Procession e i Sonic Youth si fossero uniti ai Velvet Underground con Nico alla voce per una jam session finale. Qual è la genesi di un brano così travagliato?
-"Davos bei Nacht, che è l'unica canzone non improvvisata dell'album, è un esempio del nostro gusto per la cultura mitteleuropea. Può anche essere che derivi in linea trasversale dal lavoro svolto con il Gran Teatro Amaro. In più siamo da tempo appassionati dalla musica classica contemporanea, ultimamente da Bernd Alois Zimmerman ("Requiem fur ein junger Dichter") e Iannis Xenakis ("Rebonds"). In questo caso dunque niente a che vedere con l'inizio del secolo europeo, però ci èpiaciuto mescolare tutte queste idee. Il testo cantato da Chiara illustra il modo con il quale le donne vietnamite combattevano gli americani durante la guerra. Una lama da rasoio nella vagina. Da idealisti ci piaceva l'idea che questo sarebbe potuto accadere a Davos durante gli incontri…".

"Con il furore degli anni/siamo sempre rimasti fuori posto/anche perché il mondo è spesso bello/cambiandolo spesso". "Zeebrugge", una spiaggia nordica desolata e malinconica che si erge a perfetto simbolo per un bilancio esistenziale. Qual è il tuo bilancio come uomo?
-"Non l'ho fatto. Sono ancora un ragazzo".

Ascoltando la vostra musica mi vengono in mente un mare di nomi e situazioni (dalla scena del post-rock di Gastr del Sol e Storm & Stress alla scuola della lentezza di Smog e Will Oldham fino al minimalismo di Glass) ma poi mi rendo conto che l'originalità del suono deriva da un approccio musicale fortemente europeo, che trova le sue radici in un background inevitabilmente latino, in un bagaglio culturale fatto di poesia, di romanticismo e carnalità che gli americani non potranno mai avere. Che ne pensi?
-"Dici? Spero che tu abbia ragione. Però malgrado il boicottaggio, compriamo anche noi dischi americani. Poesia, romanticismo e carnalità fanno certamente parte anche dell'umano americano: la differenza è che anche se amiamo Carter gli preferiamo comunque Abdourahman A. Waberi, che tra un Paul Masson californiano apprezziamo più volentieri un vino di Kelibia, che con gli stessi soldi spesi in un mese a Chicago si può riuscire a vivere per anni a Damasco. Senza cadere nel mito del buon selvaggio o del multi-kulti. Proviamo semplicemente a vivere i nostri sogni e a seguire i nostri centri di interesse…"

Come rispondi ai critici che hanno definito la musica di François R. Cambuzat "eccessivamente intellettuale"?
-"Che il concetto di intellettualità non può essere così basso. Che nessun pubblico è scemo.

Quale sarà il prossimo viaggio dell'Enfance Rouge?
-"Lasceremo il Belgio abbastanza presto, dopo la nascita di Zai. Per l'Andalusia o il Golfo di Gabès".

UP



REUS - LJUBLJANA

Inquieto, apolide e scarno, un po' bohémien maudit un po' Savonarola globetrotter, Cambuzat è uno dei pochi per la cui sincerità, culturale ed umana, metterei la mano nel fuoco. Irrequieto, ha sempre seguito il fil rouge della propria passione uditiva e l'ha riversata addosso agli altri con la foga del sangue giovane che ribolle, in un arco di carriera che parte con il punk (Kim Squad & the Dinah Shore Headbangers), forma lo zenith temporale in zona chansonnier (la solista prova breliana dell'88 e la bellissima avventura del Gran Teatro Amaro) ed approda alla nuova sfida dei 'bambini rossi' (parce que c'est le rouge la couleur de la passion et de la résistance). Apolide per scelta, esser di nessuno per essere fra tutti, aggirarsi con destrezza tra gli odori pungenti della Casbah come per le ragnatele d'asfalto che incrociano a Trafalgar Square, adottare il principio dei vasi comunicanti per le culture del mondo. Scarno come è stata sempre la sua musica, sia infuriata dall'iconoclastìa punk che infoiata dal mélange della banlieue parigina, scarno perché un uomo con poco bagaglio sa offrire il tutto senza avere niente. Poche pennellate per Modì, poche frasi per Aub, poche inquadrature per Vigo, poche note per Ciampi. Molto eccesso, poche lire, poco seguito e fanculo ! Il talento non si è mai misurato con l'applausometro. Questo secondo capitolo degli Enfants Rouges (in pratica lui alla chitarra e voce e Chiara Locardi al basso, sostenuti dalle bacchette implose di Gerda Taro) è basato su intuizioni chitarristiche, introspezione sonica, pennate forti e furibonde come le imprecazioni di Céline, un soliloquio scarno (encore) che funge da impalcatura ai racconti di viaggio (int. ed ext.) del giovane francese, frasi cacciate a forza dentro la metrica peggio della calca nei vagoni del metro di Tokyo, roba da 110 e lode con sberleffo accademico, romanticismo délinquant, ricordi di vita che divengono poesia stradaiola. Un signor disco (grande grafica della Locardi per il sontuoso digipack) sulla fulgidità dell'esistenza centellinata, sul piacere del voler perdere partite messe in piedi da altri ( le regole, U know...) su come, per dirla con David Byrne "I'm resplending in divergence". Quanto peso ha la fedeltà di fronte al malessere ? Disco della stagione.

The Raven, maggio '98, MUSIC CLUB


Francia. In realtà si dovrebbe porre sotto la dicitura "Europa", il nuovo disco di François R. Cambuzat et les Enfants Rouges, pubblicato dall'etichetta L'Enfance Rouge. Composto da canzoni scritte in viaggio (da qui il titolo, Reus-Ljubljana), registrato a Perugia e rifinito ad Amsterdam, permeato di spirito anarchico-internazionalista, il nuovo diario intimo dell'ex Kim Squad (aiutato dal basso di Chiara Locardi e dalla batteria di Gerda Taro) è un sofferto, intransigente manifesto di libertà e idealismo. Monologhi crudi e poco disposti al compromesso, proprio come la musica che li sostiene, un post-punk minimale attraversato da rumorose folate quasi "velvettiane", con un'onestà disperata che riporta alla mente le migliori pagine dei Franti. La profondità di canzoni come Passaggio oltremare, Catalunya '36 e Biarritz-Donostia fa perdonare facilmente alcuni eccessi di verbosità e maledettismo. Musica per chi non si arrende.

The Groovers, Maggio '98, RUMORE


Come le sue generalità fanno chiaramente intuire, François R. Cambuzat non è italiano. Nonostante la sua nazionalità francese, e nonostante la sua vocazione al nomadismo lo classifichi a pieno titolo come "cittadino del mondo", non è certo una forzatura occuparsene nello spazio dedicato alla scena autoctona: non solo per via del suo lungo soggiorno in quel di Roma o dei suoi strettissimi rapporti con il Belpaese (per la cronaca, la storia degli indimenticabili Kim Squad & Dinah Shore Headbangers è raccontata nel n. 295), ma anche perché l'album qui recensito è stato inciso nei dintorni di Perugia e presenta liriche quasi esclusivamente nella nostra lingua. Come il precedente Swinoujscie-Tunis del 1995, anche questo Reus-Ljubljana -secondo progetto discografico, autoprodotto con il marchio L'Enfance Rouge, del duo François R. Cambuzat et les Enfants Rouges composto dallo stesso François (chitarra e voce) e da Chiara Locardi (basso e voce)- è una sorta di diario di viaggio: un diario sinceramente vissuto e speso sofferto che si sviluppa attraverso trame elettroacustiche tanto leggiadre ed evocative quanto all'occorrenza ruvide e graffianti, voci sussurrate ma non per questo prive di irruente carisma, canzoni apparentemente deliranti ma in realtà dotate di un loro particolare equilibrio. Profondamente visionario e tendenzialmente "maledetto" sia nei (bellissimi) testi che nelle atmosfere, Reus-Ljubljana è un album quantomai originale dove l'esigenza interiore di una espressività rabbiosa ed estrema -in cui, se non proprio un messaggio "politico", si avverte quantomeno un certo interesse per temi di carattere sociale- si sposa ad un gusto "romantico" di chiaro stampo europeo; un gioco, insomma, di forti contrasti -chiaro-scuro, sperimentazione-tradizione, aspro-delicato- che per fortuna non riconosce vincoli stilistici, e che parola dopo parola, suono dopo suono, fantasia (a)melodica dopo fantasia (a)melodica dichiara senza timore di equivoco il suo insopprimibile bisogno di libertà. E di fronte ad un urgenza così chiaramente manifestata avrebbe quindi ben poco senso dilungarsi in un arido e sterile inventario di eventuali influenze e paragoni, giacché la scarna, allucinata e rumorosa poesia degli Enfants Rouges -al di là dei palesi riferimenti, più che altro attitudinali, ai maestri Velvet Underground- sfugge ad ogni tentativo di rigoroso inquadramento. Cupo e malinconico ma a suo modo selvaggio, e fiero del suo rifiuto di qualsivoglia raffinatezza, Reus-Ljubljana è un piccolo capolavoro di suggestione cui l'ermetismo appena velato di autocompiacimento (legittimo, alla luce dei saldi legami dell'opera con la sfera personale degli autori) e le finalità evidentemente catartiche non sottraggono forza comunicativa. Possibile non innamorarsene o anche esserne disorientati, considerandone l'estro e la sovversiva spigolosità, ma impossibile non riconoscerne lo spessore, l'autorevolezza e il sentimento: doti, queste, che emergono prorompenti anche dalla singolare veste grafica, forse l'unica concessione di François e Chiara a una qualche forma di austera, sofisticata eleganza.(Distribuzione italiana a cura di Helter Skelter, 06-44 700 254.)

Gianluca Picardi, Dal 19 al 25 maggio '98, IL MUCCHIO SELVAGGIO


Custodito in un'elegantissima confezione cartonata con copertina in rilievo, il nuovo cd di François R. Cambuzat et les Enfants Rouges (cioè la sua compagna Chiara Locardi e l'occasionale batterista Gerda Taro) rischiara il firmamento del rock di fine millennio come farebbe una stella cadente in una notte senza luna. Il cammino artistico intrapreso dall'ex leader di Kim Squad e Gran Teatro Amaro culmina oggi in un'opera di rara bellezza, in cui ricerca musicale ed appassionante lirismo confluiscono in otto brani dalle tinte oscure e dal forte impatto emotivo. Che François fosse un artista straordinario già lo sapevamo da tempo: qualche anno fa il suo più recente album da solista -Swinoujscie-Tunis- con cui tra l'altro inaugurava una nuova fase creativa, lo aveva ribadito ancora una volta; oggi Reus-Ljubljana va oltre ogni più rosea aspettativa: è un capolavoro, inutile dilungarsi in ulteriori giri di parole. Essenzialmente riesce là dove molti, anche tra i più celebrati 'innovatori di fine secolo, avevano fallito: coniugare la ricerca musicale -quella più radicale, fatta di temerari fragori chitarristici, di estenuanti dilatazioni strutturali, come di silenzi che sembrano eterni- con l'arte sempiterna della poesia. In questo disco rumore e dissonanza imperversano, eppure c'è tanto pathos e tanta dolcezza che pare di ascoltare il più ispirato dei Notturni di Chopin.

Fabio M. Arati, Maggio '98, RARO


Sempre più spettrale, il viaggio che spiega la musica di François R. Cambuzat verso un'altra stazione, fatta di tremolii chitarristici, un basso (quello dell'inseparabile Chiara Locardi) che è pura pulsazione dell'anima, una narrazione a suo modo drammatica negli accenni, nelle pause, , nelle inflessioni cupe della voce. 'Des trains, facteurs de vent" lascia il posto ad una melodia sussurrata e subito squarciata da un'elettrica impazzita e fulminante. E' come se François e Chiara fossero approdati ad un indurita sottrazione, quasi per cogliere gli affanni del cuore in un processo di de-composizione verso un nervoso silenzio. La chitarra sceglie di mimetizzarsi fra le pieghe ritmiche, di trascinarsi un poco malata ("Biarritz-Donostia") e distonica, fino a fare esplodere di inquietudine l'animo, oppure di darsi un tocco liricamente sfuggente ("Rdeci Otroci) e chiudersi in un sussurro minimale. Quello che comunque "Reus-Ljubljana" -coordinate spaziali che attraversano Spagna e Slovenia- incarna è la voglia di dare ad ogni spigolo sonoro un sapore più marcatamente destrutturato. La voce è sopratutto spia di una solitudine malinconica, quindi, ma anche di una poesia che, proprio sul suo fondale nero e scabro, trova uno spiraglio di luce cosciente ("Marechiaro"), un approdo sommesso ma pacificante, da cui, forse, ripartire. Alla prossima...

John Vignola, Giugno '98, ROCKERILLA

UP



REUS LJUBLJANA (L'Enfance Rouge)
& TAURISANO CAJARC (C.P.I.)

Reus-Ljubljana è un album scarno ed essenziale, costruito quasi esclusivamente sull'aspro suono della chitarra accompagnata dal basso e -ma non sempre- dalle percussioni, un suono fatto di tesissime quieti e improvvisi stacchi lancinanti. Il recitare di François si fa raramente canto vero, lasciandosi andare piuttosto a una sorta di flusso di coscienza in cui si sovrappongono immagini, ricordi, dichiarazioni, sogni. Dall'iniziale Passaggio Oltremare alla dolcissima marcia funebre Marechiaro passando per le narrazioni di Des trains, facteurs de vent e i repenti spasmi chitarristici dell'ottima Colazione sull'erba, Reus è un disco difficile e introverso ma intensissimo, a tratti abbagliante nel suo starsene continuamente controcorrente. Certe progressioni più lineari ( Biarritz-Donostia ) le direste vicine ai Sonic Youth più dilatati, il senso di tragedia incombente aggiunto dal basso lo ricollegherete ogni tanto ai vorticosi crescendo dell' Interstellar Overdrive di pinkfloydiana memoria ma l'album è soprattutto estremamente personale e incompromissorio. Un passo coraggioso e incosciente. Come tutti gli impulsi del cuore. (7)

Piuttosto diverso il discorso per Taurisano-Cajarc, raccolta di pezzi 'sparsi' nel tempo dai due musicisti e mai pubblicati prima, brani che però mostrano un suono più direttamente 'rock' e che -se non sbaglio- appaiono in parte (stravolti e ricomposti) anche in Reus-Ljubljana. ( Ti sbagli ! n.d.r. ) La dimensione è e resta intimista e laterale ma la musica sembra più disposta a lasciarsi penetrare. Alcuni brani vanno avanti lenti, straniti e improntati a una forma dilatata e dissonante di blues catatonico, come accade nelle splendide Maternelle d'Ancône (i cui tratteggi di chitarra stanno curiosamente tra Peter Green e Neil Young) e Sunday morning, cover dei Velvet Underground interpretata dalla voce roca e bellissima da Chiara con piglio più intimista che decadente. In larga parte però la musica s'impenna e si screzia di rumore, ritmo e persino timidi campionamenti, lasciando emergere -non me ne vogliano gli interpreti- un suono dalle vaghe attinenze 'post' (tra Ulan Bator e i primi June of 44), dove si stagliano le performance -veramente grandi- di Solitude, bien sûr , Ombres e Aurelia . Al finale è riservata la denuncia fortissima e avventata di Holdings , una delle più intense e devastanti dichiarazioni d'alterità (o d'intenti ?...) che abbia mai ascoltato e che trova un plausibile referente -dal punto di vista concettuale, perché qui la musica è assolutamente sublime- solo nell'ultimo Fausto Rossi. Taurisano-Cajarc si propone tra le migliori uscite rock pubblicate quest'anno da etichette italiane: non perdetela. (8)

Stefano Isidoro Bianchi, Luglio/Agosto '98, BLOW UP
"Taurisano-Cajarc" disco Blow Upper del mese BLOW UP


"Egli è un essere cristallino, intorno al quale si dispiegano le colonne sonore d'una musica basata sul contrario dell'armonia, o meglio d'una musica ch'è quanto rimane quando l'armonia è logorata, passata alla mola". Le parole di Jean Genet riferite all'amato Querelle sono una didascalia efficace per decifrare il personaggio François R. Cambuzat, francese di nascita, italiano per caso, apolide per intima vocazione. Front-man dal ciuffo irresistibile nei Kim Squad, maudit fascinoso del Gran Teatro Amaro e narratore sempre più sbilenco ed estremo dei Les Enfants Rouges, Cambuzat -al pari del marinaio di Brest- è un viaggiatore. Sia Reus-Ljubljana che il precedente Swinoujscie-Tunis sono appunti sonori di un esploratore, taccuini di un'anima errante e inquieta. François non racconta. Piuttosto assembla segni, immagini, colori, impressioni del suo vagabondare. Stavolta l'itinerario è compreso tra Spagna e Slovenia. La scrittura delle liriche è evocativa, carica, decadente. Al contrario, le musiche hanno un andamento atonale, scheletrico. Il riferimento più immediato, ascoltando questo disco volutamente scarno nei contenuti e sofisticatissimo nell'estetica, è per tre volte il nome Lou. Lou come il Reed dei Velvet Underground. Lou come il Barlow dei minimalisti Folk Implosion e in parte dei più composto Sebadoh. Lou come Lou Andreas-Salomé l'amica-discepola di Freud, la più potente espressione femminile nell'immaginario del padre della psicoanalisi. C'è sempre una donna musa e musicista nella storia di Cambuzat. Oggi si chiama Chiara Locardi, bassista e cantante, contraltare biondo e morbido dell'ossuto François. Reus-Ljubljana è opera complessa, volutamente buia e fieramente indipendente. Una cartolina in bianco e nero che reca un'unica indicazione: "Adieu". Prendere o lasciare.

Daniela Amenta, Luglio/Agosto '98, FARE MUSICA

UP



"DAVOS-LEROS"

"... 1936 o 1999, è la stessa cosa: siamo nelle mani delle multinazionali, ma finché gente come te scriverà sui muri davanti a certe sedi del PC 'fascisti o comunisti: stessa razza, stessi padroni', firmando con una A cerchiata, l'utopia che ci lega sarà anche viva, dolce e gaia...". Oppure: "... Ora sono già pronta. Il pelo pubico raso. Somiglio alla mia sorella minore. Meretrice. L'ascella perfetta. Ne va della vita. Per fratelli, sorelle, figli e figlie. Della cena ne sono il dolce." È con queste citazioni tratte da 'Amour & Résistance' e 'Davos Bei Nacht' che voglio iniziare la recensione del nuovo lavoro di François R. Cambuzat (in passato anche protagonista con Il Gran Teatro Amaro) e Chiara Locardi, coppia franco- italiana attualmente residente in Belgio, pur se costantemente itinerante, visto il gran numero di concerti in cui sono impegnati. Due anni dopo 'Taurisano- Cajarc', L'Enfance Rouge torna a divulgare il proprio verbo, fatto di pensieri (espliciti), di vicende personali, di esperienze vissute sulla propria pelle e di suoni. Suoni e canzoni che hanno qualcosa da spartire con le avanguardie più intime del rock (post?), con il rumore e con la musica concreta, ma sempre in una veste quasi sommessa, come se le loro urla fossero interiori, più che slogan da gridare in piazza, e solo in 'Etre Heureux En Hiver' il volume sale e si fa fragoroso alle nostre orecchie, nell'attesa che le voci sussurrate di Chiara e François raccontino, recitino, ma nessuna parola uscirà mai dalle
loro labbra, dacché il brano è strumentale. Un disco in cui il silenzio, le pause, la rabbia strisciante, le idee e i sentimenti prendono il sopravvento e ci lasciano un grosso vuoto dentro, perché dopo l'ascolto di 'Davos Leros' è la nostra coscienza che se ne va, umiliata e forse sconfitta.

Roberto Michieletto, Luglio 2000, MUSIC CLUB, n.98


Liberi, felici e alienati. La lama passa talmente radente che taglia qualsiasi pelo fuori posto, nessuna speranza di crescere secondo propria volontà, se non incarnirsi. Crescere sotto pelle, viaggiare ed ingrossarsi sotto traccia. E dar dolore. Consapevolezza. Volontà di urticare. Chanson andata a puttane. O mostrare con la chanson che si sta andando a puttane. Slegare la musica per invitare a slegare le vite, i cervelli, le corporazioni ed i corpi. Eseguire l'elementare e rischiare le risate. Uno più uno sembra fattibile da tutti (sembra) mentre radice quadrata di nove miliardi ottocentocinquanta milioni duecentoventiquattro che bravi! - lo fanno i megagruppi da stadio. Con la calcolatrice elettronica. Molto elettronica. Uno più uno, invece, lo fai a penna, a matita, a memoria, a cazzo magari. Ma da te, senza l'aiuto di chi, spesso, canti contro. E gli ospiti di grido, i pettirossi, ci cantano gratis, nel disco ('Etre Heureux en Hiver') e anche Hitchcock presta volentieri la scena della doccia e i violini assassini di 'Psycho' ('Festa Te Lu Mieru'). La traccia nascosta è come il deserto dei tartari, o meglio come Godot: inutile aspettare. Più il rollercoast è ben oliato e più sentirà il granello di polvere. Dovrebbe sentirli tutti dunque, di questi tempi. Son pochi ma sinceri. E cresceranno. Guardatevi, avete una faccia troppo ben rasata. Forse dovreste regalarvi 'Davos- Leros' e il piacere, di mattino presto, di fermarvi a guardare i corvi che roteano nella corrente, anche se timbrerete rosso.

The Raven, Settembre 2000, MUSIC CLUB, n.99


Abbiamo dovuto attendere per ben due anni questo seguito all'ottimo Taurisano-cajarc e oggi che finalmente esso è oggetto tangibile fra le nostre mani, la felicità e il calore che derivano dall'avere ancora Chiara Locardi e François R. Cambuzat fra noi, uniti allo stupore per un interessante processo evolutivo in atto, ci fanno presto dimenticare i difetti che in piccola parte vanificano lo sforzo dei due. Felicità perché il mondo, e noi con esso ha bisogno di persone autentiche come loro, sognatori che rifiutano di abbassare la guardia per inginocchiarsi al dio denaro, 'rain dogs' che credono ancora in un mondo unica patria, bene prezioso da conservare e proprietà collettiva da togliere di mano ai potenti. Stupore perché l'impianto base che ricalca la ballata slint/fugaziana viene corretto con dosi di rumore, scomposto in attimi di pura astrazione e arricchito con suoni concreti (seppur non riportati nelle note vengono usati nastri e/o campionature); un discorso, questo, che appare particolarmente riuscito nella strumentale Etre heureux en hiver e nella quasi strumentale Festa te lu mieru, dove i due lasciano intendere anche la comune passione per Keiji Haino. I difetti, invece si concentrano intorno alla voce di Cambuzat, cantautorale e inadeguata alla forza delle parti strumentali; molto meglio quando nel contesto elettroacustico 'Davos bei Nacht', la Locardi ripete la bella prova data due anni fa nella velvetiana Sunday Morning, peccato che l'economia sonora del duo non preveda un uso maggiore del suo timbro malato e mitteleuropeo. Tale difetto è comunque lenito dalla qualità dei testi, sui quali , stando al fatto che vengono riportati nel libretto in ben quattro lingue, il duo punta in particolar modo. Parole come "con il furore degli anni/ siamo sempre rimasti fuori posto/ anche perché il mondo è spesso bello /cambiandolo spesso", ma anche significativi silenzi come quelli che sottilmente si incuneano fra i suoni o come quello eclatante di trenta minuti- una volta tanto non per celebrare John Cage ma "per ricordare la sofferenza e la morte causate dal liberalismo internazionale" - che precede la ripresa completamente acustica di Davos bei Nacht, pungono al pari delle spine (7/8).

Eterogenio, Giugno 2000, BLOW UP, n.25


Dischi come Moleskine in bella copia, i cui titoli corrispondono agli estremi intrapresi dalla coppia: "Swinoujscie-Tunis" o "Taurisano-Cajarc" oppure quest'ultimo in bilico tra la Svizzera e la Grecia. Dischi come qualcosa che possa rappresentare e fissare la propria vita nel tempo. Non solo dischi, quindi: storie personali che poi utilizzano la musica come vettore. In fondo è proprio questo aspetto che li rende speciali: il mettersi in gioco costantemente e pubblicamente, con estrema sincerità e coerenza; il rimanere in bilico ai bordi del sistema senza chiasso o enfasi; essere anarchici fino in fondo, romanticamente ma senza mielosità. La ricerca del destabilizzante come cifra di vita: a vent'anni era il rock'n'roll da "Giovani Bastardi" dei Kim Squad e "Fratel Coltello", poi l'esperienza - bellissima e sottovalutata - del Gran Teatro Amaro e infine la scelta di una strada privata, mettendo assieme tutte le avanguardie, rock e non solo, più sovversive. Dischi coraggiosi e belli, un po' tutti. Per H. Muratami bisogna scriverle per capirle le cose (Tokyo Blues): così François e Chiara. Improvvisazioni, brani recitati, flussi di coscienza, lunghe pause e silenzi (anche di mezzora) e chitarre che si infrangono. Sapori naif e concreti, costruzioni da folk teatrante. Tenerezza e rabbia. Ah, nei negozi magari li trovate sotto la dicitura "Post-rock"

Gianluca Runza, 2000, RUMORE


Militanza e poesia: il binomio su cui si esprimono da anni François R. Cambuzat e Chiara Locardi, ora solo l'Enfance Rouge, NON è l'ennesima banalizzazione di un concetto. Diremmo che esattamente il suo opposto.In uno scenario sempre più disossato, ma sempre più lirico, l'estrema poesia di "Davos-Leros" gioca la loro migliore partita in un solo apparente sottrarre (chitarra, voce, basso, riverberi, poco altro).
Le parole sono sussurrate ma dure come macigni - siamo nelle mani delle multinazionali ; non fare mai lo schiavo per nessun padrone; con il furore degli anni siamo sempre rimasti fuori posto- le musiche vivono di dissonanze quasi eterne, che alzano il volume nella weiliana "Davos bei Nacht" e mai sono state così tornitamene secche, aspre, dirette. Il risultato finale è che proprio questo stilizzare contiene una tale ricchezza di sguardi e di movimenti che lascia storditi; una accumulazione nascosta nelle pieghe della sua emotività. In altre parole, qui ci troviamo di fronte ad un'opera rock dal peso estetico ragguardevole, sorretta oltre ogni facile scappatoia, che per essere davvero ascoltata chiede un po'di sudore e sangue. Si astengano gli abitudinari frequentatori di carte plastificate.
Non abbiamo altro da scrivere : pensiamo che sia meglio che dissuoniate da soli, come magari qualcuno di voi faceva con i cari, vecchi Franti.

John Vignola, Giugno 2000, ROCKERILLA, n.238


E' un disco fatto soprattutto di silenzi l'ultimo prodotto dal sodalizio tra François R. Cambuzat e Chiara Locardi, quarto (con ragione sociale lievemente mutata e al solito due località a battezzarlo) per Les Enfants Rouges, ora domiciliati in Belgio. A partire da quello, lunghissimo (trenta minuti esatti segnati da un bordone ai limiti dell'inaudibile), che precede un'ultima traccia senza titolo, fiero proclama di alterità e anarchia nell'era della globalizzazione. Molto bassi i volumi, separate l'una dall'altra le note da spazi bianchi che rendono tanto più intenso il percorrerle di fila, sussurrati i testi, che ci si sorprende a seguire più con gli occhi sul bel libretto, che con le orecchie (e in qualche frangente, su tutti la lettera di Amour & Resistance, magnifici): tutto concorre a far sì che Davos-Leros sia un'opera rispetto alla quale l'indifferenza è impossibile. Certamente destinata a pochi, dacchè non concede mai una lusinga di melodia cantabile, né un riff sostenuto e, cedendo alla concentrazione su quanto accade, urtica i nervi come ortica sfregata sui polpacci. Bisogna avere voglia di ascoltarla, bisogna cessare ogni altra faccenda per vivere per mezz'ora in un universo sonoro, tanto più urlante quanto più è silente, che travalica il rock come a pochi della scena post è riuscito. Penso agli Storm & Stress. O restando in Italia agli Starfuckers.
Lontanissimo il cabaret esistenzialista del Gran Teatro Amaro, ancora più l'incrocio fra punk'n'roll e psichedelica di Kim Squad & Dinah Shore Zeekapers, François Régis Cambuzat prosegue un viaggio nel pentagramma e nella vita di ineusaurito ardire.

Eddy Cilìa, 23-29 maggio 2000, Il MUCCHIO SELVAGGIO, n.398


"Il mondo è spesso bello cambiandolo spesso". Sta in queste parole, forse, il senso dell'ultima fatica discografica di François R. Cambuzat e della sua compagna d'arte e di vita Chiara Locardi. François … gli anni passano,ma lui per me rimarrà sempre il ragazzo sfrontato che, tre lustri fa, sul palco di Rock Roads, fiasco di vino in mano, arringava la folla rea di aver fischiato la bravissima Micelle Shocked en attendant gli Housemartins.
Gli anni passano ma lui è rimasto sostanzialmente la stessa persona, con il nomadismo geografico e mentale come principi di vita e due grandi amori: anarchismo e il rock'n'roll. Questo "Davos-Leros" è un po' il seguito dei due CD usciti nel '98, "Taurisano-Cajarc" e "Reus-Ljubljana": più che dischi, diari di viaggio e quaderni di appunti. La musica è scarna e slabbrata, registrata a basso volume così come le parole, appena sussurrate.
Bisogna prestare attenzione per scoprire i tesori nascosti che l'una e l'altra nascondono. Emergeranno così la cavalcata sonicyouthiana di Etre heureux en hiver e lo sberleffo brechtiano di Davos bei Nacht, così come lo splendido testo in forma epistolare di Amour & Resistance e la malinconia da spiaggia d'inverno di Zeebrugge.
Un disco per pochi, ma che sa regalare emozioni forti, simili a quelle offerte dagli osannati Storm & Stress. E che, come pochissimi altri di recente, mi ha commosso e fatto riflettere su scelte fatte e prezzi da pagare.

Gabriele Marramà, 2000, MOOD


E' l'intensità di un silenzio, di parole sussurrate, di un sottrarre che riempie più di mille feed-back e urla. E' poesia politica, azione armata di chitarra, basso, voce, percussioni, violino e qualche riverbero che combatte con il sussurro e con la lentezza le urla e la velocità dell'oggi, è umanità disossata pura e priva di orpelli inutili.
Chiara Locardi e François R. Cambuzat costruiscono con Davos-Leros un'opera di mirabile intensità politica e umana, poetica ed etica, aspra, secca, diretta, un'ora sospesa nel tempo, che racchiude in sé i momenti di una vita vissuta ai margini del chiasso ma sempre vigile e anarchicamente critica. In coda Chiara e François ci regalano mezzora del loro silenzio, un vuoto pieno come non mai, un momento di pace nella frenesia, un bacio prima di andare a dormire.
Voto: 8
Perché: è sincerità e verità che commuovono, musica che attraversa e arriva al dunque, flusso di emozioni necessarie.

Barnaba Ponchielli, Agosto 2000, JAM, n.62


Nomadi, indipendenti, insofferenti nei confronti di qualsiasi regola che possa limitare i loro orizzonti culturali e musicali, François R. Cambuzat e Chiara Locardi, aiutati da un manipolo di musicisti (tra cui l'ex batterista degli Ulan Bator, Frank Lantignac) immortalano in sei istantanee luoghi, volti e impressioni di viaggio, a cui si mescolano le dure prese di posizione contro il crescente potere delle multinazionali (tema ricorrente, cui è interamente dedicata la ghost track che chiude il disco). Anche la parte musicale viene contagiata dalla vena anarchica dei due "enfants", che al loro rock assolutamente sui generis aggiungono atmosfere folk e psichedeliche. Sottili e ripetitive trame sonore compongono generalmente l'ossatura dei brani, le cui parole vengono declamate da François e Chiara, la quale presta la sua voce, ad esempio nella singolare "Davos bei Nacht".
Interessanti anche "Sorreggere il pensiero", scarna e ben costruita e la strumentale "Etre heureux en hiver".

Ilaria Ferri, Luglio/Agosto 2000, ROCK SOUND, n.27/28

UP



KRSKO-VALENCIA

Versus/magazine musical et (contre) culturel # 8, 2006
www.versusmagazine.net/
J. Dupas